Version : 1.3.2.fr.1.0
18 mars 2005
| Historique des versions | ||
|---|---|---|
| Version 1.3.2.fr | 2005-03-18 | BM, XX, JPG |
| Première adaptation française. | ||
| Version 1.3.2 | 2004-07-02 | |
| Modifications mineures (liens, reformatage, conversion des listes numérotées à la main en listes ordonnées). (Minor edits (ulinks, reformatting, manually numbered itemized lists converted to ordered lists).) | ||
| Version 1.3.1 | 2004-4-18 | |
| Deuxième révision du langage pour TLDP, reformatage majeur du source XML. (Second Language Review for TLDP, major XML source reformatting.) | ||
| Version 1.3 | 2004-4-18 | GEA |
| Conversion initiale en XML par Gerardo Arnaez. Je pense qu'il est possible que j'aie effacé quelques phrases pendant la conversion. Il faut encore que l'on mette les URL. (Initial conversion to XML by Gerardo Arnaez. I think I may have deleted some sentences while converting. URLs still need to be put in.) | ||
| Version 1.2.2 | 2004-06-08 | GEA |
| J'ai fait un peu de ménage après avoir converti le document en XML. (I have done some more cleaning up after converting doc to XML.) | ||
| Version 1.2 | 2004-01-5 | |
| Mise à jour du chapitre « Résolution de problèmes ». Les informations sur Linux ont été mises à jour pour couvrir Red Hat Linux 8.0 (Psyche Edition) et celles sur FreeBSD pour couvrir FreeBSD 5.1-RELEASE. (Troubleshooting Chapter updated. Information on Linux updated to cover Red Hat Linux 8.0 (Psyche Edition) and FreeBSD to FreeBSD 5.1-RELEASE.) | ||
| Version 1.1 | 2004 | |
| Réalisation de corrections ; ajout d'informations. Mise à jour des informations sur FreeBSD pour couvrir la version 4.8. Ajout du chapitre « Installation de NetBSD 1.6.1 » et réalisation de quelques modifications mineures dans le guide. (Corrections made and information added. Information on FreeBSD -RELEASE updated to cover 4.8-RELEASE. Chapter Installing NetBSD 1.6.1 added and a few minor modifications made to the guide.) | ||
| Version 1.0 | 2004 | |
| Version initiale, revue par le Projet de Documentation Linux (TLDP). Réalisation de quelques changements de structure ; corrections mineures ; ajout des chapitres « Résolution de problèmes » et « Installation d'OpenBSD 3.2-RELEASE ». (Initial release, reviewed by Linux Documentation Project (TLDP). A few structural changes and minor corrections made; Chapters Troubleshooting and Installing OpenBSD 3.2-RELEASE added.) | ||
Résumé
Ce document explique comment installer et configurer trois systèmes d'exploitation différents sur le même disque dur. Vous pouvez les choisir parmi Microsoft Windows 95, 98 (Second Edition), Millennium Edition (ME), NT, 2000, XP, FreeBSD 5.1-RELEASE, OpenBSD 3.2-RELEASE, NetBSD 1.6.1, et Linux. Le démarrage multiple n'y est traité que pour les architectures Intel, et nous avons privilégié le chargeur de démarrage GNU GRUB.
Table des matières
Table des matières
![]() | Important |
|---|---|
Dans la section « Organisation », vous devez choisir entre l'exécution du chapitre « Installation de FreeBSD 5.1-RELEASE », du chapitre « Installation de OpenBSD 3.2-RELEASE » ou du chapitre « Installation de NetBSD 1.6.1 ». |
Ma configuration diffère légèrement de celles que propose ce
guide : j'ai Debian GNU/Linux et Mandrake Linux au lieu de Red Hat
Linux, et FreeBSD pour seul BSD (sans OpenBSD ni NetBSD). Je vous
serais donc reconnaissant de me signaler toute erreur ou inexactitude
dans la traduction, en particulier pour les systèmes dont je n'ai pas
directement eu l'expérience. D'une manière générale, n'hésitez pas à me
faire parvenir tout commentaire relatif à la version française de ce
document à l'adresse
<baptiste POINT meles CHEZ ens POINT fr>,
en précisant le titre, la date et la version du document.
En cas de doute ou d'ambiguïté, reportez-vous à la version originale en anglais de ce document, et prévenez-moi en indiquant la version du document.
La plus récente version française de ce document est disponible à l'adresse http://www.traduc.org/docs/guides/lecture/Win+BSD+Linux-Install-HOWTO/.
La plus récente version originale de ce document est disponible à l'adresse http://www.tldp.org/LDP/sag/html/Win+BSD+Linux-Install-HOWTO/.
Table des matières
Beaucoup d'entre nous préfèrent n'utiliser qu'un seul système d'exploitation pour mener à bien leurs tâches quotidiennes sur leurs ordinateurs personnels ; mais il peut arriver que l'on veuille installer deux systèmes d'exploitation, ou plus, sur un même ordinateur. Mettons que vous deviez utiliser MATLAB 6.0 pour vos applications technologiques, concevoir, programmer et implémenter un site utilisant PHP et une base de données en arrière-plan utilisant MySQL (comme partie d'un projet de développement d'une application destinée à une entreprise), ainsi qu'apprendre à configurer un pare-feu filtrant les paquets au moyen de IPFW. Dans ce cas précis, le logiciel MATLAB tourne sous la plate-forme Microsoft Windows, la base de données que vous voulez implémenter sous le système d'exploitation Linux, et pour conclure en beauté, votre professeur, à l'université, enseigne « comment configurer un pare-feu filtrant les paquets au moyen de IPFW » en utilisant le logiciel correspondant du système d'exploitation FreeBSD. Dans de telles situations, vous pouvez en toute sérénité vous reposer sur le mécanisme du « démarrage multiple », et bien sûr vous reporter de temps en temps à ce guide.
Ce document, présenté sous la forme d'un guide, a pour objectif d'aider ceux qui, parmi les utilisateurs de Windows, de Linux et de FreeBSD/OpenBSD/NetBSD, croient en « la valeur pédagogique de la pratique ». La théorie des systèmes de démarrage multiple n'est pas une science exacte. C'est en tombant sur un document, en le lisant, en le trouvant intéressant, en le mettant en pratique, en faisant des erreurs et en réalisant finalement votre objectif que vous apprendrez ; c'est ainsi que j'ai appris. C'est ainsi que les experts d'Unix ont appris depuis toujours. Au terme de la lecture de ce guide, vous devriez avoir une compréhension claire des notions de base dont la maîtrise est nécessaire pour réussir à installer et à configurer trois systèmes d'exploitation différents sur le même disque dur. J'ai fait de mon mieux pour expliquer chacune de ces notions dans une langue claire, simple et aisément compréhensible.
La plupart des guides pratiques et des guides disponibles sur Internet pour les systèmes d'exploitation Linux, FreeBSD et OpenBSD sont incomplets, car ils laissent au lecteur la charge de s'occuper lui-même de la plus majeure partie des difficultés. Dans ce guide, j'illustre chaque étape, faisant ainsi de l'ensemble de la marche à suivre une simple promenade.
Le Nouveau Dictionnaire Webster du Monde Informatique (9è édition) de Bryan Pfaffenberger définit le terme « démarrage double » (« dual-booting ») de la façon suivante : « Choix laissé à l'utilisateur, au démarrage d'un ordinateur, entre deux systèmes d'exploitation. » C'est rigoureusement exact. En nous appuyant sur cette définition, nous pouvons fournir notre propre définition du « démarrage multiple » ou d'un système à démarrage multiple, à savoir : choix laissé à l'utilisateur, au démarrage d'un ordinateur, parmi un nombre de systèmes d'exploitation supérieur à deux.
Ce document explique comment réussir à installer et à configurer trois systèmes d'exploitation sur le même disque dur, permettant ainsi à l'ordinateur d'être un système à démarrage multiple. Les systèmes d'exploitation choisis pour cette illustration sont : Microsoft Windows 95/98 (Second Edition)/Millennium Edition (ME)/NT/2000/XP, FreeBSD 5.1/OpenBSD 3.2-RELEASE/NetBSD 1.6.1 et Linux Red Hat 8.0. J'installerai d'abord un système d'exploitation Microsoft Windows, puis FreeBSD 5.1-RELEASE, OpenBSD 3.2-RELEASE ou encore NetBSD 1.6.1, et enfin conclurai par l'installation de Red Hat Linux 8.0 (Psyche). J'utilise GNU GRUB comme chargeur de démarrage pour ces trois systèmes d'exploitation.
Il serait faux de dire que les systèmes à démarrage double ou multiple ne présentent que des avantages et qu'ils n'ont absolument aucun inconvénient. Il y a une question que les lecteurs se posent souvent : Quand peut-il devenir utile de faire passer son PC au démarrage multiple ? La réponse à cette question est simple : les systèmes à démarrage multiple ne sont utiles que là où vous voulez faire des expériences avec plus de configurations (ou de systèmes d'exploitation) que vous n'avez d'ordinateurs à disposition, ou, ce qui est plus important, là où aucune donnée ne court de risque.
Envisageons la situation suivante : Pierre n'a qu'un seul PC chez lui, et il tourne sous Slackware Linux. Tous ses documents importants et tous les fichiers qu'il a téléchargés sur Internet sont stockés dessus. Il décide maintenant d'apprendre et de mettre en pratique le bidouillage (NDT : hacking) du noyau FreeBSD. Il décide donc de faire de son PC un système à démarrage double. Or c'est un mauvais choix que de convertir le PC principal, à la maison comme au travail, en système à démarrage double, s'il n'a qu'un seul disque dur. Si un PC familial principal doit être utilisé comme système à démarrage double ou multiple, il sera plus sûr d'ajouter un second disque dur et de laisser le premier à peu près intact. Un chargeur de démarrage aussi puissant que GRUB permettra le démarrage depuis l'autre disque dur.
Le Département des Sciences Informatiques de mon université a quinze laboratoires travaillant sur divers objectifs et utilise du matériel très varié, des i386 aux SPARC de Sun. Là où les données et la sécurité sont un impératif absolu, les ordinateurs ne tournent que sous un seul système d'exploitation : soit Windows 2000 Professionnel, soit Red Hat Linux, soit Slackware Linux, soit FreeBSD, soit Sun Solaris. Cependant, nous avons des « laboratoires de test » d'environ 10 à 20 PC chacun, où nous avons des systèmes à démarrage double ou multiple tournant sous ASP Linux, Red Hat Linux, Slackware, Windows 2000 Professional, FreeBSD ou autres. On peut considérer cela comme une situation idéale.
