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     2001/04/10 - Philippe Martin - feloy CHEZ free POINT fr
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<article lang="fr">
  <articleinfo>
    <title>
    
    Petit guide des stratégies d'installation de Linux
    
    </title>
    <subtitle>
    
     Version française du <foreignphrase lang="en">Linux Installation 
     Strategies mini-HOWTO</foreignphrase>
    
    </subtitle>    

    <author>
      <firstname>Tobby</firstname>
      <surname>Banerjee</surname>
      <email>tobbyb CHEZ usa POINT net</email>
    </author>

    <pubdate>8 décembre 2006</pubdate>
    <releaseinfo>Version&nbsp;: 1.0.1.fr.1.0</releaseinfo>

    <othercredit>
      <firstname>Philippe</firstname>
      <surname>Martin</surname>
      <contrib>Conversion to DocBook SGML</contrib>
    </othercredit>

    <othercredit role="traduction" class="translator">
      <firstname>Alain</firstname>
      <surname>Boulé</surname>
      <contrib>Adaptation française</contrib>
      <email>alain POINT boule CHEZ free POINT fr</email>
    </othercredit>

    <othercredit role="relecture" class="translator">
      <firstname>XXXX</firstname>
      <surname>XXXX</surname>
      <contrib>Relecture de la version française</contrib>
      <email>XXXX</email>
    </othercredit>

    <othercredit role="publication" class="copyeditor">
      <firstname>Jean-Philippe</firstname>
      <surname>Guérard</surname>
      <contrib>Préparation de la publication de la v.f.</contrib>
      <email>fevrier CHEZ tigreraye POINT org</email>
    </othercredit>


    <revhistory>
      <revision>
         <revnumber>1.0.1.fr.1.0</revnumber>
         <date>2006-12-08</date>
         <authorinitials>AB</authorinitials>
         <revremark>
                Adaptation en français. Conversion en XML DocBook.
         </revremark>
      </revision>
      <revision>
         <revnumber>1.0.1</revnumber>
         <date>2001-05-02</date>
         <authorinitials>PM</authorinitials>
         <revremark>
                Conversion au format SGML DocBook.
		<emphasis lang="en"> Conversion to DocBook SGML.</emphasis>
         </revremark>
      </revision>
      <revision>
         <revnumber>1.0</revnumber>
         <date>2000-12-20</date>
         <authorinitials>TB</authorinitials>
         <revremark>
                Version initiale.
		<emphasis lang="en">Original release.</emphasis>
         </revremark>
      </revision>
   </revhistory>

    <abstract>
      <simpara>Ce document présente quelques stratégies d'installation qui permettent 
	  de faire fonctionner un même ordinateur aussi bien sous Windows que sous Linux.
	  </simpara>
    </abstract>
  </articleinfo>
  
  <sect1>
    <title>Licence</title>
    <simpara>Vous êtes libre de faire ce que vous souhaitez de ce document, mais
	le lire serait déjà une bonne idée. Naturellement, je ne suis responsable
	d'aucune des conséquences ou des actions qui surviendraient à la suite de l'utilisation
	des informations contenues dans ce document. Je ne suis pas une personne très
	responsable, aussi, vous me prêtez attention à vos risques et périls</simpara>
  </sect1>
  
  <sect1>
    <title>Courrier électronique</title>
    <simpara>Si vous trouvez ce document utile, n'hésitez pas à envoyer un courrier électronique,
	à l'auteur, en anglais, à l'adresse <email>tobbyb CHEZ hotmail POINT com</email>. 
	Des actions de Microsoft seraient très appréciées mais de simples flatteries
	feront l'affaire.
    </simpara>
    <simpara>    
    N'hésitez pas à faire parvenir vos commentaires et suggestions
    concernant l'adaptation française de ce document au projet
    <ulink url="http://traduc.org">Traduc.org</ulink> à
    l'adresse&nbsp;:
    
    <email>commentaires CHEZ traduc POINT org</email>.
    </simpara>
  </sect1>

  <sect1>
    <title>Nouvelles versions de ce document</title>
    <para>
      Vous trouverez la plus récente version française de ce document à 
      l'adresse&nbsp;: <ulink url="http://www.traduc.org/docs/howto/lecture/Install-Strategies.html"></ulink>
    </para>

    <para>
      La plus récente version originale de ce document est disponible à 
      l'adresse&nbsp;: <ulink url="http://www.tldp.org/HOWTO/Install-Strategies.html"></ulink>
    </para>

  </sect1>

  <sect1>
    <title>Les bases</title> <simpara>Le but principal de ce document est de rendre
	  la coexistence de Windows et de Linux aussi simple que possible ce qui signifie,
	  du point de vue de Windows, que Linux n'existe pas. Il est désormais possible
	  d'installer Linux dans une partition Windows comme image disque à l'aide de
	  ce que l'on nomme le système de fichiers <systemitem>loopback</systemitem> 
      &mdash; RedHat et Mandrake le permettent &mdash; cependant c'est une idée particulièrement
	  mauvaise en raison de la façon dont Windows gère les fichiers.
	  La défragmentation du système deviendra un cauchemar, Linux lui-même se
	  traînera et cela ruinera votre expérience de Windows et de Linux à la fois. 
	  Il en est de même pour le système de fichiers <systemitem>Umsdos</systemitem>
	  (bien que Linux ne se traînera pas) et le mieux est d'installer Linux dans
	  une partition à part. Ce document fait quelques présuppositions, mais ne craignez rien
	  &mdash; seulement quelques unes. 
	  </simpara>
    
    <para><itemizedlist>
	<listitem>
	  <simpara>Vous utilisez Windows 9x (95,98) pas Me ni 2000.</simpara>
	</listitem>
	<listitem>
	  <simpara>Vous êtes familiarisés avec les ordinateurs, c'est à dire que
	  vous savez démarrer le système à partir d'une disquette ou d'un CD-ROM</simpara>
	</listitem>
	<listitem>
	  <simpara>Vous savez vous servir de DOS et de Windows</simpara>
	</listitem>
	<listitem>
	  <simpara>Vous savez ce qu'est une partition et vous souhaitez installer
	  Linux dans une partition à part</simpara>
	</listitem>
	<listitem>
	  <simpara>Vous possédez un disque de grande capacité &mdash; de plus de
	    <literal>8.4</literal>&nbsp; Go &mdash; qui contient actuellement Windows 
		et sur lequel vous souhaitez installer Linux (même ceux qui ne possèdent 
		que des disques de moindre capacité peuvent poursuivre la lecture). 
		</simpara>
	</listitem>
      </itemizedlist>
    </para>
    
    <simpara>Ceci étant acquis, nous pouvons commencer. En premier lieu, il faut libérer de
	  la place pour Linux. Comme tout aspirant à Linux il est probable
	  que vous soyez coincés avec une énorme partition unique contenant Windows.
	  Il s'agit probablement de votre disque <medialabel>C</medialabel>. Dans mon cas,
	  elle se goinfrait <literal>13.5</literal>&nbsp; gigaoctets. Vous devez créer une
	  partition distincte pour Linux à partir de cet espace (elle devrait être
	  identifiée par la lettre <medialabel>D</medialabel>). Vous pouvez, soit
	  utiliser l'application Windows <application>Fdisk</application>, ce qui 
	  n'est vraiment pas une bonne idée car cela vous conduirait à détruire
	  toutes vos données et à créer de nouvelles partitions à partir de rien, une
	  pour Windows et une pour Linux, soit choisir la voie plus facile
	  et largement plus pratique qui est de vous servir d'un utilitaire de partitionnement
	  non destructif, gratuit et excellent, qui s'appelle <application>Fips</application>. 
	  Ce qui distingue <application>Fips</application> est sa capacité à créer
	  une nouvelle partition à partir de l'espace libre de votre partition 
	  <medialabel>C</medialabel> sans perte de données. La dernière version
	  de <application>Fips</application> (<literal>2.0</literal>) est disponible
	  à l'adresse <ulink url="ftp://ftp.fr.debian.org/debian/tools/fips20.zip"></ulink>,
	  elle figure, par ailleurs, dans la plupart des distributions, dans les répertoires
      <filename	class="directory">/dostools</filename> ou 
      <filename class="directory">/dosutils</filename> sur le CD-ROM principal.
	  </simpara>
    
