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<!ENTITY auteur     "subhasish SOULIGNÉ g CHEZ rediffmail POINT com">
]>


<book lang="fr">
<bookinfo>

<title>Guide d'installation Windows+BSD+Linux</title> 

<subtitle>Version française du 
<foreignphrase lang="en">Windows+BSD+Linux Installation Guide</foreignphrase>
</subtitle>

<releaseinfo>Version&nbsp;: 1.3.2.fr.1.0</releaseinfo>

<pubdate>18 mars 2005</pubdate>

<authorgroup>

<author>
<firstname>Subhasish</firstname> <surname>Ghosh</surname>
<email>&auteur;</email>
</author>

<othercredit role='converter'>
<firstname>Gerardo</firstname> 
<surname>Arnaez</surname>
<contrib>Conversion du HTML en Docbook XML 4.2 </contrib> 
</othercredit>

<othercredit role='reviewer'>
<firstname>Stephen</firstname>
<surname>Keeling</surname>
<contrib>Relecture de l'anglais, formatage du source XML
</contrib> 
</othercredit>

<othercredit role='traduction' class='translator'>
<firstname>Baptiste</firstname>
<surname>Mélès</surname>
<contrib>Adaptation française</contrib>
<email>baptiste POINT meles CHEZ ens POINT fr</email>
</othercredit>

<othercredit role="relecture" class="translator">
<firstname>Alice</firstname>
<surname>Martin</surname>
<contrib>Relecture de la version française</contrib>
<email>alice CHEZ ouebe POINT org</email>
</othercredit>

<othercredit role="publication" class="copyeditor">
<firstname>Jean-Philippe</firstname>
<surname>Guérard</surname>
<contrib>Préparation de la publication de la v.f.</contrib>
<email>fevrier CHEZ tigreraye POINT org</email>
</othercredit>
                    
</authorgroup>


<revhistory>

<revision>
<revnumber>1.3.2.fr</revnumber>
<date>2005-03-18</date>
<authorinitials>BM, XX, JPG</authorinitials>
<revremark>Première adaptation française.</revremark>
</revision>

<revision>
<revnumber>1.3.2</revnumber>
<date>2004-07-02</date>

<revremark>Modifications mineures (liens, reformatage, conversion des
listes numérotées à la main en listes ordonnées).

(<emphasis lang="en">Minor edits (ulinks, reformatting, manually numbered
itemized lists converted to ordered lists).</emphasis>)

</revremark> 
</revision>

<revision>
<revnumber>1.3.1</revnumber>
<date>2004-4-18</date>

<revremark>Deuxième révision du langage pour TLDP, reformatage majeur du
source XML.

(<emphasis lang="en">Second Language Review for TLDP, major XML source
reformatting.</emphasis>)

</revremark>
</revision>

<revision>
<revnumber>1.3</revnumber>
<date>2004-4-18</date>
<authorinitials>GEA</authorinitials>
<revremark>Conversion initiale en XML par Gerardo Arnaez. Je pense qu'il
est possible que j'aie effacé quelques phrases pendant la conversion. Il
faut encore que l'on mette les URL.

(<emphasis lang="en">Initial conversion to XML by Gerardo Arnaez. I think
I may have deleted some sentences while converting. URLs still need to be
put in.</emphasis>)
</revremark> 
</revision>

<revision>
<revnumber>1.2.2</revnumber>
<date>2004-06-08</date>
<authorinitials>GEA</authorinitials>

<revremark>J'ai fait un peu de ménage après avoir converti le document en
XML.

(<emphasis lang="en">I have done some more cleaning up after converting doc
to XML.</emphasis>)

</revremark>	 
</revision>

<revision>
<revnumber>1.2</revnumber>
<date>2004-01-5</date>

<revremark>Mise à jour du chapitre «&thinsp;Résolution de
problèmes&thinsp;». Les informations sur Linux ont été mises à jour pour
couvrir Red Hat Linux 8.0 (Psyche Edition) et celles sur FreeBSD pour
couvrir FreeBSD 5.1-RELEASE.