Quoique chaque étape nécessaire ait été expliquée en profondeur, quelques présupposés importants ont été pris en considération lors de la rédaction de ce guide ; en voici quelques-uns :
vous avez quelque expérience théorique et pratique du partitionnement des disques durs au moyen de Microsoft fdisk, de l'éditeur de la table des partitions propre à BSD, de Linux fdisk, etc. ;
vous comprenez les géométries du disque dur, les concepts de partition primaire, de partition étendue, de disques logiques composant une partition étendue ; les méthodes d'appellation et de partitionnement de disque sous Linux, les méthodes d'étiquetage et de partitionnement de disque propres à BSD ;
vous possédez quelque expérience théorique et pratique de la compilation et de la configuration de noyaux Linux et BSD personnalisés ;
vous possédez une connaissance des commandes Unix de base qui sont communes aux systèmes d'exploitation Linux et FreeBSD/OpenBSD/NetBSD. Par exemple, le montage des systèmes de fichiers, l'édition de fichiers de configuration comme /boot/grub/grub.conf sur Linux, et autres tâches triviales de ce genre ;
vous utilisez un ordinateur Intel x86. J'installerai les systèmes d'exploitation Windows, FreeBSD/OpenBSD/NetBSD et Linux sur une plate-forme IA32 ;
vous utilisez un disque dur dont le BIOS supporte le mode LBA (Logical Block Addressing : Adressage logique par blocs) de représentation des données sur le disque. En utilisant le mode LBA, on a affaire, sur les vieux disques durs, à la Limite du 1024ème Cylindre.
Ne vous inquiétez pas si pour l'instant vous ignorez certains de ces points, continuez tout simplement à lire, parce que les étapes les plus importantes seront suffisamment expliquées en détail dans les sections à venir. Avant de poursuivre, assurez-vous d'avoir parcouru la section Foire Aux Questions (FAQ) de ce guide.
Je voudrais remercier toutes les personnes et tous les projets dont l'aide et la participation actives ont rendu possible la réalisation de ce document ; je remercie tout particulièrement :
Guylhem Aznar (guylhem CHEZ metalab POINT unc POINT edu), coordinateur en chef, principal contact du Projet de Documentation Linux (TLDP), pour avoir rendu possible la réalisation de ce guide.
Tabatha Persad (tabatha CHEZ merlinmonroe POINT com), coordinatrice de la révision du Projet de Documentation Linux, pour les révisions techniques dont mon document a profité, et pour avoir répondu au million de questions que je lui ai posé.
Michael K. Johnson (johnsonm CHEZ redhat POINT com), pour l'extrait de la « Linux Information Sheet » (Feuille d'information Linux) parue sur le site TLDP, et mentionnée au chapitre « Sur les systèmes d'exploitation » de ce guide.
Microsoft Corporation pour m'avoir procuré d'importantes informations sur les outils et technologies Microsoft mentionnés dans le chapitre « Installation de Microsoft Windows » de ce guide.
À tous et à chacun des contributeurs de la communauté du code source ouvert, et à tous mes amis dans le monde.
En outre, pendant l'écriture de ce guide, j'ai consulté les livres imprimés, les journaux en ligne, les magazines et journaux officiels suivants :
Modern Operating Systems, d'Andrew S. Tanenbaum (NDT : Systèmes d'exploitation, éd. O'Reilly, pour la traduction française) ;
Understanding the Linux Kernel, de Daniel P. Bovet, Marco Cesati (NDT : Le Noyau Linux, éd. O'Reilly, pour la traduction française) ;
Red Hat Linux 8 Bible, de Christopher Negus ;
les guides d'installation Red Hat Linux Official x86, disponibles sur http://www.redhat.com (version française sur http://www.fr.redhat.com/);
les magazines en ligne Linux Gazette et Linux Focus respectivement disponibles (en anglais) sur http://www.linuxgazette.com et http://www.linuxfocus.org ;
le Manuel FreeBSD, à l'adresse http://www.freebsd.org (version française : http://www.freebsd.org/fr);
la FAQ FreeBSD, à l'adresse http://www.freebsd.org (version française : http://www.freebsd.org/fr);
la FAQ OpenBSD, à l'adresse http://www.openbsd.org (version française : http://www.openbsd.org/fr);
les guides d'installation et FAQ officiels de Microsoft Windows, à l'adresse http://www.microsoft.com (version française : http://www.microsoft.com/france).
Les marques déposées sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.
Bien que les informations données dans ce document soient supposées correctes, l'auteur ne portera aucune responsabilité relative au contenu de ce document. Si vous utilisez les astuces et les exemples proposés ici, c'est à vos risques et périls.
Copyright © 2003, Subhasish Ghosh
Copyright © 2005 Baptiste Mélès et pour la version française.
Permission is granted to copy, distribute and/or modify this document under the terms of the GNU Free Documentation License, Version 1.2 or any later version published by the Free Software Foundation; with no Invariant Sections, no Front-Cover Texts, and no Back-Cover Texts. A copy of the license is located at http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html, in the section entitled « GNU Free Documentation License ».
(Traduction à titre indicatif, la version anglaise restant seule référence : Il est permis de copier, de distribuer et/ou de modifier ce document sous les termes de la GNU Free Documentation License (Licence de la Documentation Libre GNU), version 1.2 ou toute version ultérieure publiée par la Free Software Foundation (Fondation du logiciel libre) ; et ce, sans section invariable, sans texte de couverture ni quatrième de couverture. Une copie de cette licence se trouve à l'adresse http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html (en anglais), dans la section intitulée « GNU Free Documentation License ».)
Subhasish « Savvy » Ghosh travaille sur les systèmes d'exploitation GNU/Linux et FreeBSD (et plus récemment OpenBSD, NetBSD, Sun Solaris et autres variantes d'UNIX) depuis la fin de ses études, il y a sept ans environ. Aujourd'hui âgé de 22 ans, Ghosh est étudiant en école d'ingénieur au Moscow Power Engineering Institute (Technical University) à Moscou (Fédération russe) ; il est spécialisé dans le champ de « l'informatique et des sciences informatiques de l'ingénieur ». Il est professionnel certifié de Microsoft (MCP), MCSD, MCP certifié sur NT 4.0 ; en outre, il héberge d'autres certificats relatifs à GNU/Linux et à l'industrie informatique. Sa page web se trouve à l'adresse http://groups.msn.com/Linuxdump.
Vous autres lecteurs, vous posez des questions. Aussi cette FAQ a-t-elle été inclue pour répondre à celles qui, du point de vue du lecteur, sont les plus immédiates. Lisez attentivement cette section à la recherche des réponses aux questions que vous vous posez personnellement.
Après avoir parcouru entièrement cette FAQ, si vous pensez avoir encore une
ou deux questions à poser relativement à la version originale de ce
document, n'hésitez pas à en toucher deux mots en anglais à l'auteur à
l'adresse
<subhasish SOULIGNÉ g CHEZ rediffmail POINT com>.
| 2.1. | Quel est l'objectif principal de ce guide ? |
Ce guide peut être utilisé par quiconque veut installer et configurer trois systèmes d'exploitation sur un même disque dur. On installe d'abord un système d'exploitation Microsoft Windows de votre choix, puis FreeBSD 5.1-RELEASE, OpenBSD 3.2-RELEASE ou NetBSD 1.6.1, et nous conclurons ce guide avec l'installation de Red Hat Linux 8.0. Quoique je procède toujours dans cet ordre précis, vous pouvez les installer dans l'ordre de votre choix (NDT : La seule contrainte semble être de commencer par Windows, qui exige d'être installé sur la première partition du premier disque dur.). | |
| 2.2. | Pourquoi avez-vous utilisé trois systèmes d'exploitation pour ce guide ? |
Le scénario courant consiste en ce que les systèmes d'exploitation Microsoft Windows gèrent la bureautique, tandis que les distributions GNU/Linux et les *BSD (FreeBSD/OpenBSD/NetBSD) luttent pour la « domination mondiale » sur le marché des serveurs ; aussi pensai-je que l'idéal serait de tous les inclure dans ce guide. Le premier système d'exploitation est un Microsoft Windows, le deuxième appartient à la famille des *BSD et le dernier est une distribution GNU/Linux courante (Red Hat). Aussi le nombre des système d'exploitation s'est-il limité à trois. | |
| 2.3. | Avez-vous essayé vous-même les étapes mentionnées dans ce guide ? Sur quelles configurations d'ordinateurs avez-vous testé tout le matériel mentionné dans ce guide ? |
Je vous garantis que j'ai testé chacune des étapes suivies dans ce guide sur mes propres ordinateurs. Elles ont par la suite été vérifiées avec succès sur d'autres ordinateurs, de configurations variables. Mon premier ordinateur a un processeur 266.87 MHz Intel Pentium 2, 64Mo de RAM DIMM physique, un seul disque dur 20.0 Go Maxtor IDE HDD et quelques autres accessoires standards supportant Microsoft Windows 98 (SE), FreeBSD 5.1-RELEASE et Red Hat Linux 8.0. L'autre ordinateur a, à peu de choses près, la même configuration, tourne sous FreeBSD 4.8, OpenBSD 3.2-RELEASE et Red Hat Linux 8.0. Le principe général est le suivant : « Meilleures sont les ressources, meilleures les performances de l'ordinateur. » | |
| 2.4. | Toutes vos installations ont lieu à partir de CD-ROM. Et les installations à partir de connexions Ethernet, FTP, HTTP, NFS, qu'en faites-vous ? |
J'ai décidé de simplifier ce guide au maximum. Et comme la plupart d'entre nous utilise en général des CD pour installer un système d'exploitation, j'ai supposé que vous procéderiez ainsi. Ce guide s'adresse d'ailleurs à tous types d'utilisateurs, de ceux qui ont un niveau intermédiaire sous Linux aux experts d'Unix. Puisque NFS, HTTP, FTP et autres média d'installation de ce type nécessitent en général un réseau et des serveurs en état de fonctionnement, ce qui est hors de portée de la plupart des utilisateurs, je n'ai couvert ici que les types d'installation à partir de CD-ROM. Toutes mes excuses pour le désagrément que cela représente pour les amoureux du réseau. | |