    <simpara>Nous allons nous concentrer sur l'utilisation de 
	  <application>Fips</application>, dès lors, si vous comptez utiliser l'application
	  Windows <application>Fdisk</application> &mdash; ce qui est en réalité
	  complètement inutile sauf si vous venez d'acheter un nouvel ordinateur, et
	  même dans ce cas il est préférable de créer une partition unique avec l'application
	  Windows <application>Fdisk</application>, d'y installer Windows et ensuite
	  d'utiliser <application>Fips</application> pour la découper, ceci pour des
	  raisons que je vais expliquer dans la suite de ce document &mdash; ou une
	  application commerciale de partitionnement telle que  
	  <application>Partition Magic</application> vous êtes seul maître de votre destin. 
	  </simpara>
  </sect1>

  <sect1>
    <title>Remarque à propos des disques durs et des partitions</title> 

    <simpara>Un disque dur peut comporter au maximum <literal>4</literal> partitions 
	  principales &mdash; ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas. En plus
	  des partitions principales, un disque dur peut également comporter ce qu'on
	  appelle une partition étendue qui, elle-même, peut comporter un certain nombre
	  de partitions logiques &mdash; il me semble que leur nombre est proche de 
	  <literal>15</literal>. Les partitions étendues ne sont pas de véritables partitions
	  comme les partitions principales ou logiques, car elles ne stockent pas de
	  données, mais elles sont en fait des conteneurs de partitions logiques qui, elles,
	  stockent véritablement les données &mdash; comme vous pouvez le voir, tout ceci est
	  inutilement compliqué. Ainsi avec Windows, <medialabel>C</medialabel> est une 
	  partition principale et si vous utilisez l'application Windows 
	  <application>Fdisk</application> &mdash; l'application Windows 
	  <application>Fdisk</application> ne créera pas plus d'une partition principale lors
	  du partitionnement de votre disque dur &mdash; <medialabel>D</medialabel> est
	  habituellement la première partition logique de la partition étendue. 
	  <medialabel>E</medialabel> devrait alors être la deuxième partition logique et ainsi 
	  de suite. Avec Linux cela se passe de façon légèrement différente. La première
	  partition principale s'appelle <filename class="devicefile">/dev/hda1</filename>, 
	  la deuxième partition principale est <filename class="devicefile">/dev/hda2</filename>
	  et ceci jusqu'à la quatrième qui est <filename class="devicefile">/dev/hda4</filename>.
	  Sous Linux, dans le cas d'un disque avec <literal>1</literal> partition principale
	  et une partition étendue, celles-ci sont désignées respectivement par 
	  <filename class="devicefile">/dev/hda1</filename> et
      <filename class="devicefile">/dev/hda2</filename>. Les partitions logiques des
	  partitions étendues sont désignées par <filename class="devicefile">/dev/hda5</filename>, 
      <filename class="devicefile">/dev/hda6</filename> et ainsi de suite. Le deuxième
	  disque dur devrait se nommer <filename class="devicefile">/dev/hdb</filename>,
      le troisième <filename class="devicefile">/dev/hdc</filename> (habituellement
	  le CD-ROM est configuré comme maitre secondaire) et le quatrième et dernier
	  disque dur <filename class="devicefile">/dev/hdd</filename> (c'est le dernier
	  car la carte mère possède au maximum <literal>4</literal> périphériques
      <acronym>IDE</acronym>). Les périphériques <acronym>SCSI</acronym> s'appellent
	  <filename class="devicefile">/dev/sda</filename> &mdash; Dieu en soit loué.
	  </simpara>
  </sect1>

  <sect1>
    <title>Concepts</title>
    
    <simpara>Ce que fait <application>Fips</application> est de créer une nouvelle
	  partition principale à partir de l'espace libre de votre disque dur. C'est en soi
	  une opération dangereuse et il est conseillé de sauvegarder toutes
	  ses données importantes au cas où cela se passerait mal. Ceci étant dit, 
	  <application>Fips</application> a déjà été utilisée sans problèmes par un
	  grand nombre de personnes et à moins que votre disque dur, la <acronym>FAT</acronym> 
	  (Table d'Allocation de Fichiers) ou la table de partitionnement ne soient défectueux, 
	  tout devrait fonctionner correctement. Il est conseillé de lire la documentation de 
	  <application>Fips</application>.</simpara>

    
    <simpara>Avant de commencer le partitionnement du disque dur il vous faut
	  décider de la façon dont vous voulez démarrer Linux. La méthode par défaut
	  et qui est la plus répandue est d'utiliser 
	  <application>Lilo</application> &mdash; un programme d'amorçage simple et basique,
	  qui réécrit (après sauvegarde) le <acronym>MBR</acronym> (Master Boot Record) 
	  de votre disque dur et qui, lors du démarrage de votre ordinateur, vous donne le
	  choix entre Windows et Linux. Si vous choisissez Windows, Windows démarre et l'écran
	  familier de Windows s'affiche, si vous choisissez Linux, Linux démarre; si
	  vous ne choisissez rien dans le temps imparti &mdash; cela peut aller de
	  <literal>5</literal> secondes à plus selon la façon dont vous avez 
	  effectué la configuration &mdash; le système d'exploitation par défaut démarre, 
	  soit Windows, soit Linux, ceci, à nouveau, en fonction de la configuration. 
	  Vous pouvez restaurer votre <acronym>MBR</acronym> initial à n'importe quel moment, 
	  par exemple lorsque vous désinstallez Linux, soit en saisissant la commande 
	  <command>/sbin/lilo <option>-u</option></command> sous Linux, soit en saisissant 
	  la commande <command>fdisk <option>/MBR</option></command> sous DOS
      (ceci remplacera le <acronym>MBR</acronym> par le <acronym>MBR</acronym>
	  initial de Windows) inutile d'ajouter que dans ce cas vous perdriez alors la possibilité
	  de démarrer Linux ainsi que l'accès à votre partition Linux.
	  </simpara>
    
    <simpara>Le problème que pose l'utilisation de <application>Lilo</application>, 
	  surtout à ceux qui possèdent des disques de grande capacité, est la nécessité 
	  de consacrer une part importante de l'espace disque à Linux.
      Cette solution n'est pas souple car, alors que vous avez accès à votre partition
	  Windows depuis Linux &mdash; les gros fichiers <acronym>MPEG</acronym> peuvent ainsi
	  être stockés sous Windows et accessibles depuis les deux systèmes d'exploitation,
	  l'inverse n'est pas vrai. </simpara>

    <simpara>Ceci est dû à une limitation mystérieuse du <acronym>BIOS</acronym> qui
	  restreint <application>Lilo</application> aux <literal>1024</literal> premiers 
	  cylindres du disque dur. Windows et Linux ne sont pas contraints par une telle 
	  limitation &mdash; celle-ci est en rapport avec la translation d'adresse et le
	  <acronym>LBA</acronym>, je ne l'ai pas encore parfaitement comprise. Il suffit 
	  de savoir que le <acronym>BIOS</acronym> ne peut pas accéder à des données au delà 
	  de cette limite du cylindre <literal>1024</literal> et que, puisque 
	  <application>Lilo</application> dépend du <acronym>BIOS</acronym> pour amorcer 
	  l'<acronym>OS</acronym>, il ne le peut pas non plus. Ainsi, si vous souhaitez 
	  utiliser <application>Lilo</application> pour amorcer Linux, vous devez vous assurer 
	  que la partition Linux est bien en deçà de la limite du cylindre <literal>1024</literal>. 
	  Mon disque dur &mdash; et la plupart des disques dûrs modernes possèdent plus de  
	  <literal>1024</literal> cylindres &mdash; comporte <literal>1650</literal> cylindres 
	  et l'utilisation de <application>Lilo</application> impose d'implanter la partition 
	  Linux vers le cylindre <literal>1000</literal> ou <literal>1010</literal> ce qui se 
	  traduit par la taille imposante de <literal>5.2</literal>&nbsp;Go sur 
	  <literal>12.9</literal>&nbsp;Go pour Linux et cela ne marchait pas pour moi, car
	  mes données Linux ne nécessitent guère plus de <literal>2</literal>&nbsp;Go
      alors que mes données Windows, à l'inverse, en particulier les films 
	  <acronym>MP3</acronym> et <acronym>MPEG</acronym>, requièrent bien plus de 
	  <literal>7</literal>&nbsp;Go.</simpara>