(<emphasis lang="en">Troubleshooting Chapter updated. Information on Linux
updated to cover Red Hat Linux 8.0 (Psyche Edition) and FreeBSD to FreeBSD
5.1-RELEASE.</emphasis>)

</revremark> 
</revision>

<revision>
<revnumber>1.1</revnumber>
<date>2004</date>
<revremark>Réalisation de corrections&thinsp;; ajout d'informations. Mise à
jour des informations sur FreeBSD pour couvrir la version 4.8. Ajout du
chapitre «&thinsp;Installation de NetBSD 1.6.1&thinsp;» et réalisation de
quelques modifications mineures dans le guide. 

(<emphasis lang="en">Corrections made and information added. Information
on FreeBSD -RELEASE updated to cover 4.8-RELEASE. Chapter
Installing NetBSD 1.6.1 added and a few minor modifications
made to the guide.</emphasis>)</revremark> 
</revision>

<revision>
<revnumber>1.0</revnumber>
<date>2004</date>
<revremark>Version initiale, revue par le Projet de Documentation Linux
(TLDP). Réalisation de quelques changements de structure&thinsp;;
corrections mineures&thinsp;; ajout des chapitres «&thinsp;Résolution de
problèmes&thinsp;» et «&thinsp;Installation d'OpenBSD 3.2-RELEASE&thinsp;».  

(<emphasis lang="en">Initial release, reviewed by Linux Documentation
Project (TLDP). A few structural changes and minor corrections
made; Chapters Troubleshooting and Installing OpenBSD
3.2-RELEASE added.</emphasis>)</revremark> 
</revision>

</revhistory>

<abstract>
<para>
Ce document explique comment installer et configurer trois systèmes
d'exploitation différents sur le même disque dur. Vous pouvez les choisir
parmi Microsoft Windows 95, 98 (Second Edition), Millennium Edition (ME),
NT, 2000, XP, FreeBSD 5.1-RELEASE, OpenBSD 3.2-RELEASE, NetBSD 1.6.1, et
Linux. Le démarrage multiple n'y est traité que pour les architectures
Intel, et nous avons privilégié le chargeur de démarrage GNU GRUB.

</para>
</abstract>

</bookinfo>

<preface>

<title>Préface</title>

<section>

<title>Avertissement</title>

<important>
<para>
Dans la section «&thinsp;Organisation&thinsp;», vous devez choisir entre
l'exécution du chapitre «&thinsp;Installation de FreeBSD
5.1-RELEASE&thinsp;», du chapitre «&thinsp;Installation de OpenBSD
3.2-RELEASE&thinsp;» ou du chapitre «&thinsp;Installation de NetBSD
1.6.1&thinsp;».

</para> </important> </section>

<section>

<title>Avertissements du traducteur</title>

<para>

Ma configuration diffère légèrement de celles que propose ce
guide&nbsp;: j'ai Debian GNU/Linux et Mandrake Linux au lieu de Red Hat
Linux, et FreeBSD pour seul BSD (sans OpenBSD ni NetBSD).  Je vous
serais donc reconnaissant de me signaler toute erreur ou inexactitude
dans la traduction, en particulier pour les systèmes dont je n'ai pas
directement eu l'expérience. D'une manière générale, n'hésitez pas à me
faire parvenir tout commentaire relatif à la version française de ce
document à l'adresse

<email>baptiste POINT meles CHEZ ens POINT fr</email>,

en précisant le titre, la date et la version du document.

</para>

<para>
En cas de doute ou d'ambiguïté, reportez-vous à la version originale en
anglais de ce document, et prévenez-moi en indiquant la version du document.

</para>

<para>
La plus récente version française de ce document est disponible à l'adresse
<ulink url="&guide;Win+BSD+Linux-Install-HOWTO/"/>.

</para>

<para>
La plus récente version originale de ce document est disponible à l'adresse
<ulink
url="http://www.tldp.org/LDP/sag/html/Win+BSD+Linux-Install-HOWTO/"/>.