| 2.5. | Comment pourrait-on avoir besoin de faire tourner trois systèmes d'exploitation sur un même disque dur ? Je veux les faire tourner sur deux disques durs distincts. Alors que puis-je tirer de ce guide ? |
Beaucoup de raisons peuvent vous amener à vouloir faire tourner trois systèmes d'exploitation sur un même disque dur : le plaisir d'apprendre de nouvelles méthodes d'installation et de démarrage, de progresser dans la connaissance du démarrage multiple, des méthodes de partitionnement, des chargeurs de démarrage etc., ou tout simplement si vous ne pouvez pas vous permettre d'avoir deux disques durs distincts de 40.0 Go pour les trois systèmes d'exploitation avec lesquels vous voulez bricoler. En ce qui me concerne, je pense que la dernière raison est la meilleure. Enfin, si vous le voulez vraiment, vous pouvez toujours installer et configurer votre ordinateur avec trois systèmes d'exploitation différents installés sur deux disques durs distincts. | |
| 2.6. | Pourquoi Red Hat ? Pourquoi pas Debian GNU/Linux, Slackware, Caldera, SuSE, TurboLinux ou autres ? |
Parce que la plupart de mes projets passés et de mon travail en général sous Linux a été lié à la distribution Red Hat ; j'ai souvent installé, configuré et administré des ordinateurs personnels et des stations de travail sous Red Hat Linux. Actuellement, Red Hat Linux est le fournisseur dominant de solutions Linux dans le monde, avec l'implémentation de gros systèmes d'entreprise en temps réel au moyen de systèmes d'exploitation Red Hat. En outre, la documentation et le support pour Red Hat sont faciles à trouver. Voilà pourquoi j'ai choisi Red Hat. Les autres distributions, à savoir Debian GNU/Linux, Slackware et Mandrake sont bonnes, et j'ajouterai probablement plus tard d'autres sections à leur sujet. | |
| 2.7. | Pourquoi les systèmes d'exploitation FreeBSD, OpenBSD et NetBSD ? Pourquoi pas BSD/OS, Darwin, Irix, Sun Solaris, Digital UNIX, HP-UX, IBM-AIX et autres ? |
J'ai une expérience personnelle en matière de mise en réseau ou de bidouillage du code source de stations FreeBSD ou OpenBSD, et, plus récemment, ai eu accès au système d'exploitation NetBSD 1.6.1 et à SunOS de Sun Microsystems dans l'environnement d'exploitation Solaris (Solaris Operating Environment). Je n'ai aucune expérience en ce qui concerne Irix, Ultrix, Minix, HP-UX, IBM-AIX, Darwin et autres. Voilà pourquoi j'ai choisi FreeBSD, OpenBSD et NetBSD. | |
| 2.8. | Quelle version du noyau avez-vous utilisée pour GNU/Linux ? |
C'est le noyau Linux 2.4.18-14 qui a été utilisé pour la distribution Linux Red Hat (Psyche). | |
| 2.9. | J'ai installé trois systèmes d'exploitation sur mon ordinateur en suivant vos instructions. Puis malheureusement, quelque chose est allé de travers quelque part, mon ordinateur a planté et j'ai perdu toutes mes données. Auriez-vous l'amabilité de prendre la responsabilité de tout ce bazar ? |
Eh bien, pour commencer, toutes mes sincères condoléances pour la perte de vos données et tout le bazar que ça semble générer. J'aurais bien voulu en prendre toute la responsabilité, mais j'ai déjà assez de mes propres problèmes. Aussi ne suis-je pas prêt à prendre la responsabilité de tout ce qui va de travers quelque part. Du moins, je peux dire que toutes les étapes et les méthodes mentionnées dans ce guide ont été testées sur plusieurs systèmes avec diverses configurations, et que jusqu'ici aucun problème n'a été remarqué. | |
| 2.10. | Vous avez utilisé GNU GRUB pour démarrer les trois systèmes d'exploitation. Puis-je savoir pourquoi ? Pourquoi ne pas utiliser le populaire Linux Loader (LILO) ou les chargeurs de démarrage FreeBSD ou NT à cet effet ? |
Comme chacun sait, les chargeurs de démarrage jouent un rôle vital dans la configuration de systèmes à démarrage multiple ; vous pouvez utiliser n'importe quel chargeur de démarrage capable de démarrer plusieurs systèmes d'exploitation. Dans ce guide, j'ai choisi GRUB pour trois raisons spécifiques : 1) GNU GRUB est actuellement le chargeur par défaut dans les versions de la distribution Red Hat. 2) Comme indiqué dans les « Remarques sur cette distribution » de Red Hat Linux 8.0, l'usage de LILO est déconseillé et le paquetage devrait être retiré de l'une des versions à venir. 3) GRUB est un chargeur de démarrage très puissant, compatible avec les PC (x86), qui supporte directement un grand nombre de systèmes d'exploitation, ainsi que des systèmes propriétaires via le démarrage en chaîne. Voilà pourquoi GRUB est utilisé au lieu des autres chargeurs de démarrage. | |
| 2.11. | J'ai des distributions ou des versions antérieures de Red Hat, de FreeBSD ou de OpenBSD. Marcheront-elles ? |
Je suis convaincu qu'elles marcheront, moyennant quelques modifications aux endroits adéquats. Toutes les étapes devraient se suivre normalement si vous utilisez un noyau 2.2.x ou ultérieur (pour Linux). Pour les utilisateurs de FreeBSD, si vous n'utilisez pas de version antérieure aux versions 4.x, il ne devrait pas y avoir de problème. Respirez juste un bon coup, et commencez par suivre les étapes décrites dans ce guide. Au cas où quelque chose ne marche pas à un endroit donné, assurez-vous que vous suivez la bonne étape, exécutez les bonnes commandes, etc. La plupart du temps, ce sont les erreurs humaines qui entraînent des dysfonctionnements de serveurs ou de réseau, plutôt que des erreurs relatives aux ordinateurs. N'oubliez jamais ce principe ! | |
| 2.12. | J'aimerais avoir de bonnes références sur Linux et FreeBSD. Pourriez-vous m'en suggérer quelques-unes ? |
Oui, bien sûr que je le pourrais. Il y a sur Internet de nombreux guides techniques de bonne très qualité sur tous les systèmes d'exploitation dont le code source est ouvert. Pour Linux, rendez fréquemment visite à http://www.linuxgazette.com, http://www.linuxfocus.org, http://www.linux.com (sites en anglais) et à de nombreux autres. À côté de cela, le Projet de Documentation Linux (The Linux Documentation Project, TLDP) fournit d'excellentes références sur tous les thèmes relatifs à GNU/Linux. En ce qui concerne les livres imprimés, y figurent quelques-uns de mes favoris absolus : la Bible Red Hat Linux 8.0, Le Noyau Linux (NDT : de Daniel Bovet et Marco Cesati), Systèmes d'exploitation (NDT : d'Andrew Tanenbaum), Linux Kernel Programming, le Manuel FreeBSD sur http://www.freebsd.org (version française : http://www.freebsd.org/fr), The Design of the UNIX Operating System, The Design and Implementation of the 4.4BSD Operating System. Cela devrait suffire pour le moment. | |
| 2.13. | J'ai quelques suggestions, des idées nouvelles et des commentaires excitants. Puis-je vous les envoyer ? |
Ils seront les bienvenus ! Ce n'est qu'en obtenant un retour que je peux espérer améliorer ce guide dans un futur proche. Alors écrivez-moi un mot si vous le voulez. | |
| 2.14. | J'ai quelques questions spécifiques à l'installation, ou bien quelque chose a échoué. Puis-je vous envoyer un rapport d'erreur ? |
Bien sûr. Mais je vous supplie d'être patient, étant donné que je suis très occupé, entre toutes mes occupations à l'université, les interrogations, examens, les affectations, les rendez-vous avec « mon amie infiniment patiente, compatible avec FreeBSD et stable comme la roche », la maintenance de ce guide, d'autres tâches relatives à Linux, etc. Aussi ne puis-je pas vous promettre une réponse immédiate. J'ai besoin de temps pour résoudre vos problèmes. | |
| 2.15. | Mettrez-vous ce guide à jour de temps en temps ? Mes problèmes à moi y figureront-ils ? |
Oui, bien sûr, je mettrai à jour ce guide de temps en temps, avec des changements, des corrections, des ajouts, etc. | |
| 2.16. | Existe-t-il sur Internet une version plus récente de ce guide ? |
Dans l'état actuel des choses, non. C'est le seul endroit où il sera mis à jour de temps en temps. | |
| 2.17. | (Pour les personnes habitant Moscou ou ses environs, en Russie.) J'ai un ordinateur et aimerais beaucoup installer trois systèmes d'exploitation dessus. Seriez-vous assez gentil pour venir chez moi, les installer et les configurer ? |
Si vous habitez Moscou ou ses environs, envoyez-moi un petit mot. Je viendrai chez vous et ferai le nécessaire gratuitement. Je suis désolé, mais je ne peux aider ceux qui vivent plus loin. | |
| 2.18. | (Pour les gens de Russie) Nous aimons les systèmes d'exploitation Microsoft Windows, FreeBSD et OpenBSD. Mais pourquoi n'avez-vous pas utilisé les distributions GNU/Linux russes courantes ? À savoir ASP Linux, Black Cat Linux, ALT Linux et autres ? |
Toutes les distributions GNU/Linux mentionnées ci-dessus sont essentiellement des distributions fondées sur Red Hat Linux. Elles reposent en profondeur sur Red Hat pour les procédures d'installation de paquetages, le bidouillage du noyau, les mises à jour du noyau, etc. J'ai personnellement utilisé ASP Linux 7.2, et elle offre quelques fonctionnalités nouvelles et excitantes, mais en ce qui me concerne, je préfère utiliser Red Hat Linux. Je n'ai aucune expérience dans le domaine des distributions Black Cat et ALT GNU/Linux. |
Le contenu de ce guide a été scindé en sept sections distinctes (Installations de Microsoft Windows, FreeBSD 5.1-RELEASE, OpenBSD 3.2-RELEASE, NetBSD 1.6.1, Red Hat Linux 8.0 (Psyche), Montage des systèmes de fichiers, Résolution des problèmes) afin de vous faciliter la recherche et la lecture. Vous devrez choisir un système d'exploitation Microsoft Windows dans la liste du Chapitre « Installation de Microsoft Windows », et pourrez ainsi sauter sans aucun risque les sections concernant les autres versions de Microsoft Windows. Une fois que vous avez choisi le système d'exploitation Microsoft à installer, vous pouvez procéder à son installation, puis à celles de FreeBSD/OpenBSD/NetBSD et Linux.