    <simpara>La solution, et avec Linux il existe toujours une solution, est d'utiliser 
	  <application>Loadlin</application>, une alternative sous-estimée de 
	  <application>Lilo</application> qui est inexplicablement moins populaire 
	  et moins répandue, c'est inexplicable car elle est bien plus souple. Si vous
	  avez l'intention d'utiliser <application>Loadlin</application> et c'est une excellente
	  alternative pour ceux qui possèdent des disques dûrs de grande capacité, vous n'avez
	  plus à vous soucier de la limite du cylindre <literal>1024</literal>. Encore mieux,
	  vous pouvez lancer Linux depuis votre bureau Windows et modifier votre fichier 
	  <filename>autoexec.bat</filename> afin d'avoir la possibilité d'amorcer n'importe
	  lequel des <acronym>OS</acronym> au démarrage, un peu à la façon de 
	  <application>Lilo</application>. Vous êtes alors libre de dimensionner vos partitions
	  comme cela vous convient. Dans mon cas, une partition étendue de <literal>2.2</literal>&nbsp;Go 
	  comportant <literal>3</literal> partitions logiques. C'est bien cela, 
      <literal>3</literal> partitions. Il est normal de créer trois partitions, une pour les
	  fichiers noyau d'amorçage, une pour la partition racine et une pour la partition de swap,
	  mais il en sera question plus loin.</simpara>
    
    
    <simpara>Si vous devez utiliser <application>Lilo</application> mais si 
	  vous ne souhaitez pas abandonner trop d'espace, il existe une solution.
	  Placez la partition Linux au milieu du disque. Vous devez découper la
	  nouvelle partition que vous venez de créer avec <application>Fips</application>
	  en <literal>2</literal> (il vous faut utiliser à nouveau <application>Fips</application>
	  pour cela). La première partition qui se trouve dans la limite du 
	  cylindre <literal>1024</literal> peut être utilisée pour Linux, vous
	  pouvez utiliser la seconde pour Windows. Ainsi votre disque dur comprendra
      <literal>3</literal> partitions, la première et la troisième pour Windows,
	  et celle du milieu pour Linux. Je n'aime pas cette répartition, mais
	  c'est à vous d'en décider. (Pour l'instant nous discutons de la partition
	  Linux comme étant la seule mais pendant l'installation vous la découperez
	  en <literal>3</literal> à l'aide des outils Linux). Vous pouvez aussi
	  créer une petite partition <filename class="directory">/boot</filename>
	  de <literal>15</literal>-<literal>20</literal>&nbsp;Mo et la placer
	  avant la limite du cylindre <literal>1024</literal>, le reste de
	  l'installation se trouvant à un autre endroit quelconque du disque dur, mais encore une fois,
	  je n'aime vraiment pas cela.</simpara>

  </sect1>

  <sect1>
    <title>Partitionnement</title>

    <simpara>Nous sommes maintenant prêt à partitionner effectivement le disque
	  dur. Créez d'abord une disquette d'amorçage DOS 
	  (saisir <command>format a: <option>/s</option></command> à l'invite du
	  DOS ou sous DOS). Mettez les trois fichiers suivants sur la disquette,
      <filename>fips.exe</filename>, <filename>restorrb.exe</filename> et
      <filename>errors.txt</filename>. Défragmentez votre disque dur &mdash;
	  cela place toutes les données au début ce qui laisse assez d'espace à
      <application>Fips</application> pour créer une partition. Si vous
	  utilisez <application>Norton SpeedDisk</application> sélectionnez
	  l'option défragmenter l'espace libre. <application>Norton</application>
	  place habituellement les données à la fin du disque et cela empêcherait
      <application>Fips</application> de créer une nouvelle partition.
	  Lancez <application>Scandisk</application> et redémarrer l'ordinateur à l'aide de
	  la disquette d'amorçage que vous venez de créer.</simpara>


    <simpara>Saisissez <command>fips</command> à l'invite,  
	  <application>Fips</application> vous montrera alors votre table des partitions
	  et affichera un avertissement à propos d'une incohérence de la table des partitions.
	  Si votre disque comporte plus de <literal>1024</literal> cylindres, ne pas
	  tenir compte de cet avertissement ne pose, en général, pas de problèmes.
	  <application>Fips</application> vous demandera ensuite si vous voulez
	  poursuivre &mdash; le programme est extrêmement méticuleux &mdash;
	  répondez évidemment par oui et lorsque vous êtes invités à sauvegarder une
	  copie de votre table des partitions et du secteur d'amorçage, répondez par oui
      &mdash; cette étape est absolument vitale car elle vous permet de restaurer
	  votre disque dur dans son état précédent avec une seule partition, 
	  au cas où un incident surviendrait. Cela s'avère également pratique
      si vous souhaitez désinstaller Linux ou redimensionner la partition Linux.
	  Ce qui arrive à la nouvelle partition entre temps n'a pas d'importance;
	  si vous possédez la sauvegarde vous pourrez restaurer votre disque dur
	  dans son état non partitionné. Cette opération réversible fonctionnera
	  en toute circonstance sauf une&nbsp;; si vous formatez votre partition (Windows)
	  initiale qui a été découpée pour faire de la place pour Linux entre temps,
	  la <acronym>FAT</acronym> initiale sera écrasée par une nouvelle plus petite
	  et l'opération de restauration ne fonctionnera pas.</simpara>


    <simpara>Lorsque vous aurez effectué votre sauvegarde, un écran comportant
      <literal>3</literal> nombres s'affichera&nbsp;; le premier représente votre partition 
	  initiale &mdash; remarquez qu'elle occupe un espace minimal, <application>Fips</application>
	  a alloué tout l'espace libre du disque dur à la nouvelle partition, c'est
	  le comportement par défaut. La deuxième colonne donne l'information cylindre
	  qui servira de guide à ceux qui envisagent d'utiliser <application>Lilo</application>.
	  La troisième indique la taille de la nouvelle partition que vous allez créer &mdash;
      elle occupe un espace maximal. Redimensionnez la partition à l'aide des touches flèches,
	  puisqu'elle est à son maximum, vous devriez simplement réduire la taille de la nouvelle 
	  partition à la valeur que vous souhaitez. Pour les utilisateurs de 
	  <application>Lilo</application>, la nouvelle partition doit se situer avant le
	  cylindre <literal>1024</literal>, <literal>1000</literal> est une position initiale
	  raisonnable pour la nouvelle partition. Lorsque vous êtes satisfait de
	  la taille de votre nouvelle partition, appuyez sur Entrée, <application>Fips</application>
	  vous demandera de confirmer puis écrira la nouvelle table des partitions.</simpara>
    

    <simpara>Redémarrez votre ordinateur. N'oubliez pas de modifier les
	 paramètres du <acronym>BIOS</acronym> afin de démarrer à partir du
	 disque dur car sinon vous allez démarrer à partir de la disquette.
     En double-cliquant sur l'icône <guiicon>Mon ordinateur</guiicon>
	 vous verrez apparaître le résultat de votre dur labeur, un nouveau
	 disque nommé <medialabel>D</medialabel> figurera en plus du disque
     <medialabel>C</medialabel> initial. Ne touchez pas à <medialabel>D</medialabel>,
	 lancez <application>scandisk</application> sur votre partition initiale 
	 (<medialabel>C</medialabel>) &mdash; vous ne devriez pas rencontrer d'erreurs  &mdash;
	 dès cet instant vous êtes prêt à installer Linux.</simpara>
    

    <simpara>Certains documents Linux vous demandent par erreur de détruire
	  la partition nouvellement crée à l'aide de l'application Windows
      <application>Fdisk</application>. Ne commettez pas cette bévue, car si vous 
	  le faisiez, la partition Linux apparaitrait sous l'icone 
	  <guiicon>Mon ordinateur</guiicon> lorsque vous redémarrerez après
	  l'installation de Linux, et comme Windows, pour des raisons évidentes, ne peut pas
	  lire ces disques ni le système de fichiers <acronym>ext2</acronym>, 
	  l'utilisation de l'explorateur de fichiers et l'accès à votre disque sous
	  Windows prendra énormément de temps et deviendra un cauchemar. Donc, ne le faites pas.
	  </simpara>