</para>
</section>
</preface>

<chapter>

<title>Introduction</title>

<section>

<title>Objectif de ce guide</title>

<para>
Beaucoup d'entre nous préfèrent n'utiliser qu'un seul système
d'exploitation pour mener à bien leurs tâches quotidiennes sur leurs
ordinateurs personnels&thinsp;; mais il peut arriver que l'on veuille
installer deux systèmes d'exploitation, ou plus, sur un même
ordinateur. Mettons que vous deviez utiliser MATLAB&thinsp;6.0 pour vos
applications technologiques, concevoir, programmer et implémenter un site
utilisant PHP et une base de données en arrière-plan utilisant MySQL (comme
partie d'un projet de développement d'une application destinée à une
entreprise), ainsi qu'apprendre à configurer un pare-feu filtrant les
paquets au moyen de IPFW. Dans ce cas précis, le logiciel MATLAB tourne
sous la plate-forme Microsoft Windows, la base de données que vous voulez
implémenter sous le système d'exploitation Linux, et pour conclure en
beauté, votre professeur, à l'université, enseigne <quote>comment
configurer un pare-feu filtrant les paquets au moyen de IPFW</quote> en
utilisant le logiciel correspondant du système d'exploitation FreeBSD. Dans
de telles situations, vous pouvez en toute sérénité vous reposer sur le
mécanisme du <quote>démarrage multiple</quote>, et bien sûr vous reporter
de temps en temps à ce guide.

</para>

<para>
Ce document, présenté sous la forme d'un guide, a pour objectif d'aider
ceux qui, parmi les utilisateurs de Windows, de Linux et de
FreeBSD/OpenBSD/NetBSD, croient en <quote>la valeur pédagogique de la
pratique</quote>. La théorie des systèmes de démarrage multiple n'est pas
une science exacte. C'est en tombant sur un document, en le lisant, en le
trouvant intéressant, en le mettant en pratique, en faisant des erreurs et
en réalisant finalement votre objectif que vous apprendrez&thinsp;; c'est
ainsi que j'ai appris. C'est ainsi que les experts d'Unix ont appris depuis
toujours. Au terme de la lecture de ce guide, vous devriez avoir une
compréhension claire des notions de base dont la maîtrise est nécessaire
pour réussir à installer et à configurer trois systèmes d'exploitation
différents sur le même disque dur. J'ai fait de mon mieux pour expliquer
chacune de ces notions dans une langue claire, simple et aisément
compréhensible.

</para>

<para> La plupart des guides pratiques et des guides disponibles sur
Internet pour les systèmes d'exploitation Linux, FreeBSD et OpenBSD sont
incomplets, car ils laissent au lecteur la charge de s'occuper lui-même de
la plus majeure partie des difficultés. Dans ce guide, j'illustre chaque
étape, faisant ainsi de l'ensemble de la marche à suivre une simple
promenade.

</para>

</section>

<section>

<title>Qu'est-ce que le démarrage multiple&thinsp;?</title>

<para>
Le Nouveau Dictionnaire Webster du Monde Informatique (9è édition) de Bryan
Pfaffenberger définit le terme <quote>démarrage double</quote>
(<quote>dual-booting</quote>) de la façon suivante&nbsp;: <quote>Choix
laissé à l'utilisateur, au démarrage d'un ordinateur, entre deux systèmes
d'exploitation.  </quote>

C'est rigoureusement exact. En nous appuyant sur cette définition, nous
pouvons fournir notre propre définition du <quote>démarrage
multiple</quote> ou d'un système à démarrage multiple, à savoir&nbsp;:
choix laissé à l'utilisateur, au démarrage d'un ordinateur, parmi un nombre
de systèmes d'exploitation supérieur à deux.

</para>

<para>
Ce document explique comment réussir à installer et à configurer trois
systèmes d'exploitation sur le même disque dur, permettant ainsi à
l'ordinateur d'être un système à démarrage multiple. Les systèmes
d'exploitation choisis pour cette illustration sont&nbsp;: Microsoft
Windows 95/98 (Second Edition)/Millennium Edition (ME)/NT/2000/XP, FreeBSD
5.1/OpenBSD 3.2-RELEASE/NetBSD 1.6.1 et Linux Red Hat 8.0. J'installerai
d'abord un système d'exploitation Microsoft Windows, puis FreeBSD
5.1-RELEASE, OpenBSD 3.2-RELEASE ou encore NetBSD 1.6.1, et enfin
conclurai par l'installation de Red Hat Linux 8.0 (Psyche). J'utilise GNU
GRUB comme chargeur de démarrage pour ces trois systèmes d'exploitation.