Introduction
Foire Aux Questions (FAQ)
Organisation
Le chapitre « Sur les systèmes d'exploitation » contient quelques mots sur la famille des systèmes d'exploitation Windows (j'ai choisi d'y toucher quelques mots de Microsoft Windows XP Professionnel), Linux, FreeBSD, OpenBSD et NetBSD. Y figurent des informations générales sur chaque système d'exploitation, des remarques légales, etc. Pour obtenir des informations plus officielles et plus exhaustives, reportez-vous aux sites web officiels des produits et projets mentionnés ici.
Le chapitre « Installation de Microsoft Windows » traite de l'installation de l'un des systèmes d'exploitation Microsoft Windows de votre choix sur un nouveau disque dur. Le système d'exploitation dont vous choisissez ici l'installation est celui qui devra coexister avec les systèmes d'exploitation FreeBSD/OpenBSD/NetBSD et Red Hat Linux. Le partitionnement du disque et les schémas d'étiquetage sous Windows sont commentés ici dans le détail.
Le chapitre « Installation de FreeBSD 5.1-RELEASE » aborde les thèmes dont la connaissance est nécessaire à l'installation et à la configuration de FreeBSD 5.1-RELEASE lorsqu'un système d'exploitation Microsoft Windows est déjà installé. Si vous choisissez d'installer OpenBSD 3.2-RELEASE au lieu de FreeBSD 5.1-RELEASE, vous pouvez sauter ce chapitre et passer au suivant.
![]() | Avertissement |
|---|---|
Avertissement : Comme les systèmes d'exploitation FreeBSD et OpenBSD sont des dérivés de BSD conformes aux normes POSIX, tous deux utilisent les mêmes schémas de partitionnement et d'étiquetage de disque dur, qui sont propres à BSD, et tous deux adoptent le même ensemble de commandes, du point de vue de l'utilisateur. Ainsi, les schémas de partitionnement et d'appellation des systèmes de fichiers traités dans la section relative à FreeBSD ne seront pas répétés dans le chapitre suivant. Si vous êtes totalement nouveau dans le monde d'OpenBSD ou que le mot « OpenBSD » résonne à vos oreilles comme le nom d'un personnage de la mythologie grecque, il est préférable que vous parcouriez l'ensemble de ce chapitre, installiez et configuriez FreeBSD. La procédure d'installation d'OpenBSD, quoique simple et élégante, est entièrement en mode texte et suppose une certaine connaissance du matériel, et des schémas de tranchage et d'étiquetage du disque dur propres à BSD. La moindre erreur peut faire rater l'installation tout entière et peut même rendre le système d'exploitation Microsoft Windows (installé précédemment) totalement inaccessible. L'expérience m'a enseigné de garder des sauvegardes à jour lors de telles installations. Ne m'envoyez pas de rapports sur vos problèmes. Je vous aurai prévenu ! |
Le chapitre « Installation d'OpenBSD 3.2-RELEASE » aborde les thèmes dont la connaissance est nécessaire à l'installation et à la configuration de OpenBSD 3.2-RELEASE lorsqu'un système d'exploitation Microsoft Windows a déjà été installé. Si vous choisissez d'installer FreeBSD 5.1-RELEASE au lieu d'OpenBSD 3.2-RELEASE, vous pouvez sauter ce chapitre et consulter le précédent. Le partitionnement et les principaux détails de la procédure de démarrage y sont décrits.
La chapitre « Installation de NetBSD 1.6.1 » aborde les thèmes dont la connaissance est nécessaire à l'installation et à la configuration de NetBSD 1.6.1 lorsqu'un système d'exploitation Microsoft Windows a déjà été installé. Si vous choisissez d'installer FreeBSD 5.1-RELEASE ou OpenBSD 3.2-RELEASE, vous pouvez sauter ce chapitre et parcourir les précédents. Le partitionnement et les principaux détails de la procédure de démarrage y sont décrits.
Le chapitre « Installation de Red Hat Linux 8.0 (Psyche) » aborde les thèmes dont la connaissance est nécessaire à l'installation et à la configuration de la distribution Red Hat Linux 8.0 lorsque des systèmes d'exploitation Microsoft Windows et FreeBSD 5.1-RELEASE/OpenBSD 3.2-RELEASE/NetBSD 1.6.1 ont déjà été installés.
Le chapitre « Montage des systèmes de fichiers » aborde dans le détail les thèmes dont la connaissance est nécessaire au montage du système de fichiers Linux (ext2fs) sur les systèmes FreeBSD, et du système de fichiers UFS (ou FFS) sur les systèmes de fichiers Linux, ainsi que d'autres détails précis mais importants. Si vous aimez amasser des connaissances sur le fonctionnement des systèmes de fichiers Linux, vous devriez parcourir le contenu de ce chapitre.
Table des matières
Voici un survol général des systèmes d'exploitation mentionnés dans ce guide. Remarque : il s'agit ici de mes opinions et commentaires personnels, et ils n'ont rien à voir avec ceux des communautés Linux/FreeBSD/OpenBSD/NetBSD, ou d'une manière générale de la communauté du code source ouvert.
Microsoft Corp. a une longue liste de systèmes d'exploitation (pour l'instant faibles et bogués) à son actif ; ils ont tout aussi bien pour cible les systèmes simples et peu performants destinés à l'utilisation familiale que les systèmes en temps réel multi-tâches, multi-processus, supportant la multiprogrammation, tolérant les fautes, aisément extensible avec un peu de bidouillage, de MS Windows 95 au récent Microsoft Windows Server 2003. Vous êtes libre de choisir le systèmes d'exploitation que vous voulez, selon vos goûts personnels et vos objectifs. En ce qui me concerne, je ne considère pas que la famille de systèmes d'exploitation de Microsoft Windows 2000 (Windows 2000 Professionnel, Windows 2000 Server, Windows 2000 Advanced Server et Windows 2000 DataCenter server) soit un très bon choix pour des environnements d'entreprise. Si l'on prend en considération le critère d'ingénierie logicielle PASSME, PASSME regroupant les fonctionnalités de Performance, de disponibilité (Availability), d'accessibilité (Scalability), de Sécurité, de Maintenabilité et d'Extensibilité d'un logiciel, les serveurs Windows 2000 (et leurs systèmes d'exploitation en général) sont beaucoup moins bien classés que UNIX SVR4, *BSDs, Sun Solaris, Linux et toute autre variante d'UNIX comme IBM-AIX, HP-UX, Digital UNIX, Tru64 UNIX, SGI-Irix, etc.
Linux est le noyau ou le cœur d'un système d'exploitation nommé GNU/Linux, le projet GNU fournissant les logiciels et les applications qui tournent sur le noyau Linux. Le noyau Linux, originellement écrit par Linus Benedict Torvalds, est un clone d'UNIX, conforme aux normes POSIX et initialement centré sur l'architecture Intel x86. Comme l'indique très justement Michael K. Johnson dans la Linux Information Sheet sur http://www.tldp.org (version française du site : http://wiki.traduc.org/),
« ... Linux est une réimplémentation intégralement libre de la spécification POSIX, avec les extensions SYSV et BSD (ce qui signifie qu'il ressemble à UNIX, sans provenir de la même base de code source), et il est disponible aussi bien sous forme de code source que sous forme binaire. Ses droits d'utilisation (copyright) sont détenus par Linus Torvalds et d'autres contributeurs, et il est librement redistribuable sous les termes de la GNU General Public License (GPL : Licence publique générale GNU). Une copie de la GPL est inclue dans les sources de Linux ; vous pouvez aussi en obtenir une copie sur ftp://prep.ai.mit.edu/pub/gnu/COPYING... » .
Remarque : même si de nombreux utilisateurs de Linux parlent dans le monde entier du système d'exploitation GNU/Linux sous le simple nom de Linux, il est plus approprié de l'appeler GNU/Linux, et de ne l'appeler « Linux » que lorsque l'on parle exclusivement du noyau. En outre, c'est une confusion courante parmi les nouveaux utilisateurs de Linux que d'assimiler Linux à UNIX. Remarque : le noyau Linux est un clone d'UNIX, mais n'est pas UNIX même. À l'inverse, les BSD, FreeBSD et OpenBSD par exemple, ne sont pas de simples noyaux. Ils sont plus proches du véritable UNIX (la version officielle SVR4 d'AT&T). Ils représentent un système d'exploitation entier avec un jeu complet d'applications, d'outils, d'utilitaires destinés aux utilisateurs, de shells, de jeux, de documentation, d'utilitaires destinés aux développeurs, de binaires système, de binaires au niveau utilisateur, et le code source complet du système d'exploitation.
FreeBSD, version libre des systèmes d'exploitation de Berkeley Software Distribution (même si tous les BSD, par nature, ont un code source ouvert ou sont libres, à l'exception de BSD/OS), est, d'un point de vue technique, le plus puissant, de la qualité la plus professionnelle, et le plus avancé des systèmes d'exploitation compatibles UNIX existant à l'heure actuelle sur terre. FreeBSD était fondé à l'origine sur 4.4BSD-Lite (il inclut également certains apports mineurs du code source de 4.4BSD-Lite2), développé par l'université de Berkeley en Californie, avec l'autorisation du Computer Systems Research Group (CSRG ; Groupe de recherche en systèmes informatiques), de la Computer Science Division (Division d'informatique), et du Department of Electrical Engineering and Computer Science (Département d'électrotechnique et d'informatique) de Berkeley. Le système d'exploitation FreeBSD (tout comme une distribution Linux) est accompagné d'un jeu complet de paquetages, comprenant des applications utilisateur, des outils, des utilitaires pour l'utilisateur, des shells, des jeux, de la documentation, des utilitaires pour le développeur, des binaires système ou pour l'utilisateur, et le code source complet. Le site web du projet FreeBSD se trouve à l'adresse http://www.freebsd.org/fr.