  </sect1>

  <sect1>
    <title>Installation</title>

    <simpara>Redémarrez l'ordinateur à partir de votre CD-ROM d'installation de
	 Linux. J'utilise Redhat 6.2 qui est plutôt simple et je m'y tiendrai.
	 Comme la plupart des distributions de Linux ont vraiment soigné leurs
	 programmes d'installation, vous ne devriez pas rencontrer de problèmes.
     Rassemblez simplement les détails sur votre matériel, les taux de
	 rafraîchissement, horizontal et vertical, de votre moniteur, au cas où le
	 programme d'installation ne les détecterait pas automatiquement (vous 
	 trouverez les chiffres exacts dans le mode d'emploi), la carte vidéo, le
	 type et la taille de sa mémoire (<acronym>SDRAM</acronym> ou <acronym>SGRAM</acronym>) et 
	 le type de votre souris &mdash; <acronym>PS2</acronym> ou série.
	 Comme je l'ai déjà indiqué, il vous faudra créer <literal>3</literal> partitions 
	 pour Linux, vous pouvez en créer plus, mais ce nombre de <literal>3</literal> est recommandé.
	 Il existe <literal>3</literal> types principaux d'installation, 
	 <emphasis>Station de travail</emphasis>, <emphasis>Serveur</emphasis> et
     <emphasis>Personnalisé</emphasis>. L'installation de type serveur écrase
	 l'ensemble du disque dur, donc méfiance. Les installations de type Station de travail
	 et Personnalisé possèdent des sous-types mais c'est à vous de les découvrir.
	 </simpara>

    <simpara>Les utilisateurs de <application>Loadlin</application> devront
	 sélectionner l'installation de type personnalisé et éliminer <application>Lilo</application>
	 quand l'occasion se présentera car les installations d'un autre type
	 installent <application>Lilo</application> par défaut, sans poser la
	 question, et ce n'est pas ce que nous souhaitons, n'est-ce pas&nbsp;? Cette contrainte 
	 ne s'applique pas si vous êtes utilisateurs de l'application 
	 <application>Lilo</application>&nbsp;; dans ce cas, vous pouvez choisir le type d'installation
	 que vous souhaitez. </simpara>
  </sect1>

  <sect1>
    <title>Méthode <application>Lilo</application></title>

    <simpara>Les fans de <application>Lilo</application> peuvent utiliser
      <application>Disk Druid</application> qui est l'utilitaire de partitionnement
	  par défaut de RedHat &mdash; en effet, nous n'en avons pas encore tout à fait terminé 
	  avec le partitionnement. Supprimez d'abord la deuxième partition qui apparaîtra
	  dans l'écran de <application>Disk Druid</application> sous le nom de
      <filename class="devicefile">/dev/hda2</filename>. Créez ensuite une nouvelle
	  partition, définissez son point de montage par <filename class="directory">/boot</filename>
	  et dimensionnez la à <literal>16</literal>&nbsp;Mo. Créez la deuxième partition,
	  définissez comme point de montage par <filename class="directory">/</filename>
	  (c'est ce qu'on appelle la partition racine) et choisissez comme dimension 
	  <emphasis>growable</emphasis>. Ceci demande à <application>Disk Druid</application> 
	  de récupérer l'ensemble de l'espace libre, une fois le partitionnement terminé.
	  Créez la troisième partition, définissez comme point de montage 
	  <systemitem>swap</systemitem> et dimensionnez la à environ <literal>127</literal>&nbsp;Mb
	  en faisant l'hypothèse que vous ayez <literal>64</literal>&nbsp;Mo de <acronym>RAM</acronym>,
	  ceux qui en ont moins peuvent créer une partition de swap de <literal>64</literal>&nbsp;Mo.
    </simpara>
  </sect1>
  
  <sect1>
    <title>Méthode <application>Loadlin</application></title>

    <simpara>Ceux qui ont l'intention d'utiliser <application>Loadlin</application>
	  n'ont cependant pas la possibilité d'utiliser <application>Disk Druid</application>,
	  ils devront utiliser l'application Linux <application>Fdisk</application>
	  qui a peut être une réputation intimidante mais qui est en réalité
	  plutôt simple. Lorsque l'écran <guilabel>type d'installation</guilabel>
	  s'affiche, sélectionnez <guibutton>custom</guibutton> et 
	  <guibutton>fdisk</guibutton> (vous trouverez un petit bouton comportant le 
	  libellé <guibutton>fdisk</guibutton> en haut de l'écran). Pour une raison
	  quelconque <application>Disk Druid</application> ne vous permet pas de poursuivre
	  l'installation si votre partition <filename class="directory">/boot</filename>
	  est au delà de la limite du cylindre <literal>1024</literal>, aussi, si
	  vous essayez de l'utiliser pour créer les partitions, le programme d'installation
	  refusera de continuer. <application>Fdisk</application> est un programme 
	  plutôt simple et d'utilisation aisée. Vous devez d'abord supprimer la
	  partition que vous venez de créer avec <application>Fips</application>.
	  Beaucoup ne comprennent pas pourquoi ils doivent supprimer la partition
	  qu'ils viennent de créer en prenant des risques considérables. Cette nouvelle
	  partition est en réalité une partition <acronym>FAT32</acronym> que Linux
	  ne peut pas utiliser et lorsque la vous la supprimez elle ne redevient pas
	  une partie de <medialabel>C</medialabel> mais devient en réalité
      un <guilabel>ESPACE LIBRE NON PARTITIONNE</guilabel> que vous pouvez
	  utiliser pour créer de nouvelles partitions.
      </simpara>

    
    <simpara>Il vous faut comprendre quelques opérations de <application>Fdisk</application>,
	  la commande <keycap>m</keycap> affiche l'ensemble des options,
	  la commande <keycap>p</keycap>, saisie à l'invite, affiche la table courante
	  des partitions, <keycap>d</keycap> supprime une partition, <keycap>n</keycap> crée
      une partition, <keycap>q</keycap> permet de sortir de l'application sans
	  sauvegarder les modifications, ainsi, si vous avez fait une erreur quelconque,
	  il n'y a aucune raison de s'inquiéter, saisissez simplement <keycap>q</keycap>
	  et recommencer depuis le début, <keycap>w</keycap> enregistre les modifications
	  dans la table des partitions, ne l'utilisez que lorsque vous en êtes sûr et 
      <keycap>L</keycap> affiche les nombres hexadécimaux correspondant aux différents
	  types de partitions, mais il vous suffit d'en connaître <literal>2</literal>,
      <symbol>Linux native</symbol> est le nombre hexadécimal <constant>83</constant>
	  et <symbol>Linux swap</symbol> est le nombre hexadécimal <constant>82</constant>.
	  Alors, pourquoi avez vous besoin des nombres hexadécimaux&nbsp;? Alors que 
	  <application>Disk Druid</application> vous permet de monter une partition
	  de swap sans recourir à des nombres hexadécimaux, avec <application>Fdisk</application>,
	  la seule façon de créer une partition de swap est de lui fournir le nombre
	  hexadécimal adéquat qui est <constant>82</constant>.</simpara>