</para>

</section>

<section>

<title>Avantages et inconvénients du démarrage multiple</title>

<para>
Il serait faux de dire que les systèmes à démarrage double ou multiple ne
présentent que des avantages et qu'ils n'ont absolument aucun
inconvénient. Il y a une question que les lecteurs se posent
souvent&nbsp;: Quand peut-il devenir utile de faire passer son PC au
démarrage multiple&thinsp;? La réponse à cette question est simple&nbsp;:
les systèmes à démarrage multiple ne sont utiles que là où vous voulez
faire des expériences avec plus de configurations (ou de systèmes
d'exploitation) que vous n'avez d'ordinateurs à disposition, ou, ce qui est
plus important, là où aucune donnée ne court de risque.

</para>

<para>
Envisageons la situation suivante&nbsp;: Pierre n'a qu'un seul PC chez
lui, et il tourne sous Slackware Linux. Tous ses documents importants et
tous les fichiers qu'il a téléchargés sur Internet sont stockés dessus. Il
décide maintenant d'apprendre et de mettre en pratique le bidouillage
(NDT&nbsp;: <emphasis>hacking</emphasis>) du noyau FreeBSD. Il décide
donc de faire de son PC un système à démarrage double. Or c'est un mauvais
choix que de convertir le PC principal, à la maison comme au travail, en
système à démarrage double, s'il n'a qu'un seul disque dur. Si un PC
familial principal doit être utilisé comme système à démarrage double ou
multiple, il sera plus sûr d'ajouter un second disque dur et de laisser le
premier à peu près intact. Un chargeur de démarrage aussi puissant que GRUB
permettra le démarrage depuis l'autre disque dur.

</para>

<para>
Le Département des Sciences Informatiques de mon université a quinze
laboratoires travaillant sur divers objectifs et utilise du matériel très
varié, des i386 aux SPARC de Sun. Là où les données et la sécurité sont un
impératif absolu, les ordinateurs ne tournent que sous un seul système
d'exploitation&nbsp;: soit Windows 2000 Professionnel, soit Red Hat
Linux, soit Slackware Linux, soit FreeBSD, soit Sun Solaris. Cependant,
nous avons des <quote>laboratoires de test</quote> d'environ 10 à 20 PC
chacun, où nous avons des systèmes à démarrage double ou multiple tournant
sous ASP Linux, Red Hat Linux, Slackware, Windows 2000 Professional,
FreeBSD ou autres. On peut considérer cela comme une situation idéale.

</para>

</section>

<section>

<title>Liste des présupposés</title>

<para>
Quoique chaque étape nécessaire ait été expliquée en profondeur, quelques
présupposés importants ont été pris en considération lors de la rédaction
de ce guide&thinsp;; en voici quelques-uns&nbsp;:

<itemizedlist>

<listitem>
<para>
vous avez quelque expérience théorique et pratique du partitionnement des
disques durs au moyen de Microsoft fdisk, de l'éditeur de la table des
partitions propre à BSD, de Linux fdisk, etc.&thinsp;;

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
vous comprenez les géométries du disque dur, les concepts de partition
primaire, de partition étendue, de disques logiques composant une partition
étendue&thinsp;; les méthodes d'appellation et de partitionnement de disque
sous Linux, les méthodes d'étiquetage et de partitionnement de disque
propres à BSD&thinsp;;

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
vous possédez quelque expérience théorique et pratique de la compilation et
de la configuration de noyaux Linux et BSD personnalisés&thinsp;;

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
vous possédez une connaissance des commandes Unix de base qui sont communes
aux systèmes d'exploitation Linux et FreeBSD/OpenBSD/NetBSD. Par exemple,
le montage des systèmes de fichiers, l'édition de fichiers de configuration
comme /boot/grub/grub.conf sur Linux, et autres tâches triviales de ce
genre&thinsp;;