Récemment, le système GNU/Linux (et en particulier le noyau Linux) a été propulsé sous les feux de la rampe par les médias. Certains estiment que Linux est le meilleur clone d'UNIX jamais écrit et qu'il sonne le glas d'UNIX, de ses autres clones et des autres systèmes compatibles UNIX disponibles sur le marché. Mais en réalité, ce n'est pas le cas. Remarque : de même que la puissance d'une voiture vient de la qualité de la machine qui tourne sous le capot, de même des fonctionnalités tells que la stabilité, la fiabilité, l'extensibilité et la robustesse d'un système d'exploitation viennent de la structure interne du noyau ou du cœur de ce système d'exploitation. En ce qui me concerne, je pense que les noyaux Linux et FreeBSD sont de grandes œuvres de créativité et des efforts prodigieux ; une comparaison qui en resterait au niveau utilisateur ou au niveau technique n'aurait pas de sens. Dans des situations de pénurie de mémoire, ou bien lorsque celle-ci commence à craquer ou à peiner, le noyau Linux s'écroule. FreeBSD, avec son système VM/Swap (Mémoire virtuelle et échange) optimisé et avancé à l'extrême, vient à la rescousse ! À l'inverse, dans certaines situations, Linux peut avoir deux kilomètres (NDT : pour être précis, un mile, soit 1 609.33 mètres) d'avance sur les performances de FreeBSD. On peut en retenir que le noyau Linux privilégie la simplicité par rapport à un code optimisé à l'extrême et dynamique, mais complexe, tandis que le noyau FreeBSD optimise la performance au moyen d'un code plus complexe et en optimisant profondément le code par le ré-arrangement et la réécriture, de temps en temps, de quelques algorithmes internes et de structures de données capitaux.
Un traitement complet et exhaustif des noyaux Linux et FreeBSD dépasse le cadre de ce guide. Si ce thème intéresse les lecteurs, ils peuvent chercher sur Internet des informations plus précises sur Linux et/ou FreeBSD. Je suggère la lecture du livre « Le Noyau Linux » de Bovet et Cesati pour de plus amples informations sur le fonctionnement interne du noyau Linux, « The Design and Implementation of the 4.4BSD Operating System » pour FreeBSD, OpenBSD etc., et « The Design of the UNIX Operating System » de M. Bach pour la structure interne d'UNIX SVR4.
La famille BSD, outre le grand-frère dominant FreeBSD, comprend également les systèmes d'exploitation OpenBSD, NetBSD, BSD/OS et Darwin. OpenBSD est un système d'exploitation de type UNIX totalement fonctionnel, multi-plates-formes, fondé sur Berkeley Networking Release 2 (Net/2) et 4.4BSD-Lite. L'équipe OpenBSD s'évertue à réaliser ce qu'elle appelle un mode « sécurisé par défaut ». Cela signifie qu'un utilisateur d'OpenBSD doit être sûr que la sécurité de sa machine nouvellement installée ne sera pas compromise. Cet objectif d'un mode « sécurisé par défaut » est atteint en prenant une position proactive sur la sécurité. Les versions de FreeBSD visent la stabilité et la fiabilité dans la pire adversité, tandis que celles de OpenBSD visent la sécurité maximale dans les environnements d'entreprise. Le système d'exploitation OpenBSD a été appelé « le système d'exploitation de type UNIX à sécurité proactive ». Le noyau OpenBSD est profondément optimisé par des fonctionnalités relatives à la sécurité, fournissant ainsi aux utilisateurs les systèmes en temps réel les plus sûrs et les plus résistants aux attaques. Le site du projet OpenBSD se trouve à l'adresse http://www.openbsd.org/fr.
Le système d'exploitation OpenBSD a intégré dans le système de base une puissante cryptographie. Une implémentation totalement fonctionnelle d'IPsec (Internet Protocol Security : Sécurité du protocole Internet) est fournie, aussi bien que le support de protocoles courants comme SSL (Secure Sockets Layer : Couche de sockets sécurisés) et SSH (Secure Shell : Shell sécurisé). Le filtrage du réseau et les outils d'administration tels que le filtrage de paquets, NAT (Network Address Translation : Traduction d'adresses réseau) et le pont (bridging) sont également inclus. Pour satisfaire les demandes de haute performance, le support de la cryptographie matérielle a aussi été ajouté su système de base. OpenBSD fournit autant d'options de sécurité que possible pour permettre à l'utilisateur de jouir en toute sécurité de son ordinateur sans s'en faire un fardeau.
Le noyau NetBSD se concentre sur une conception propre et sur des solutions saines du point de vue de l'architecture. NetBSD supporte un grand nombre de plates-formes matérielles depuis une unique source arborescente, permettant la sortie simultanée d'une version sur toutes les plates-formes, et continue d'attirer les utilisateurs et les développeurs expérimentés malgré son défaut de médiatisation et de distribution commerciale — tout cela grâce au soin porté à la qualité du code. Le noyau des système d'exploitation NetBSD vise la portabilité et essaye de tourner sur le plus de plates-formes possible. Le site du projet NetBSD se trouve à l'adresse http://www.netbsd.org/fr.
Pour parcourir le manuel officiel de FreeBSD, visitez : http://www.freebsd.org/fr
Les sources officielles de FreeBSD sont disponibles par FTP anonyme sur : ftp://ftp.FreeBSD.org/pub/FreeBSD/
Pour une étude comparative de FreeBSD, Linux et Microsoft Windows 2000, consultez ce document sur la page http://people.freebsd.org/~murray/bsd_flier.html
Le tableau suivant expose les cibles privilégiées par chaque système d'exploitation mentionné dans ce guide :
Windows : Demandez à M. Gates en personne... Difficile à deviner !
Linux : Linux vise les fonctionnalités nouvelles, excitantes et mordantes, comme le HyperThreading, l'USB, les NIC (Cartes d'interface réseau) sans fil, etc.
FreeBSD : FreeBSD vise la stabilité et la robustesse, optimisant la base du code du noyau pour obtenir les meilleures performances même avec de lourds chargements réseau.
OpenBSD : OpenBSD vise la sécurité optimale. C'est le système d'exploitation de type UNIX le plus sécurisé grâce à son caractère proactif.
NetBSD : NetBSD vise la portabilité. Tourner sur le plus grand nombre possible de plates-formes est son but principal.
Table des matières
Microsoft Windows est le premier système d'exploitation que j'ai utilisé sur mon ordinateur. J'ai installé MS Windows 98 (SE). Vous pouvez choisir n'importe quel système d'exploitation Microsoft parmi ceux que mentionne la liste ci-dessous. Admettons que vous aussi, vous vouliez utiliser Microsoft Windows 98 (SE) comme premier système d'exploitation. Lisez les informations données dans la section B, « Installation de MS Windows 98 (SE) », et après avoir suivi les instructions données par cette section, continuez avec l'installation de FreeBSD 5.1-RELEASE, OpenBSD 3.2-RELEASE ou NetBSD 1.6.1.
Nous avons donc les sections suivantes :
Section A : Installation de MS Windows 95
Section B : Installation de MS Windows 98 (SE)
Section C : Installation de MS Windows Millennium (ME)
Section D : Installation de MS Windows NT (4.0)
Section E : Installation de MS Windows 2000 (Professionnel)
Section F : Installation de MS Windows XP (Familial/Professionnel)
On peut utiliser les outils Windows fdisk et format pour partitionner un nouveau disque dur non formaté. Je présuppose que vous avez un nouveau disque dur non formaté que vous désirez partitionner et formater pour installer un système d'exploitation Microsoft Windows. Ce dont nous traitons ci-dessous vaut pour Microsoft Windows 95, Microsoft Windows 98 (SE) et Microsoft Windows Millennium (ME). Si vous projetez d'installer Windows NT, Windows 2000 ou Windows XP, sautez cette section et rendez-vous aux parties concernant les sections D, E et F.
Section A: Installation de MS Windows 95
Section B: Installation de MS Windows 98 (SE)
Section C: Installation de MS Windows Millennium (ME)
Ce que nous dirons ci-dessous vaut pour Microsoft Windows 95, Microsoft Windows 98 (SE) et Microsoft Windows Millennium (ME). Ainsi, si vous installez l'un de ceux-ci, lisez d'abord attentivement tout ce qui concerne la description des outils fdisk et format, ainsi que l'explication de la méthode à suivre pour partitionner ou repartitionner un disque dur avec ces outils. Nous aborderons les thèmes suivants :
Comment utiliser les outils Fdisk et Format
Remarques importantes à lire avant d'utiliser les outils Fdisk et Format
Comment partitionner et formater un disque dur maître
Avant d'installer votre système d'exploitation, vous devez d'abord créer une partition primaire sur le disque dur (disque 1) de votre ordinateur, puis formater un système de fichiers sur cette partition. L'outil fdisk est un outil fondé sur MS-DOS que vous pouvez utiliser pour préparer (partitionner) un disque dur. Vous pouvez utiliser l'outil fdisk pour créer, changer, supprimer ou afficher les partitions actuelles sur le disque dur ; ensuite, à chaque espace alloué sur le disque dur (partition primaire, partition étendue, ou lecteur logique) est associée une lettre de périphérique. Le disque 1 peut par exemple contenir une seule partition étendue, et un second disque dur une partition primaire ou étendue. Une partition étendue peut contenir un ou plusieurs lecteurs/partitions logiques MS-DOS.
Après avoir utilisé l'outil fdisk pour partitionner le disque dur, vous pouvez utiliser l'outil format pour formater ces partitions avec un système de fichiers. Le système de fichiers FAT (File Allocation Table : Table d'allocation de fichier) permet au disque dur d'accepter, de stocker et de récupérer des données. Windows 95, Windows 98 (SE), Windows Millennium (ME) et Windows 2000 supportent les systèmes de fichiers FAT16 et FAT32. Quand vous utilisez l'outil fdisk sur un disque dur dont la capacité est supérieure à 512 Mo, vous êtes invité à choisir l'un des systèmes de fichiers suivants : FAT16 ou FAT32. Le système de fichiers FAT16 accepte un maximum de 2 Go pour chaque allocation d'espace ou lettre de lecteur. Par exemple, si vous utilisez le système de fichiers FAT16 et avez un disque dur de 6 Go, vous pouvez avoir trois lettres de lecteur (C, D et E), chacune contenant 2 Go d'espace alloué. Quant au système de fichiers FAT32, il supporte des lecteurs contenant jusqu'à 2 To (téraoctets) et stocke des fichiers sur des sections du disque dur plus petites que celles du système de fichiers FAT16. L'espace disponible sur le disque dur est donc augmenté. Remarque : le système de fichiers FAT32 ne supporte pas les disques durs dont la capacité est inférieure à 512 Mo. Quand vous exécutez les commandes fdisk et format, le MBR (Master Boot Record : Secteur principal d'amorçage) et la FAT sont créés. Le MBR et la FAT contiennent l'indispensable géométrie du disque qui permet au disque dur d'accepter, de stocker et de récupérer des données.