    <simpara>Commençons, dans <application>Fdisk</application> saisissez <keycap>p</keycap>
	  à l'invite, vous verrez alors s'afficher la table courante des partitions.
	  Saisissez <keycap>d</keycap> puis sélectionnez la partition que vous voulez supprimer
	  qui, dans ce cas, devrait être <filename class="devicefile">/dev/hda2</filename>
	  (saisissez simplement <literal>2</literal>), saisissez à nouveau <keycap>p</keycap>,
	  vous verrez alors les modifications reflétées dans la table des partitions.
      Il y aura désormais une seule partition <acronym>FAT32</acronym> 
	  <filename class="devicefile">/dev/hda1</filename> (qui est en réalité <medialabel>C</medialabel>).
      Saisissez <keycap>n</keycap> pour créer une nouvelle partition et, pour le
	  <prompt>type de partition</prompt>, les choix étant <emphasis>principale</emphasis> et
      <emphasis>étendue</emphasis>, sélectionnez <keycap>e</keycap>. Il n'existe pas
	  de règle stricte pour cela, vous pourriez avoir, par exemple, une partition
	  principale pour <filename class="directory">/boot</filename> et une partition
	  étendue comprenant deux partitions logiques <filename class="directory">/</filename> et
      <systemitem>swap</systemitem>. Je recommande le choix d'une partition étendue
	  qui contient trois partitions logiques. Vous devez maintenant dimensionner
	  correctement votre partition étendue puisque c'est un conteneur comprenant
	  trois partitions logiques. A partir de maintenant il vous suffit de répondre à 
      <application>Fdisk</application>. IL va vous demander de définir la taille de
	  la partition étendue que vous voulez créer. Cette partition commencera là où se
	  termine votre partition Windows et ira jusqu'à la fin du disque. Vous pouvez
	  donner la taille, soit en <acronym>M</acronym> (mégaoctets), soit en nombre de
	  cylindres, soit en <acronym>K</acronym> (kilooctets). Il vous suffit d'accepter
	  le début de partition proposé par défaut et de sélectionner le dernier numéro de cylindre 
	  pour la fin. &mdash; <application>Fdisk</application> vous donnera ce dernier
	  numéro de cylindre.</simpara>

    <simpara>Répétez ces opérations pour les trois partitions logiques, cette fois,
	  par contre, vous devrez sélectionner logique au lieu de étendue ainsi que les
      tailles appropriées qui sont <literal>16</literal>&nbsp;Mo pour la partition de boot,
      <literal>127</literal>&nbsp;Mo pour la partition de swap (la taille de
	  la partition de swap est variable et dépend de la <acronym>RAM</acronym>
	  présente, il est recommandé de choisir un nombre égal au double de votre <acronym>RAM</acronym> présente)
	  et le reste de l'espace libre pour la partition racine ( <filename class="directory">/</filename> ).
	  Trouvez votre chemin &mdash; c'est vraiment simple&nbsp;! Après avoir créé les trois partitions,
	  saisissez <keycap>p</keycap>, vous verrez alors les partitions que vous venez de créer.
      Il y aura <filename class="devicefile">/dev/hda2</filename> (étendue)
      <filename class="devicefile">/dev/hda5</filename> (logique) 
      <filename class="devicefile">/dev/hda6</filename> (logique) et
      <filename class="devicefile">/dev/hda7</filename> (logique). Il reste simplement
	  une chose à faire, définir le nombre hexadécimal pour la partition de swap.
	  Saisissez <keycap>t</keycap> puis sélectionnez la partition de <literal>127</literal>&nbsp;Mo
	  que vous avez crée et qui devrait être <filename class="devicefile">/dev/hda6</filename>,
	  saisissez <constant>6</constant> comme numéro de partition et <constant>82</constant>
	  comme nombre hexadécimal (il vous sera proposé), vous en aurez alors fini
	  avec le partitionnement. Saisissez <keycap>w</keycap> lorsque vous êtes sûr,
	  <application>Fdisk</application> écrira alors la nouvelle table des partitions
	  puis se terminera. Le prochain écran sera celui de <application>Disk Druid</application>
	  que nos amis de <application>Lilo</application> ont déjà vu&nbsp;; il vous suffit alors de monter
	  les partitions avec <application>Disk Druid</application>. Sélectionnez
      <filename class="devicefile">/dev/hda5</filename> (la partition de
      <literal>16</literal>&nbsp;Mo) et montez la comme  
      <filename class="directory">/boot</filename>. Sélectionnez 
      <filename class="devicefile">/dev/hda7</filename> et montez la comme  
      <filename class="directory">/</filename> (la partition racine)</simpara>
  </sect1>

  <sect1>
    <title>Redémarrage</title>

    <simpara>Le reste de l'installation est simple et ne nécessite pas de vous
	  prendre par la main. Sélectionnez les paquetages que vous souhaitez, créez
	  le disque d'amorçage quand vous y serez invité (c'est absolument indispensable,
	  surtout pour les utilisateurs de <application>Loadlin</application>) puis
	  redémarrez l'ordinateur. Les utilisateurs de <application>Lilo</application>
	  devront appuyer sur <userinput>dos</userinput> à l'invite de <application>Lilo</application>
	  pour démarrer Windows. Comme promis, aucune des partitions Linux ne sera visible
	  par Windows, nous sommes tranquilles avec cela. Les utilisateurs 
	  de <application>Lilo</application> devront redémarrer l'ordinateur puis
	  démarrer sous Linux, en saisissant cette fois <userinput>linux</userinput>
	  à l'invite de <application>Lilo</application>, puis, en fonction des choix que vous
	  aurez fait, vous vous retrouverez en mode console ou dans le bureau de l'application 
      <application>gnome</application> ou <application>kde</application>.
	  Un conseil d'amateur&nbsp;: une bonne idée est de se connecter en mode console au départ 
	  et pas en mode graphique, puis de démarrer <application>X</application>,
	  en effet, si <application>X</application> se plante, vous avez toujours accès à votre
	  système pour effectuer des modifications. <application>Lilo</application>
	  est configurée pour démarrer Linux par défaut après un délai de <literal>5</literal> secondes,
	  vous pouvez modifier ce comportement pour démarrer Windows par défaut, en modifiant
	  le fichier <filename>lilo</filename> dans <filename class="directory">/etc</filename>.
      Recherchez la ligne comportant le texte <emphasis>default=linux</emphasis> et
	  remplacez <token>linux</token> par <token>dos</token>. Vous pouvez 
	  également lancer <application>lilo</application>
	  depuis une console <application>xterm</application> et modifier l'astérisque 
	  de <token>linux</token> en <token>dos</token> (utilisez les boutons flèches).
	  Tout est prêt désormais pour les utilisateurs de <application>Lilo</application>
	  </simpara>
  </sect1>

  <sect1>
    <title>Configuration de <application>Loadlin</application></title>

    <para>Les utilisateurs de <application>Loadlin</application> ont encore 
	  un peu de travail. Démarrez d'abord l'ordinateur sous Linux à partir de la disquette.
	  Si vous vous êtes connecté en mode graphique, démarrez un émulateur de
	  terminal tel que <application>xterm</application> ou autre. On en trouve 
	  toujours quelques uns dans le menu des utilitaires. Saisissez 
	  <command>mkdir /mnt/dosc</command>. C'est la première étape qui permet
	  de rendre votre partition Windows accessible depuis Linux et c'est particulièrement
	  important pour les utilisateurs de <application>Loadlin</application>
	  puisque c'est la façon la plus facile de transférer le noyau Linux dans 
	  votre partition Windows. Démarrez ensuite <application>linuxconf</application>
	  à partir du menu système ou de <application>xterm</application> puis 
	  recherchez le menu système de fichiers. Etendez <guibutton>accéder aux disques locaux</guibutton>
	  et sélectionnez <guibutton>ajouter</guibutton>. Saisissez <userinput>/dev/hda1</userinput>
	  dans le champ partition, <userinput>vfat</userinput> dans le champ type
	  et <userinput>/mnt/dosc/</userinput> dans le champ point de montage, puis
	  montez la partition. Vous pouvez également modifier directement le fichier
      <filename>fstab</filename> dans <filename class="directory">/etc</filename>
	  à l'aide d'un éditeur de texte (<application>Gedit</application> est un bon choix)
	  puis ajouter la ligne suivante, exactement comme indiqué ci-dessous&nbsp;:
	
      <programlisting>/dev/hda1    /mnt/dosc    vfat    defaults    0  0</programlisting>
    </para>