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
vous utilisez un ordinateur Intel x86. J'installerai les systèmes
d'exploitation Windows, FreeBSD/OpenBSD/NetBSD et Linux sur une plate-forme
IA32&thinsp;;

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
vous utilisez un disque dur dont le BIOS supporte le mode LBA (Logical
Block Addressing&nbsp;: Adressage logique par blocs) de représentation
des données sur le disque. En utilisant le mode LBA, on a affaire, sur les
vieux disques durs, à la Limite du 1024ème Cylindre.

</para> </listitem>

</itemizedlist>

</para>

<para>
Ne vous inquiétez pas si pour l'instant vous ignorez certains de ces
points, continuez tout simplement à lire, parce que les étapes les plus
importantes seront suffisamment expliquées en détail dans les sections à
venir. Avant de poursuivre, assurez-vous d'avoir parcouru la section Foire
Aux Questions (FAQ) de ce guide.

</para> </section>

<section>

<title>Remerciements</title>

<para>
Je voudrais remercier toutes les personnes et tous les projets dont l'aide
et la participation actives ont rendu possible la réalisation de ce
document&thinsp;; je remercie tout particulièrement&nbsp;:

<itemizedlist>

<listitem>
<para>
Guylhem Aznar (guylhem CHEZ metalab POINT unc POINT edu), coordinateur en
chef, principal contact du Projet de Documentation Linux (TLDP), pour avoir
rendu possible la réalisation de ce guide.

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Tabatha Persad (tabatha CHEZ merlinmonroe POINT com), coordinatrice de la
révision du Projet de Documentation Linux, pour les révisions techniques
dont mon document a profité, et pour avoir répondu au million de questions
que je lui ai posé.

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Michael K. Johnson (johnsonm CHEZ redhat POINT com), pour l'extrait de la
<quote>Linux Information Sheet</quote> (Feuille d'information Linux) parue
sur le site TLDP, et mentionnée au chapitre «&thinsp;Sur les systèmes
d'exploitation&thinsp;» de ce guide.

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Microsoft Corporation pour m'avoir procuré d'importantes informations sur
les outils et technologies Microsoft mentionnés dans le chapitre
«&thinsp;Installation de Microsoft Windows&thinsp;» de ce guide.

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
À tous et à chacun des contributeurs de la communauté du code source
ouvert, et à tous mes amis dans le monde.

</para> </listitem>

</itemizedlist>
</para>

<para>
En outre, pendant l'écriture de ce guide, j'ai consulté les livres
imprimés, les journaux en ligne, les magazines et journaux officiels
suivants&nbsp;:

</para>

<orderedlist>

<listitem>
<para>
Modern Operating Systems, d'Andrew S. Tanenbaum (NDT&nbsp;: Systèmes
d'exploitation, éd. O'Reilly, pour la traduction française)&thinsp;;

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Understanding the Linux Kernel, de Daniel P. Bovet, Marco Cesati
(NDT&nbsp;: Le Noyau Linux, éd. O'Reilly, pour la traduction
française)&thinsp;;

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Red Hat Linux 8 Bible, de Christopher Negus&thinsp;;

</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
les guides d'installation Red Hat Linux Official x86, disponibles sur
<ulink url="http://www.redhat.com"/>&thinsp; (version française sur <ulink
url="http://www.fr.redhat.com/"/>);

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
les magazines en ligne Linux Gazette et Linux Focus respectivement
disponibles (en anglais) sur <ulink url="http://www.linuxgazette.com"/> et
<ulink url="http://www.linuxfocus.org"/>&thinsp;;

</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
le Manuel FreeBSD, à l'adresse <ulink
url="http://www.freebsd.org"/>&thinsp; (version française&nbsp;: <ulink
url="http://www.freebsd.org/fr"/>);

</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
la FAQ FreeBSD, à l'adresse <ulink url="http://www.freebsd.org"/>&thinsp;
(version française&nbsp;: <ulink url="http://www.freebsd.org/fr"/>);

</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
la FAQ OpenBSD, à l'adresse <ulink url="http://www.openbsd.org"/>&thinsp;
(version française&nbsp;: <ulink url="http://www.openbsd.org/fr"/>);

</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
les guides d'installation et FAQ officiels de Microsoft Windows, à
l'adresse <ulink url="http://www.microsoft.com"/> (version
française&nbsp;: <ulink url="http://www.microsoft.com/france"/>).