Remarque : je présuppose que vous possédez un ordinateur qui puisse fonctionner sans problème et que vous avez accès à un CD-ROM amorçable de Microsoft Windows. Si vous rencontrez des problèmes avec l'amorçage du CD-ROM ou l'utilisation des disques de démarrage, contactez le fabricant du matériel pour obtenir le(s) pilote(s) de périphérique du CD-ROM. Pour partitionner un disque dur maître, vous devez exécuter la commande fdisk. Insérez d'abord le disque de démarrage dans le lecteur de disquettes, redémarrez votre ordinateur, puis recourez à l'une des méthodes suivantes, selon votre système d'exploitation.
À l'invite de commande, tapez fdisk, puis appuyez sur Entrée. Si la capacité de votre disque dur dépasse 512 Mo, vous recevrez le message suivant : Your computer has a disk larger than 512 MB (La capacité de votre disque dur dépasse 512 Mo). Cette version de Windows inclut un support enrichi des grands disques durs, d'où résulte un usage plus efficace de l'espace disque des grands lecteurs, ce qui permet aux disques dont la capacité dépasse 2 Go d'être formatés comme un lecteur unique.
Si vous activez le support des grands disques et créez de nouveaux lecteurs sur ce disque, vous ne pourrez PLUS accéder au(x) nouveau(x) lecteur(s) au moyen d'autres systèmes d'exploitation, y compris certaines versions de Windows 95 et de Windows NT, aussi bien que des versions antérieures de Windows et de MS-DOS. En outre, les utilitaires disque qui n'ont pas été conçus explicitement pour le système de fichiers FAT32 ne fonctionneront pas avec ce disque. Si vous avez besoin d'accéder à ce disque depuis d'autres systèmes d'exploitation ou d'anciens utilitaires disque, n'activez pas le support des grands disques.
Do you wish to enable large disk support? (Voulez-vous activer le support des grands disques ?)
Si vous voulez utiliser le système de fichiers FAT32, appuyez sur Y puis sur Entrée. Si vous voulez utiliser le système de fichiers FAT16, appuyez sur N, puis sur Entrée. Une fois que vous avez appuyé sur Entrée, le menu des options de fdisk est affiché comme suit :
1. Create DOS partition or Logical DOS Drive 2. Set active partition 3. Delete partition or Logical DOS Drive 4. Display partition information 5. Change current fixed disk drive
Ce qui donne en français :
1. Créer une partition DOS ou un lecteur logique DOS 2. Sélectionner une partition active 3. Effacer une partition ou un lecteur logique DOS 4. Afficher les informations relatives à une partition 5. Changer le lecteur actuel d'un disque fixe
![]() | Avertissement |
|---|---|
Remarque : l'option 5 n'est disponible que si vous avez deux disques durs physiquement présents dans l'ordinateur. |
Appuyez sur 1 pour sélectionner l'option « Créer une partition DOS ou un lecteur logique DOS », puis appuyez sur Entrée. Appuyez sur 1 pour sélectionner l'option « Créer une partition DOS primaire », puis appuyez sur Entrée. Après que vous avez appuyé sur Entrée, vous recevez le message suivant :
Do you wish to use the maximum available size for primary DOS partition? (Voulez-vous utiliser la taille maximale disponible pour la partition DOS primaire ?)
Une fois que vous avez reçu ce message, utilisez l'une des méthodes suivantes, selon le système de fichiers que vous avez sélectionné.
Si vous avez appuyé sur Y pour le système de fichiers FAT32 (lors de la deuxième étape) et que vous voulez que tout l'espace disponible sur le disque soit alloué au lecteur C, appuyez sur Y, puis sur Entrée. Appuyez sur Échap, puis de nouveau sur Échap pour quitter l'outil fdisk et revenir à l'invite de commandes.
Si vous voulez personnaliser la taille des partitions (lettres de lecteur) sur le disque dur, appuyez sur N, puis sur Entrée. Une boîte de dialogue s'affiche, où vous pouvez taper la taille que vous voulez attribuer à la partition primaire, en Mo ou en pourcentage de l'espace disque. Remarque : pour les ordinateurs qui tournent soit sous Windows 98 (SE) soit sous Windows ME, Microsoft recommande d'assigner au moins 500 Mo à la partition primaire. Tapez la taille de la partition que vous voulez créer, puis appuyez sur Entrée. Appuyez sur Échap pour revenir au menu des options. Pour assigner des lettres de lecteur à l'espace restant sur le disque dur, appuyez sur 1, puis sur Entrée. Appuyez sur 2 pour sélectionner l'option « Créer une partition DOS étendue », puis sur la touche Entrée. Vous recevez une boîte de dialogue qui affiche l'espace maximal disponible pour la partition étendue. Vous pouvez ajuster la taille de la partition ou bien utiliser la taille proposée par défaut. Remarque : il est recommandé de choisir l'espace maximal proposé par défaut, mais vous pouvez le diviser en plusieurs lettres de lecteurs. Tapez la taille de l'espace que vous voulez, appuyez sur Entrée, puis sur Échap. Le menu « Création de lecteur(s) logique(s) DOS dans la partition DOS étendue » s'affiche. C'est le menu que vous pouvez utiliser pour allouer l'espace disque restant aux lettres de lecteurs supplémentaires. Tapez la taille de l'espace disque que vous voulez allouer à la prochaine lettre de lecteur dans la boîte « Entrez la taille du lecteur logique en Mo ou en pourcentage de l'espace disque », puis appuyez sur Entrée. Après cela, vous devez activer la partition depuis laquelle vous prévoyez d'amorcer l'ordinateur. En général, il s'agit du lecteur C. Appuyez donc sur 2 pour sélectionner l'option « Choisir la partition active », puis entrez le nombre correspondant à la partition que vous voulez activer.
Après que vous avez créé les partitions, vous devez les formater pour y accéder et les utiliser. Si vous utilisez un disque de démarrage de Windows 95, une invite de commande s'affiche et vous pouvez passer à l'étape 2. Si vous utilisez un disque de démarrage de Windows 98 Second Edition ou de Windows ME, choisissez l'option « Démarrer l'ordinateur sans le support du CD-ROM » lorsque le menu de démarrage de Windows 98 s'affiche. Lorsqu'une invite de commande s'affiche, tapez
format c:
puis appuyez sur Entrée. Cette commande formate le lecteur C (ou bien votre lecteur actif). Pour toutes les autres partitions, tapez format lecteur: (remplacez le mot lecteur par la lettre de la partition que vous voulez formater).
![]() | Avertissement |
|---|---|
Remarque : dans cette section, je parle du partitionnement d'un disque dur au moyen de l'utilitaire Microsoft fdisk afin de fournir aux plus débutants des informations générales sur la façon dont on partitionne et formate un nouveau lecteur de disque dur. |
Section D: Installation de MS Windows NT (4.0)
Section E: Installation de MS Windows 2000 (Professionnel)
Section F: Installation de MS Windows XP (Familial/Professionnel)
Pour installer l'un des trois systèmes d'exploitation mentionnés ci-dessus, utilisez d'abord l'outil fdisk pour partitionner votre disque dur. Vient ensuite le choix du type de système de fichiers.
Lors de la nouvelle installation de Windows NT, 2000 ou XP, vous pouvez choisir quel système de fichiers votre ordinateur devra utiliser. Sur mon autre PC, j'utilise Microsoft Windows XP Professionnel, qui supporte les systèmes de fichiers suivants :
FAT32 : Une version améliorée du système de table d'allocation de fichiers (FAT), qui est standard sur tous les systèmes d'exploitation Windows depuis les dernières versions (32 bit) de Windows 95. Le système FAT32 peut être utilisé sur de grands disques, de 512 Mo à 32 Go.
NTFS : le système de fichiers NT est utilisé sous les systèmes d'exploitation Windows NT, Windows 2000 et Windows XP. NTFS apporte une amélioration de la robustesse, de la stabilité et de la sécurité, et supporte de grands disques, jusqu'à une capacité de 2 To.
![]() | Avertissement |
|---|---|
Attention, très important : la conversion vers NTFS est irréversible ; si vous convertissez votre système de fichiers FAT ou FAT32 en NTFS, vous ne pourrez plus le faire revenir à FAT. |
Si vous ne savez pas quel système de fichiers utiliser, je vous suggère FAT32. Si vous voulez changer de système de fichiers, voici quelques recommandations :
utilisez FAT32 si la capacité de votre disque dur est inférieure à 32 Go ;
utilisez FAT32 si vous voulez installer plus d'un système d'exploitation sur votre ordinateur ;
utilisez NTFS si la capacité de votre disque dur est supérieure à 32 Go et que vous n'utilisez qu'un système d'exploitation sur votre ordinateur ;
utilisez NTFS si vous voulez que vos fichiers soient sécurisés ;
utilisez NTFS si vous avez besoin d'une meilleure compression du disque dur.
Vous pouvez choisir le système de fichiers que vous voulez. Après avoir effectué ce choix, procédez à l'installation de Windows NT/2000/XP normalement. Après l'installation, n'hésitez pas à configurer votre nouveau système.
En voilà assez pour les différents systèmes d'exploitation Microsoft Windows. Voyons maintenant plus précisément comment nous allons partitionner le disque dur. Comme mentionné ci-dessus, nous utilisons Microsoft fdisk, créons une partition DOS primaire d'environ 2 000 Mo (2 Go). Sur mon ordinateur personnel, j'ai une partition primaire de 999 Mo qui contient Microsoft Windows 98 (SE). J'ai utilisé un si petit espace car je ne travaille presque pas sous Windows, ce qui me permet de réserver de l'espace pour FreeBSD et Linux ! Vous pouvez choisir un peu plus d'espace si vous en avez envie. Après la création de cette partition, n'oubliez pas de la formater au moyen de l'outil format. Sur mon ordinateur, j'ai une partition primaire FAT32.