    <para>Ceci devrait vous donner accès à votre partition Windows, elle sera
	  dans <filename class="directory">/mnt/dosc/</filename>. Copiez votre
	  noyau Linux dans votre répertoire <medialabel>C</medialabel> et renommez-le
	  en <filename>vmlinuz</filename>. Vous le trouverez dans <filename class="directory">/boot</filename>
	  et il s'appellera probablement <wordasword>vmlinuz</wordasword> suivi du numéro
	  de version de votre noyau, dans mon cas, <filename>vmlinuz-2.2.14-5.0</filename>.
	  Ne copiez pas le <filename class="symlink">vmlinuz</filename> qui comporte une
	  flèche car il s'agit d'un lien symbolique. Redémarrez sous Windows, prenez
	  le package <application>loadlin</application> dans le CD-ROM Linux &mdash;
	  il se trouvera dans le sous répertoire <filename class="directory">/dostools/utils</filename>.
	  Dézippez-le et placez-le dans le répertoire <medialabel>C</medialabel>.
	  <application>Loadlin</application> et le noyau peuvent être mis n'importe où
	  dans votre partition Windows mais, pour l'instant, nous le laisserons dans
	  le répertoire racine de Windows. Maintenant, c'est à vous de décider comment vous
	  voulez démarrer sous Linux. Lisez la documentation de <application>loadlin</application>
	  pour les détails. Une façon détournée est de redémarrer l'ordinateur
	  en mode <acronym>DOS</acronym> et de saisir&nbsp;:
      
      <screen><prompt>C:&gt;</prompt> <userinput>loadlin vmlinuz root=/dev/hda7 ro</userinput></screen>
    </para>


    <simpara>Ceci vous permettra de démarrer sous Linux. Une solution plus simple
	  est de créer un fichier <filename>.bat</filename> contenant cette même ligne
	  et de le placer sur votre bureau. Lancez <application>Bloc-notes</application>,
	  saisissez <userinput>c:\loadlin c:\vmlinuz root=/dev/hda7 ro</userinput>
	  et sauvegardez le fichier sous le nom de <filename>linux.bat</filename>. Faites un
	  clic droit sur le fichier, sélectionnez <guisubmenu>avancé</guisubmenu>, cochez
	  les paramètres mode msdos et avertir. Créez un raccourci vers ce
	  fichier et placez-le sur votre bureau. Lorsque vous voudrez démarrer
	  sous Linux, il vous suffira alors de double-cliquer sur ce fichier et vous
	  y serez &mdash; quoi de plus pratique&nbsp;? </simpara>


    <para>Si vous souhaitez pouvoir démarrer Linux avant 
	  Windows, comme avec <application>Lilo</application>,
	  vous devez créer un autre fichier <filename>.bat</filename> et l'appeler
	  depuis votre fichier <filename>autoexec.bat</filename>. C'est très simple,
	  les détails figurent dans la documentation de <application>Loadlin</application>.
	  Le fichier ressemble à peu près à ceci.
      
      <programlisting>
	@echo off
	cls
	echo.
	echo.
	echo.
	echo.
	choice /t:n,5 "Souhaitez vous démarrer sous Linux?"
	if errorlevel 2 goto End
	c:\loadlin c:\vmlinuz  root=/dev/hda6  ro
	End
      </programlisting>

      <emphasis>(Ce petit fichier script a été chipé à la documentation de 
	  <application>Loadlin</application>, vous devriez déjà le savoir si vous avez
	  eu la bonne idée de lire la documentation.)</emphasis>
    </para>
            

    <simpara>Enregistrez ce texte dans un fichier <filename>linux.bat</filename>,
	  si un fichier portant ce nom existe déjà dans votre répertoire racine de Windows,
	  vous pouvez le mettre dans un autre répertoire ou lui donner un autre nom.
	  Ajouter la ligne suivante à votre fichier <filename>autoexec.bat</filename>
      <userinput>c:\linux '</userinput> (mettez le véritable nom de votre fichier 
	  <filename>.bat</filename> si vous l'avez nommé différemment). Le principal,
	  lorsque vous utilisez un fichier <filename>.bat</filename>, est d'indiquer à 
	  <application>Loadlin</application> l'endroit où il peut trouver le fichier
	  image du noyau (<filename>vmlinuz</filename>). Le fichier <filename>.bat</filename>
	  ci-dessus vous donne la possibilité de démarrer sous l'OS de votre choix, en saisissant
      <keycap>y</keycap> (pour Linux) ou <keycap>n</keycap> (pour Windows), vous
	  devez le faire en moins de cinq en secondes sinon il démarre Windows. Appréciez !
	  </simpara>
  </sect1>

  <sect1>
    <title>Suppression de Linux et restauration de votre partition Windows
	       dans son état initial</title>

    <simpara>Selon que vous utilisez <application>Lilo</application> ou 
	  <application>Loadlin</application>, la méthode diffère légèrement.
	  Les utilisateurs de <application>Lilo</application> doivent d'abord
	  restaurer leur <acronym>MBR</acronym> initial, soit en saisissant 
	  <command>/sbin/lilo <option>-u</option></command> sous Linux, soit
	  en saisissant <command>fdisk <option>/MBR</option></command> sous
	  <acronym>DOS</acronym>. Les étapes suivantes sont communes aux utilisateurs de
      <application>Loadlin</application> et de <application>Lilo</application>.
	  Elles ne sont pas strictement nécessaires, mais je les réalise quand même
	  par mesure de précaution.</simpara>

    <simpara>Démarrez l'ordinateur à l'aide du CD-ROM d'installation de Linux
	  et saisissez <userinput>Linux expert</userinput> dès l'invite, répondez comme
	  vous le voulez aux questions qui suivent pour faire apparaître l'écran de
	  sélection d'installation. Sélectionnez alors <emphasis>Installer</emphasis>
	  et <emphasis>Avec Fdisk</emphasis> et, à l'aide de <application>Fdisk</application>,
	  supprimez toutes les partitions Linux. Enregistrez les modifications sur le
	  disque, quittez le programme d'installation en appuyant sur les touches 
      <keycap>Ctrl</keycap>&mdash;<keycap>Alt</keycap>&mdash;<keycap>Delete</keycap>
	  ou bien appuyez sur le bouton reset pour redémarrer votre ordinateur. N'oubliez pas
	  de modifier les paramètres du <acronym>BIOS</acronym> pour pouvoir
	  démarrer à partir du disque dur car sinon vous allez redémarrer à nouveau
	  à partir du CD-ROM.</simpara>

    <simpara>Redémarrez à nouveau votre ordinateur, cette fois à partir de la disquette
      <application>fips</application> qui contient la sauvegarde de votre table des
	  partitions et de votre secteur d'amorçage &mdash; vous l'avez conservé, n'est-ce pas&nbsp;? &mdash;
	  Puis saisissez <command>restorrb</command> à l'invite. Répondez oui à la
	  question et le programme va restaurer votre table des partitions et votre
	  secteur d'amorçage, vous pouvez alors vous féliciter d'avoir accompli
	  une mission impossible &mdash; récupérer un espace de partition perdu&nbsp;!
	  C'est une raison supplémentaire de vous assurer que vous avez sauvegardé
	  le fichier de sauvegarde crucial (<filename>Rootboot.000</filename>) 
	  à au moins <literal>5</literal> endroits différents. On n'est jamais
	  trop prudent. Redémarrez sous Windows et lancez <application>scandisk</application>
	  sur le disque <medialabel>C</medialabel> nouvellement agrandi. 
	  Une erreur sera signalée dans le secteur <systemitem>fsinfo</systemitem>, c'est
	  simplement une erreur de comptabilité des espaces libres et utilisés.
	  Naturellement, vos données Linux sont désormais perdues à jamais.
	  Cette procédure ne sera probablement pas nécessaire sauf si vous augmentez
	  l'espace alloué à Linux ou si vous voulez vous débarrasser de Windows.</simpara>
  </sect1>

  <sect1>
    <title><application>XFree 4.01</application></title>

    <simpara>Mettre à jour votre application <application>Xserver</application>
	  en version <literal>4.01</literal> est une bonne idée. Pour l'instant, seule
	  RedHat 7.0 est livrée avec cette version de <application>X</application>, mais
	  elle est disponible sur le site ftp du consortium X (prétentieux, non&nbsp;?) &mdash; 
      <ulink url="ftp://ftp.xfree86.org/">ftp.xfree86.org/</ulink>. Elle permet
	  une accélération directe et des performances accrues pour un grand nombre
	  de cartes accélératrices et ceux qui possèdent des cartes Nvidia ont de la
	  chance car non seulement <application>X 4.01</application> fournit en natif
	  un excellent support pour la plupart de leurs cartes mais en plus Nvidia
	  met à leur disposition des drivers d'accélération <acronym>OpenGL</acronym> 
	  à hautes performances &mdash; toutes nos félicitations. Pour plus d'information, 
	  visitez le site de <application>XFree</application> &mdash; 
      <ulink url="http://www.xfree86.org/"></ulink> (en anglais).
	  </simpara>
  </sect1>