</para> </listitem>

</orderedlist>

</section>

<section>

<title>Mentions légales</title>

<para>
Les marques déposées sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.

</para>

<para>
Bien que les informations données dans ce document soient supposées
correctes, l'auteur ne portera aucune responsabilité relative au contenu de
ce document. Si vous utilisez les astuces et les exemples proposés ici,
c'est à vos risques et périls.

</para>

<para>
Copyright &copy; 2003, Subhasish Ghosh

</para>

<para>
Copyright &copy; 2005 Baptiste Mélès et <!-- le relecteur --> pour la
version française.

</para>

<para>
Permission is granted to copy, distribute and/or modify this document under
the terms of the GNU Free Documentation License, Version 1.2 or any later
version published by the Free Software Foundation; with no Invariant
Sections, no Front-Cover Texts, and no Back-Cover Texts. A copy of the
license is located at <ulink url="http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html"/>,
in the section entitled <quote>GNU Free Documentation License</quote>.

</para>

<para>
(Traduction à titre indicatif, la version anglaise restant seule
référence&nbsp;: <emphasis>Il est permis de copier, de distribuer et/ou
de modifier ce document sous les termes de la GNU Free Documentation
License (Licence de la Documentation Libre GNU), version 1.2 ou toute
version ultérieure publiée par la Free Software Foundation (Fondation du
logiciel libre)&thinsp;; et ce, sans section invariable, sans texte de
couverture ni quatrième de couverture. Une copie de cette licence se trouve
à l'adresse <ulink url="http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html"/> (en
anglais), dans la section intitulée <quote>GNU Free Documentation
License</quote>.</emphasis>)


</para>

</section>

<section>

<title>Sur l'auteur</title>

<para>
Subhasish <quote>Savvy</quote> Ghosh travaille sur les systèmes
d'exploitation GNU/Linux et FreeBSD (et plus récemment OpenBSD, NetBSD, Sun
Solaris et autres variantes d'UNIX) depuis la fin de ses études, il y a
sept ans environ. Aujourd'hui âgé de 22 ans, Ghosh est étudiant en école
d'ingénieur au Moscow Power Engineering Institute (Technical University) à
Moscou (Fédération russe)&thinsp;; il est spécialisé dans le champ de
<quote>l'informatique et des sciences informatiques de l'ingénieur
</quote>. Il est professionnel certifié de Microsoft (MCP), MCSD, MCP
certifié sur NT 4.0&thinsp;; en outre, il héberge d'autres certificats
relatifs à GNU/Linux et à l'industrie informatique. Sa page web se trouve à
l'adresse <ulink url="http://groups.msn.com/Linuxdump"/>.

</para>

</section>

</chapter>

<chapter>

<title>Foire Aux Questions (FAQ)</title>

<para>
Vous autres lecteurs, vous posez des questions. Aussi cette FAQ a-t-elle
été inclue pour répondre à celles qui, du point de vue du lecteur, sont les
plus immédiates. Lisez attentivement cette section à la recherche des
réponses aux questions que vous vous posez personnellement.

</para>

<para>
Après avoir parcouru entièrement cette FAQ, si vous pensez avoir encore une
ou deux questions à poser relativement à la version originale de ce
document, n'hésitez pas à en toucher deux mots en anglais à l'auteur à
l'adresse

<email>&auteur;</email>.

</para>

<qandaset>

<qandaentry>
<question>
<para>
Quel est l'objectif principal de ce guide&thinsp;?