Après avoir créé cette partition primaire (disons, de 999 Mo), nous n'avons pas besoin de créer d'autres partitions au moyen de l'outil Microsoft fdisk. Par exemple, j'ai un disque dur Maxtor de 20.0 Go. Je crée une partition primaire d'environ 1 000 Mo au moyen de fdisk. Vous vous demanderez : que deviennent les 19 Go restant ? Eh bien, la réponse est simple. Je les laisse intacts car je diviserai l'espace disponible en deux moitiés pour installer FreeBSD, OpenBSD ou NetBSD d'une part, et Linux de l'autre, au moyen de l'éditeur de partitions FreeBSD, OpenBSD ou NetBSD, lors de l'installation de FreeBSD 5.1-RELEASE, de OpenBSD 3.2-RELEASE ou de NetBSD 1.6.1. Donc, pas d'inquiétude, vous pouvez me faire confiance : je vous promets que si vous suivez bien les instructions de ce guide, pas un Mo de votre disque dur ne sera gaspillé.
Avant de quitter cette section pour la suivante, où nous installerons et configurerons FreeBSD 5.1-RELEASE, OpenBSD 3.2-RELEASE ou NetBSD 1.6.1, je voudrais clore ce chapitre par une vérification des partitions. Après cette étape, j'ai la table de partitions suivante sur mon ordinateur, telle que Microsoft fdisk la présente :
Display Partition Information Partition Status Type Volume_Label Mbytes System Usage C:1 A PRI DOS WIN 1000 FAT32 5%
Ceci fait, réinitialisez votre ordinateur et installez le système d'exploitation Windows de votre choix au moyen d'un CD-ROM initialisable de Windows. Procédez à la configuration normale du système et ouvrez une session sous Windows pour vérifier que tout fonctionne bien. C'est tout pour cette section ; faites une pause, prenez un café et passez au chapitre suivant : Installation de FreeBSD 5.1-RELEASE.
Table des matières
Ce chapitre traite de l'installation de FreeBSD 5.1-RELEASE et du démarrage multiple de l'ordinateur, de façon à ce qu'il puisse réussir à coexister avec le système d'exploitation Windows précédemment installé. Comme l'installation de Windows, celle-ci aura lieu à partir d'un CD-ROM. Les experts peuvent, comme à l'accoutumée, procéder sans assistance. Quant aux petits nouveaux, lisez attentivement la Foire Aux Questions pour FreeBSD 2.x, 3.x et 4.x sur le Projet de Documentation FreeBSD à l'adresse http://www.freebsd.org/fr. Pour un suivi, étape après étape, de la procédure d'installation de FreeBSD, avec des captures d'écran, reportez-vous au chapitre 2 du Manuel FreeBSD à l'adresse http://www.freebsd.org/doc/fr_FR.ISO8859-1/books/handbook/index.html : « Installation de FreeBSD ». Cette documentation, ainsi que d'autres disponibles depuis la page d'accueil du projet FreeBSD, couvre d'une façon exhaustive et extensive tous les aspects relatifs aux logiciels FreeBSD. Glanez le plus d'informations possible sur ce site avant de suivre les instructions données par ce guide.
Remarque : à l'heure où j'écris ces lignes, il existe deux branches parallèles du développement du système d'exploitation FreeBSD. La dernière version stable (STABLE) est FreeBSD 4.9, tandis que la dernière version en cours (CURRENT) est FreeBSD 5.1. Dans ce chapitre, nous aborderons quelques aspects théoriques de l'installation de FreeBSD 5.1-RELEASE, le partitionnement de disque (plus connu sous le nom de tranchage (slicing) dans la terminologie FreeBSD), puis nous passerons à l'installation en elle-même.
Avant d'installer FreeBSD, il convient de se renseigner sur ce que FreeBSD appelle le « tranchage ». Si vous savez déjà tout cela, n'hésitez pas à sauter cette partie et à passer directement à la section intitulée « Résumé des étapes d'installation ».
Le système d'exploitation FreeBSD partitionne un disque dur et étiquette ses partitions selon un schéma très particulier, similaire aux autres systèmes d'exploitation UNIX fondés sur BSD, tels que NetBSD, OpenBSD, Ultrix, Digital Unix et SunOS. Voyons comment le logiciel FreeBSD tranche votre disque dur puis y crée des partitions. Chaque partition qui contient un système de fichiers est conservée dans ce que FreeBSD appelle une tranche (slice). Le mot de tranche est le terme employé par FreeBSD pour désigner ce que nous appelions plus haut des partitions. Les tranches sont numérotées de 1 à 4 (dans la terminologie de Windows, elles seraient appelées partitions primaires numérotées de 1 à 4). Remarque : une partition primaire dans Windows renvoie à une tranche dans la terminologie de FreeBSD, et une partition étendue contenant des lecteurs logiques de disque est simplement appelée partition dans FreeBSD. Un lecteur de disque logique contenu dans une partition étendue peut donc aussi être appelé une tranche logique contenue dans une tranche physique. Cela peut paraître un peu barbare, mais plus tôt vous serez habitué à ces termes, mieux ce sera !
Venons-en à l'essentiel. Il existe quelques systèmes d'exploitation qui peuvent démarrer même si les fichiers de démarrage qui leur correspondent sont conservés dans le lecteur de disque logique d'une partition étendue. Pour FreeBSD, ce n'est pas le cas. FreeBSD a absolument besoin de l'une des tranches, c'est-à-dire des quatre entrées dans la table des partitions du disque dur de votre ordinateur, ce qui dans la terminologie de Windows serait appelé une partition primaire. FreeBSD utilise ensuite un programme appelé disklabel (étiquetage de disque) pour créer jusqu'à 8 partitions dans cette tranche.
![]() | Avertissement |
|---|---|
Remarque : vous ne pouvez pas installer FreeBSD sur une partition étendue créée par Linux (ou DOS/Windows). |
FreeBSD étiquette les disques durs et les partitions de la façon suivante :
Le premier disque dur IDE (disque primaire maître) — /dev/ad0
Le deuxième disque dur IDE (disque primaire esclave) — /dev/ad1
Le troisième disque dur IDE (disque secondaire maître) — /dev/ad2
Le quatrième disque dur IDE (disque secondaire esclave) — /dev/ad3
Quant aux disques SCSI, FreeBSD les étiquette également.
Premier disque dur SCSI (disque primaire maître) — /dev/da0
Deuxième disque dur SCSI (disque primaire esclave) — /dev/da1
Troisième disque dur SCSI (disque secondaire maître) — /dev/da2
Quatrième disque dur SCSI (disque secondaire esclave) — /dev/da3
Parlons maintenant du schéma de partitionnement sous FreeBSD. Il est identique à celui de Linux, à ceci près que les partitions reçoivent des noms différents. Dans FreeBSD, on prend d'abord un disque dur particulier, qu'il soit IDE ou SCSI. Puis l'on considère les partitions qui y sont contenues. Par exemple, les partitions sur un lecteur IDE sont appelée comme suit (on prendra l'exemple de /dev/ad0) :
Première partition primaire — /dev/ad0s1
Deuxième partition primaire — /dev/ad0s2
Troisième partition primaire — /dev/ad0s3
Quatrième partition primaire — /dev/ad0s4
Les lecteurs mentionnés ci-dessus peuvent tout aussi bien contenir des partitions. FreeBSD les étiquette également, et chaque étiquette a un point de montage qui lui correspond en propre. Prenons un exemple. Le disque dur d'un ordinateur s'appelle /dev/ad0 et contient deux tranches ; la première tranche est une partition FAT32 et la seconde une partition BSD/i386 qui contient quatre tranches logiques (lecteurs de disque logique). À quoi ressemblerait alors la table des partitions ? FreeBSD la représenterait comme suit :
/dev/ad0
/dev/ad0s1
/dev/ad0s2
/dev/ad0s2a
/dev/ad0s2b
/dev/ad0s2e
/dev/ad0s2f
Ici, les points de montage sont les suivants :
a = / (le répertoire racine)
b = le système de fichiers d'échange (swap)
e = /var
f = /usr
Les systèmes de fichiers Microsoft Windows utilisent les systèmes de fichiers FAT16, FAT32, NTFS 4.0 et NTFS 5.0. NTFS 5.0, récemment sorti, est implémenté dans tous les systèmes d'exploitation Windows 2000. Le noyau Linux utilise nativement le Troisième Système de fichiers étendu, appelé ext3fs. Linux supporte également les systèmes de fichiers ext (désormais obsolète, il n'est plus supporté) et ext2. Le Deuxième Système de fichiers étendu (ext2fs) est un système de fichiers avancé, hiérarchisé, développé pour le système d'exploitation Linux, qui inclut des fonctionnalités avancées telles que la taille maximale de 2 Go pour un fichier, la taille maximale de 255 caractères pour le nom d'un fichier, et le support de trois champs d'heure et de date. Il s'agit des dates de création, de dernière modification et de dernier accès. Le système de fichiers ext3 a hérité de toutes ses fonctionnalités, en y ajoutant l'implémentation de l'architecture du Système de fichiers journalisé (Journaled File System, JFS) de IBM. L'architecture JFS garantit l'intégrité des données conservées sur un disque dur en cas d'arrêt brutal, dû par exemple à une panne de courant. Un système de fichiers journalisé maintient un journal de tous les événements de lecture et d'écriture ; ce journal active la restauration du disque à son dernier état stable et permet la restauration la plus complète possible des données qui n'ont été écrites que partiellement.
Le système d'exploitation FreeBSD utilise essentiellement l'architecture du système de fichiers UNIX (UFS) comme système de fichiers de base. L'Université de Berkeley en a fait plusieurs améliorations, que l'on appelle Berkeley Improvements (Améliorations de Berkeley) ou Berkeley Extensions (Extensions de Berkeley). Le système de fichiers actuellement utilisé par FreeBSD comme système de fichiers natif est souvent appelé Fast Filesystem (FFS : système de fichiers rapide) en raison de la grande rapidité des accès aux données, en lecture comme en écriture. Son architecture est un peu plus compliquée que l'ext2fs de Linux. Elle offre un meilleur moyen de garantir l'intégrité des données du système de fichiers, principalement avec l'option de mises à jour facile. Cette option réduit le nombre d'E/S (entrées/sorties) synchrones et augmente celui des E/S asynchrones, car l'écriture sur un système de fichiers UFS n'est pas synchronisée sur la base du secteur mais selon la structure du système de fichiers. Cela garantit la cohérence du système de fichiers entre deux mises à jour.