  <sect1>
    <title>Astuces et conseils</title>
    <para>
      <itemizedlist>
	<listitem><simpara>Quelle que soit votre carte son, les drivers Alsa fourniront
	    les meilleures performances et, si comme moi vous possédez la Yamaha 724,
		les drivers Alsa sont pratiquement aussi bons que ceux fournis par
		Yamaha pour Windows. Il vous faudra bien entendu les compiler pour votre 
		système, mais cela ne doit pas vous décourager. Il s'agit seulement de trois
		commandes simples. Les drivers Alsa sont disponibles à l'adresse
	    <ulink url="http://www.alsa-project.org/"></ulink> (en anglais).
	  </simpara></listitem>

	<listitem><simpara>Ceux qui ont l'habitude d'utiliser la roulette de leur souris
	    n'aimeront pas Linux s'ils ne peuvent pas le faire. La bonne nouvelle est
		que c'est possible, mais ce n'est pas configuré par défaut. Ajoutez la
		ligne suivante à votre fichier <filename>XF86Config</filename> dans le
		répertoire <filename class="directory">/etc/X11/</filename>, à la section
		mouse section&nbsp;: <userinput>"ZAxisMapping 4 5"</userinput>
		(Omettez évidemment les guillemets bien que dans <application>Xfree 4.01</application>
		il vous faudra entourer les valeurs numériques de guillemets) Si cela ne
		fonctionne pas visitez la page Web Linux scroll wheel à 
	    <ulink url="http://colas.nahaboo.net/mouse-wheel-scroll/"></ulink>
		page (en anglais) écrite par un individu portant le nom étrange de Colas Nahaboo.
	  </simpara></listitem> 

	<listitem><simpara>Par défaut, le disque dur n'est pas configuré pour fonctionner
	    au mieux de ses capacités, dans la plupart des cas la différence peut
		être spectaculaire. Les options <acronym>DMA</acronym>, <acronym>E/S</acronym>32&nbsp;bits 
		et les transferts de secteurs multiples sont inhibés par défaut;
		vous devriez les valider dès que possible, ceci suppose que vous
		possédiez un disque dur relativement récent qui présente ces caractéristiques.
		A titre d'essai, vous devriez faire un test de performances de votre disque dur,
		avant, puis, après avoir modifié les paramètres, simplement pour voir l'amélioration
		qu'un réglage peut apporter à votre système. L'utilitaire
		permettant de modifier les paramètres est <application>hdparm</application>,
		vous pouvez le lancer depuis <application>xterm</application> ou depuis
		la console mais, pour une solution permanente, ajoutez la commande
		à votre fichier local <filename>rc.d</filename> dans le répertoire
        <filename class="directory">/etc/rcd</filename>. Avant d'utiliser 
		<application>hdparm</application>, lisez avec soin la documentation. Il s'agit
		d'un utilitaire puissant, une mauvaise utilisation peut détruire votre disque.
		Lancez d'abord <command>hdparm</command> avec l'option <option>-i</option>
		pour obtenir les informations concernant votre disque dur, puis effectuez un test de
		performance avant toute modification en lançant la commande 
		<command>hdparm <option>-Tt</option> /dev/hda</command>. Lancez ensuite
	    <command>hdparm <option>-c 1</option> <option>-d 1</option> 
	    <option>-m16</option> <option>-k 1</option> /dev/hda</command>
	  </simpara>
	

	  <simpara><command>hdparm <option>-d 1</option></command> (positionne 
	    <varname>dma</varname> à <constant>on</constant>)
	    <option>-m<replaceable>x</replaceable></option> (ceci configure les transferts 
		multiples, <replaceable>x</replaceable> représente le
	    maximum (dans mon cas <literal>16</literal>) qu'autorise votre 
	    disque dur &mdash; la commande <command>hdparm</command>
		avec l'option <option>-i</option> vous indique le maximum que supporte
		votre <acronym>hdd</acronym> )
	    <option>-c 1</option> (configure les <acronym>E/S</acronym> 32&nbsp;bits ) et 
	    <option>-k 1</option> conserve les paramètres. Dans mon cas, le transfert
		de données s'est envolé d'un médiocre <literal>3.16</literal> Mo/sec à
        <literal>16.8</literal>&nbsp;Mo/sec&nbsp;!</simpara>
	</listitem>
	
	<listitem><simpara>Un pilote Windows pour le système de fichiers <acronym>ext2</acronym>
	   est disponible sur le site <ulink url="http://uranus.it.swin.edu.au/~jn/linux/ext2ifs.htm"></ulink>.
	   Il vous donne la possibilité de lire vos partitions Linux depuis Windows.
	     </simpara></listitem>
      </itemizedlist>
    </para>
  </sect1>

  <sect1>
    <title>Etat de Linux &mdash; Que peut-on en attendre&nbsp;?</title>

    <simpara>Programmeurs et enthousiastes &mdash; Pour les programmeurs, Linux 
	  est déjà une solution presque parfaite. Aucun autre système n'offre une palette
	  aussi large d'outils et de plates-formes de développement. La souplesse est
	  tout simplement stupéfiante et ceci ne vous coûte pas un centime. Un avantage
	  supplémentaire est le sens de la communauté, cela n'a pas de prix.</simpara>
    
    <simpara>Les enthousiastes n'ont jamais connu mieux. Il y a toujours quelque chose
	  de nouveau à découvrir et, comme le système est totalement transparent, vos
	  chances de comprendre les ordinateurs et la programmation en général &mdash;
	  vous serez intéressé si cela n'est pas déjà le cas &mdash; sont infiniment
	  plus grandes qu'avec Windows. Le bidouillage ne sera plus jamais pareil.</simpara>

    <simpara>Pour une utilisation personnelle &mdash; Il existe ici <literal>5</literal>
	  aspects distincts, l'Internet, les jeux, le traitement de texte de base, 
	  la gestion et le multimédia. Nous n'allons pas parler de facilité d'utilisation
	  car le temps des interfaces laides et lourdes est révolu depuis longtemps.
	  A présent, pour ce qui concerne la facilité d'utilisation et le simple
	  aspect visuel, <application>Gnome</application> a mis une déculottée à Windows,
	  aussi aucune inquiétude pour cela. La gestion des fichiers, l'installation
	  et la désinstallation des logiciels et la gestion de base sont plus
	  directs et plus centralisés et, à mesure que vous utiliserez Linux, vous vaincrez
	  probablement les préjugés à l'encontre de la ligne de commande qui n'a rien à voir
	  avec l'impuissant <acronym>DOS</acronym>. C'est un shell d'une puissance 
	  époustouflante qui accomplira tout ce que vous pouvez imaginer en moins de temps
	  qu'il n'en faut pour appuyer sur un bouton. Vous serez peut être intimidé au
	  début, mais c'est le coeur de Linux, le centre de commandement, le
	  quartier général, votre ligne directe avec le noyau. La configuration du matériel
	  n'est pas aussi simple qu'avec Windows car le plug and play a compliqué 
	  les choses au lieu de les simplifier, mais ce n'est pas difficile non plus, 
	  le mieux est de configurer votre <acronym>BIOS</acronym> à <emphasis>non pnp</emphasis>
	  afin qu'il puisse configurer le matériel, en particulier la carte son, 
	  mais <emphasis role="bold">lisez lisez lisez</emphasis>. Il y a une grande
	  quantité de documentation sur votre système et munis de celle-ci, tout deviendra
	  simple. L'ignorance n'est pas excusable.</simpara>
		