</para> </question>

<answer>
<para>
Ce guide peut être utilisé par quiconque veut installer et configurer trois
systèmes d'exploitation sur un même disque dur. On installe d'abord un
système d'exploitation Microsoft Windows de votre choix, puis FreeBSD
5.1-RELEASE, OpenBSD 3.2-RELEASE ou NetBSD 1.6.1, et nous conclurons ce
guide avec l'installation de Red Hat Linux 8.0. Quoique je procède toujours
dans cet ordre précis, vous pouvez les installer dans l'ordre de votre
choix (NDT&nbsp;: <emphasis>La seule contrainte semble être de commencer
par Windows, qui exige d'être installé sur la première partition du premier
disque dur.</emphasis>).

</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
Pourquoi avez-vous utilisé trois systèmes d'exploitation pour ce
guide&thinsp;?

</para> </question>

<answer>
<para>
Le scénario courant consiste en ce que les systèmes d'exploitation
Microsoft Windows gèrent la bureautique, tandis que les distributions
GNU/Linux et les *BSD (FreeBSD/OpenBSD/NetBSD) luttent pour la
<quote>domination mondiale</quote> sur le marché des serveurs&thinsp;;
aussi pensai-je que l'idéal serait de tous les inclure dans ce guide. Le
premier système d'exploitation est un Microsoft Windows, le deuxième
appartient à la famille des *BSD et le dernier est une distribution
GNU/Linux courante (Red Hat). Aussi le nombre des système d'exploitation
s'est-il limité à trois.

</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
Avez-vous essayé vous-même les étapes mentionnées dans ce guide&thinsp;?
Sur quelles configurations d'ordinateurs avez-vous testé tout le matériel
mentionné dans ce guide&thinsp;?


</para>
</question>

<answer>
<para>
Je vous garantis que j'ai testé chacune des étapes suivies dans ce guide
sur mes propres ordinateurs. Elles ont par la suite été vérifiées avec
succès sur d'autres ordinateurs, de configurations variables. Mon premier
ordinateur a un processeur 266.87 MHz Intel Pentium 2, 64Mo de RAM DIMM
physique, un seul disque dur 20.0 Go Maxtor IDE HDD et quelques autres
accessoires standards supportant Microsoft Windows 98 (SE), FreeBSD
5.1-RELEASE et Red Hat Linux 8.0. L'autre ordinateur a, à peu de choses
près, la même configuration, tourne sous FreeBSD 4.8, OpenBSD 3.2-RELEASE
et Red Hat Linux 8.0. Le principe général est le suivant&nbsp;:
<quote>Meilleures sont les ressources, meilleures les performances de
l'ordinateur. </quote>


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>


<para>
Toutes vos installations ont lieu à partir de CD-ROM. Et les installations
à partir de connexions Ethernet, FTP, HTTP, NFS, qu'en faites-vous&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
J'ai décidé de simplifier ce guide au maximum. Et comme la plupart d'entre
nous utilise en général des CD pour installer un système d'exploitation,
j'ai supposé que vous procéderiez ainsi. Ce guide s'adresse d'ailleurs à
tous types d'utilisateurs, de ceux qui ont un niveau intermédiaire sous
Linux aux experts d'Unix. Puisque NFS, HTTP, FTP et autres média
d'installation de ce type nécessitent en général un réseau et des serveurs
en état de fonctionnement, ce qui est hors de portée de la plupart des
utilisateurs, je n'ai couvert ici que les types d'installation à partir de
CD-ROM. Toutes mes excuses pour le désagrément que cela représente pour les
amoureux du réseau.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
Comment pourrait-on avoir besoin de faire tourner trois systèmes
d'exploitation sur un même disque dur&thinsp;? Je veux les faire tourner
sur deux disques durs distincts. Alors que puis-je tirer de ce
guide&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Beaucoup de raisons peuvent vous amener à vouloir faire tourner trois
systèmes d'exploitation sur un même disque dur&nbsp;: le plaisir
d'apprendre de nouvelles méthodes d'installation et de démarrage, de
progresser dans la connaissance du démarrage multiple, des méthodes de
partitionnement, des chargeurs de démarrage etc., ou tout simplement si
vous ne pouvez pas vous permettre d'avoir deux disques durs distincts de
40.0 Go pour les trois systèmes d'exploitation avec lesquels vous voulez
bricoler. En ce qui me concerne, je pense que la dernière raison est la
meilleure.