Le système de fichiers FreeBSD supporte également les drapeaux (flags) de fichiers, ce qui peut mettre hors d'état de nuire tout intrus potentiel avec ses pièges. Vous pouvez ajouter de nombreux drapeaux à un fichier, comme le drapeau d'immuabilité. Le drapeau d'immuabilité (schg) n'autorise aucune modification du fichier ou du répertoire, à moins que vous ne le supprimiez. Parmi les autres drapeaux figurent ajout seulement (sappnd), interdiction d'effacer (sunlnk), et archivage (arch). En les combinant avec l'option de niveau de sécurité du noyau, vous obtenez un système impénétrable. En résumé, le noyau FreeBSD utilise la fonctionnalité UFS = UFS + FFS + mises à jour faciles (Softupdates) + dirpref + dirhash pour conserver et restaurer les données sur le disque.
Maintenant que nous avons traité le schéma de partitionnement et les systèmes de fichiers de FreeBSD, il est temps que nous en venions à l'installation elle-même de FreeBSD. Pour un suivi exhaustif, étape après étape, de l'installation de FreeBSD, je vous renvoie au guide d'installation proposé sur le site web du Projet FreeBSD. Comme dans le chapitre précédent, je ne rappellerai que les principales étapes de l'installation. Suivez ces étapes pour installer FreeBSD sur votre ordinateur et le configurer pour le démarrage multiple :
Nous avons un ordinateur tournant sous un système d'exploitation Microsoft Windows. Sur mon PC, il s'agit de Windows 98 (SE). J'insère un CD-ROM initialisable de FreeBSD 5.1-RELEASE dans le lecteur de CD-ROM et réinitialise le système.
L'ordinateur démarre, lit le CD-ROM, affiche les messages habituels relatifs à la vérification du matériel et vous présente un écran où vous pouvez choisir une liste d'options. Lancez le FreeBSD System Installation and Configuration Utility (Utilitaire d'installation et de configuration du système FreeBSD). Dans FreeBSD, cet utilitaire s'appelle /stand/sysinstall.
Une fois que l'écran de /stand/sysinstall apparaît, sélectionnez une installation Novice, Personnalisée (Custom) ou Express. J'ai choisi l'installation Custom car c'est elle qui offre la plus grande flexibilité. Aux novices, je suggère de suivre l'installation Recommandée. Procédez comme d'habitude, jusqu'au moment où vous arrivez à l'éditeur FreeBSD fdisk.
Choisissez l'espace inutilisé et créez deux partitions de tailles à peu près égales. Deux tranches seront ainsi créées, outre celle qui existe déjà. L'une sera utilisée pour installer FreeBSD, l'autre, plus tard, pour Red Hat Linux. Si vous avez une connaissance moyenne ou experte de FreeBSD, vous ne devriez pas rencontrer de problème. Après la création de ces deux partitions, il ne devrait plus y avoir d'espace libre sur votre disque dur. Sortez en sauvegardant tous les changements, et lancez comme d'habitude l'éditeur d'étiquettes disque (disklabel) de FreeBSD. Remarque : pendant la création de la tranche Linux, l'identifiant (ID) du système de fichiers devrait être 131. Cela crée un système de fichiers Linux natif (le système de fichiers ext2fs). Autrement, le système de fichiers UFS de FreeBSD serait créé par défaut.
L'écran suivant vous permet d'installer un gestionnaire de démarrage. Comme Microsoft Windows 98 (SE) écrase le Master Boot Record (MBR), empêchant le démarrage de tout autre système d'exploitation, vous devriez choisir d'installer le gestionnaire de démarrage de FreeBSD dans le MBR de votre disque dur. J'ai installé FreeBSD côte à côte avec un autre système d'exploitation sur un même disque dur, et j'ai choisi que FreeBSD lance l'autre système d'exploitation lorsque j'allume l'ordinateur. C'est pourquoi j'ai installé le gestionnaire de démarrage de FreeBSD dans le MBR. Ceci fait, nous entrons dans l'éditeur disklabel de sysinstall (Sysinstall Disklabel Editor).
L'éditeur Disklabel de Sysinstall représente la partition Windows FAT32 déjà existante. Remarque : FreeBSD donne à cette partition le nom d'une tranche FreeBSD mais sans point de montage approprié. Ici, je créerai les partitions logiques pour la tranche FreeBSD, à savoir /dev/ad0s2.
Sur mon PC, la partition Windows FAT32 est appelée /dev/ad0s1 (C: sous DOS). En d'autres termes, il s'agit de la première tranche du disque dur IDE de mon ordinateur. Disklabel peut créer automatiquement des partitions à votre place et leur allouer une taille par défaut si vous appuyez sur la touche A. Selon la taille du disque et les objectifs de votre installation de FreeBSD, la taille par défaut peut être appropriée ou non. En ce qui me concerne, la plupart du temps, ça me convient. Pour citer le Manuel FreeBSD,
« ... À partir de FreeBSD 4.5, le partitionnement par défaut alloue au répertoire /tmp sa propre partition au lieu de lui faire partager la partition / ; cela permet d'éviter de remplir la partition / avec des fichiers temporaires... »
Une fois que les tranches ont été créées et que les partitions contenues dans la tranche FreeBSD ont été choisis et créées, nous en venons à choisir qu'installer sur le système. Selon l'utilisation que vous prévoyez et des ressources dont vous disposez, vous devez faire les bons choix sur ce que vous installerez ou non. Par exemple M. A veut jeter un coup d'œil à FreeBSD 5.1-RELEASE pour le seul plaisir. Eh bien, une installation minimale (Minimal Install) sera le meilleur choix pour lui. Il lui permet d'économiser du temps et de l'espace disque. Son frère, M. B, est un développeur du noyau de haut vol. Il veut accéder à la documentation, aux binaires complets du système et au code source du noyau. Il sera parti pour une distribution taillée sur mesures pour un développeur de noyau (Kern-Developer). Si vous avez suffisamment de ressources à votre disposition ou bien s'il s'avère que vous ne voulez installer des paquetages ultérieurement ni au moyen de l'outil pkg_add, ni à la main à partir des collections de ports, vous pouvez toujours vous engager dans une installation intégrale (All). Cela installerait tout sur le système. Nous voyons donc que les options prédéfinies couvrent un large éventail, de la configuration la plus petite possible (Minimal) à l'installation intégrale (All). Les novices sous UNIX et/ou FreeBSD devraient presque absolument choisir l'une de ces options prédéfinies. Remarque : si vous voulez avoir une interface interface graphique utilisateur (GUI), il faut choisir une distribution précédée d'un X. La configuration de XFree86 et la sélection d'un bureau par défaut fait partie des étapes ultérieures à l'installation.
Choisissez ensuite le média d'installation depuis la liste des choix disponibles. Je présuppose que, comme moi, vous installez FreeBSD depuis un CD/DVD-ROM local. Au moyen des touches fléchées, mettez en valeur Install from a FreeBSD CD/DVD (Installer depuis un CD/DVD FreeBSD), et appuyez sur Entrée pour procéder à l'installation. Si vous voulez procéder à une autre sorte d'installation, choisissez l'option appropriée et suivez-en les étapes.
Ensuite apparaît l'écran Committing to the Installation (Procéder à l'installation). Il vous est demandé si vous êtes sûr de vouloir installer FreeBSD sur ce système ou non. Sélectionnez [ Yes ] et appuyez sur Entrée. L'installation peut maintenant avoir lieu. Remarque : c'est là votre dernière chance d'éviter que l'installation ne modifie votre disque.
Le délai d'installation varie selon la distribution choisie, le média d'installation utilisé, et la vitesse de l'ordinateur. Une série de messages s'affichera, indiquant l'état d'avancée. L'installation est achevée lorsque le message suivant s'affiche :
Congratulations! You now have FreeBSD installed on your system (Félicitations ! FreeBSD est désormais installé sur votre système).
Viennent ensuite les étapes post-installation. En général, cela comprend la configuration du périphérique réseau, la configuration de la passerelle, la configuration des services Internet, le FTP anonyme, le serveur NFS, le client NFS, le choix d'un profil de sécurité, les paramètres de la console système, le paramétrage de la zone horaire, l'ajout d'utilisateurs et de groupes, etc. Pour un traitement exhaustif de chaque étape au moyen de captures d'écran très utiles, je vous renvoie au Manuel FreeBSD à l'adresse http://www.freebsd.org/fr.
Une fois que vous avez suivi les étapes post-installation, sortez de l'utilitaire système d'installation /stand/sysinstall, sortez le CD-ROM, et réinitialisez le système. Au redémarrage de votre ordinateur, comme vous avez installé le chargeur de démarrage FreeBSD dans le MBR (Secteur principal d'amorçage) de votre disque dur, vous devriez normalement voir l'invite suivante sur votre écran. Elle affiche quelque chose comme : F1 DOS, F2 FreeBSD, F3 Linux, chacun se trouvant sur une ligne distincte. Le choix par défaut « Default: F1 » s'affiche également. FreeBSD utilise par défaut une amorce à trois niveaux, et c'est en fait le bloc de démarrage précédent, appelé /boot/boot0, situé sur le MBR, la partie spéciale du disque, que l'amorce du système cherche et exécute ; cette partie montre simplement une liste des tranches amorçables.
Appuyez sur F1 pour démarrer Microsoft Windows. Sur mon ordinateur, j'ai pu lancer correctement Windows 98 (SE). Jusque là, tout va bien ! J'ai redémarré et appuyé cette fois sur F2, et j'ai pu également lancer FreeBSD sans problème. Bingo ! Vous avez déjà un système à démarrage double qui utilise le chargeur de démarrage de FreeBSD pour démarrer deux systèmes d'exploitation.
Selon la configuration de votre ordinateur, vous recevrez des messages de démarrage sur votre écran lorsque vous démarrerez FreeBSD pour la première fois. Bien que les messages d&eacut