    <sect2>

      <title>Particularités &mdash; Traitement de texte</title>
      <simpara><application>Corel WordPerfect</application> est bien mais la
	  solution la plus simple est d'essayer <application>Abiword</application> &mdash;
	  <ulink url="http://www.abisource.com/"></ulink> (site en anglais). Elle est bien et elle
	  ressemble à s'y méprendre à <application>MSWord</application> 
	  &mdash; bien sûr, les deux sont gratuites et partout disponibles &mdash;
      Je ne connais pas <application>Wordperfect 9</application>, la version
      <application>8</application> est gratuite, bien et disponible. D'autres 
	  possibilités sont <application>Applixware</application> et <application>Star
	  Office</application>. Je n'ai pas utilisé <application>Applix</application>
	  mais <application>Star Office</application> est vraiment laide, lente, c'est
	  simplement le genre de logiciel qui pourrait vous dégoûter de Linux, elle est
	  en plus aussi mauvaise sous Windows. La version 5.1 était tolérable mais, depuis
	  la reprise par Sun, elle s'est détériorée et la version 5.2, c'est l'enfer.
	  Les éditeurs en mode texte et les éditeurs html poussent comme des champignons.
	  La plupart des distributions offrent une quantité de logiciels, cherchez et vous
	  trouverez. Je ne suis pas un spécialiste des tableurs mais il y a 
      <application>GNUmeric</application> qui n'est pas sans rappeler 
	  <application>Excel</application>, un défaut criant d'impression a été
	  corrigé. Il parait bien. Corel a porté la plupart de ses applications,
	  elles sont moins chères que sous Windows et elles offrent les 
	  mêmes fonctionnalités.</simpara>

    </sect2>

    <sect2>

      <title>Multimédia</title>
      <simpara>C'est un domaine où Linux n'est pas en reste. Il y a autant, sinon
	  plus de lecteurs <acronym>mp3</acronym> que sous Windows. Le plus courant
	  est <application>XMMS</application>, il ressemble quelque peu à 
	  <application>Winamp</application> et est tout aussi bien. 
	  &mdash; il possède de superbes extensions de visualisation. D'autres
	  lecteurs <acronym>mp3</acronym> sont <application>Gqmpeg</application>, 
	  <application>Freeamp</application> et <application>Alsaplayer</application>.
	  C'est bien assez pour moi. Les lecteurs <acronym>vcd</acronym> <acronym>Mpeg1</acronym>
	  sont un peu rares, <application>MTV</application> est bien et disponible &mdash; 
	  <ulink url="http://www.mtvplayer.com/"></ulink> gratuit pour un usage
	  personnel &mdash; une solution entièrement gratuite est disponible chez lokigames &mdash;
	  <ulink url="http://www.lokigames.com/"></ulink>. Il en existe encore d'autres.
	  Il existe quelques lecteurs <acronym>mp2</acronym>, <application>movie</application>
	  est bien. Je ne possède pas de lecteur de <acronym>dvd</acronym> aussi je n'en suis pas certain
	  mais <application>Xmovie</application> devrait digérer les flux <acronym>mpeg2</acronym>
	  La plupart de mes lecteurs <acronym>mpeg1</acronym> ont une accélération <acronym>GL</acronym>,
	  et il est possible que mon vcd lise aussi bien que <application>Windows Media Player</application>.
	  L'extraction audio est une réalité avec une quantité d'options. &nbsp;
	  plus de mal de crâne avec <acronym>ASPI</acronym> &mdash; La plupart des
	  applications Linux lisent les données numériques directement depuis
	  le disque et tous les codecs populaires sont disponibles, 
	  <application>Xing</application>, <application>Fraunhofer</application> mais
	  j'utilise <application>Blade</application> et <application>Lame</application>
	  &mdash; deux encodeurs gratuits et excellents, disponibles pour toutes les
	  plates-formes. Il existe aussi quelques outils pour la gravure des CD-ROM.
	  Cherchez dans les archives Linux.</simpara>

    </sect2>
    
    <sect2>
	 
	<title>Internet</title>
      
    <simpara>Ici aussi il se passe des choses bien que l'on aimerait disposer
	  de quelques autres navigateurs que <application>Netscape</application>,
	  malgré tout <application>Netscape</application> est convenable. Il y a
	  tout le reste qu'on trouve sous Windows, utilitaires de chat,
	  messagerie instantanée, ftp, programmes de téléchargement, etc.</simpara> 
	  
    </sect2>

    <sect2>
	
	<title>Jeux</title>
      
    <simpara>Le domaine problématique est celui des jeux, Lokigames a entrepris 
	le projet de porter des jeux populaires sous Linux et quelques titres sont
	disponibles &mdash;	<ulink url="http://www.lokigames.com/"></ulink> &mdash;
    Les versions 2 et 3 de <application>Quake</application> sont prêtes,
	également <application>System Shock</application>, <application>Heavygear</application>, etc.
	Il faut vous assurer ici que vous possédez au minimum <application>Xfree 4.01</application>
	et que votre carte vidéo est prise en charge.</simpara>
	
    </sect2>

    <sect2>
	
	<title>Publication assistée par ordinateur</title>
      
    <simpara>Il nous reste la <acronym>PAO</acronym>, c'est un des domaines
	  où Linux pourrait écraser Windows mais où la volonté a fait défaut. Il ne serait
	  pas superflu d'optimiser Linux pour la <acronym>PAO</acronym>.
      <application>Ghostscript</application> &mdash; un traitement d'images raster PostScript &mdash;
	  propose déjà (si vous savez l'utiliser) une solution d'impression professionnelle et votre imprimante
	  est probablement prise en charge. Si votre imprimante est déjà compatible
	  PostScript, il n'y a bien sûr aucun problème. Pour la retouche d'images il y a
      <application>Gimp</application>. Il est presque aussi bien que 
	  <application>Photoshop</application> &mdash; ce qui n'est pas un mince compliment &mdash;
	  mais, à cause d'un défaut de prise en charge de <acronym>CMYK</acronym> et de la
	  gestion de couleurs, il ne peut être utilisé à titre professionnel, mais
	  il peut être une bonne solution semi professionnelle et, pour l'édition de
	  pages Web, il est parfait et, en plus, amusant à utiliser.
      <application>Gimp</application> possède également quelques bons pilotes
	  pour les imprimantes Epson. <application>Ghostscript</application> a
	  un problème avec les images Bitmap &mdash; pas avec toutes les Bitmaps mais
	  avec les photographies, vous arriverez peut être à obtenir de bonnes
	  impressions mais il vous faudra faire de nombreux réglages. Pour ce
	  qui concerne le texte et le graphique vectoriel, il est assez bien
	  pour être substitué à mon pilote Epson pour Windows (il existe en
	  version Windows) <application>GhostScript</application> est disponible
	  sur le site (en anglais) <ulink url="http://www.cs.wisc.edu/~ghost/"></ulink>
    </simpara>
	

    <simpara>Le traitement de texte a déjà été vu. Les domaines problématiques sont
	l'édition vectorielle et la mise en page. <application>Framemaker</application>
	pour Linux est une solution et <application>CorelDraw</application> est disponible
	mais ce sont deux offres commerciales. Il existe des éditeurs vectoriels
	mais il en sont encore à un stade préliminaire. <application>Sketch</application>,
	<application>Killustrator</application> et <application>Impress</application>
	progressent mais ils sont loin de rivaliser avec des solutions professionnelles
	comme <application>Draw</application> et <application>Adobe Illustrator</application>.
	Pour la mise en page, il existe <application>Tex</application>, mais, ceux qui sont
	habitués à <application>Pagemaker</application>, <application>Quark</application> 
	ou à <application>InDesign</application> ne vont pas être réjouis, il est difficile
	à apprendre et difficile à maîtriser, de plus il y a bien trop de problèmes
	avec des choses comme les polices et il n'est pas <acronym>wysiwyg</acronym>
	&mdash; ce n'est pas négociable.</simpara>

    <simpara>En dernière remarque, pour l'instant, la seule différence en termes de 
	productivité, pour ma part, concerne le graphique vectoriel, la mise en page
	et les jeux. Ils auront peut être dépassé Windows dans un an 
	&mdash; au moins pour ce qui me concerne &mdash; aussi j'aurais peu de
	motifs de vouloir démarrer les deux OS mais je pense que le fait d''avoir Windows est
	étrangement réconfortant comme l'est également le fait d'avoir Linux, il est possible que j'utilise
	toujours les deux.</simpara>

    </sect2>
  </sect1>
</article>