</para>

<para>
Enfin, si vous le voulez vraiment, vous pouvez toujours installer et
configurer votre ordinateur avec trois systèmes d'exploitation différents
installés sur deux disques durs distincts.


</para>
</answer>
</qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
Pourquoi Red Hat&thinsp;? Pourquoi pas Debian GNU/Linux, Slackware,
Caldera, SuSE, TurboLinux ou autres&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Parce que la plupart de mes projets passés et de mon travail en général
sous Linux a été lié à la distribution Red Hat&thinsp;; j'ai souvent
installé, configuré et administré des ordinateurs personnels et des
stations de travail sous Red Hat Linux. Actuellement, Red Hat Linux est
<emphasis>le</emphasis> fournisseur dominant de solutions Linux dans le
monde, avec l'implémentation de gros systèmes d'entreprise en temps réel au
moyen de systèmes d'exploitation Red Hat. En outre, la documentation et le
support pour Red Hat sont faciles à trouver. Voilà pourquoi j'ai choisi Red
Hat. Les autres distributions, à savoir Debian GNU/Linux, Slackware et
Mandrake sont bonnes, et j'ajouterai probablement plus tard d'autres
sections à leur sujet.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
Pourquoi les systèmes d'exploitation FreeBSD, OpenBSD et NetBSD&thinsp;?
Pourquoi pas BSD/OS, Darwin, Irix, Sun Solaris, Digital UNIX, HP-UX,
IBM-AIX et autres&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
J'ai une expérience personnelle en matière de mise en réseau ou de
bidouillage du code source de stations FreeBSD ou OpenBSD, et, plus
récemment, ai eu accès au système d'exploitation NetBSD 1.6.1 et à SunOS de
Sun Microsystems dans l'environnement d'exploitation Solaris (Solaris
Operating Environment). Je n'ai <emphasis>aucune</emphasis> expérience en
ce qui concerne Irix, Ultrix, Minix, HP-UX, IBM-AIX, Darwin et
autres. Voilà pourquoi j'ai choisi FreeBSD, OpenBSD et NetBSD.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
Quelle version du noyau avez-vous utilisée pour GNU/Linux&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
C'est le noyau Linux 2.4.18-14 qui a été utilisé pour la distribution Linux
Red Hat (Psyche).


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
J'ai installé trois systèmes d'exploitation sur mon ordinateur en suivant
vos instructions. Puis malheureusement, quelque chose est allé de travers
quelque part, mon ordinateur a planté et j'ai perdu toutes mes
données. Auriez-vous l'amabilité de prendre la responsabilité de tout ce
bazar&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Eh bien, pour commencer, toutes mes sincères condoléances pour la perte de
vos données et tout le bazar que ça semble générer. J'aurais bien voulu en
prendre toute la responsabilité, mais j'ai déjà assez de mes propres
problèmes. Aussi ne suis-je pas prêt à prendre la responsabilité de tout ce
qui va de travers quelque part. Du moins, je peux dire que toutes les
étapes et les méthodes mentionnées dans ce guide ont été testées sur
plusieurs systèmes avec diverses configurations, et que jusqu'ici aucun
problème n'a été remarqué.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
Vous avez utilisé GNU GRUB pour démarrer les trois systèmes
d'exploitation. Puis-je savoir pourquoi&thinsp;? Pourquoi ne pas utiliser
le populaire Linux Loader (LILO) ou les chargeurs de démarrage FreeBSD ou
NT à cet effet&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Comme chacun sait, les chargeurs de démarrage jouent un rôle vital dans la
configuration de systèmes à démarrage multiple&thinsp;; vous pouvez
utiliser n'importe quel chargeur de démarrage capable de démarrer plusieurs
systèmes d'exploitation. Dans ce guide, j'ai choisi GRUB pour trois raisons
spécifiques&nbsp;: 1) GNU GRUB est actuellement le chargeur <emphasis>par
défaut</emphasis> dans les versions de la distribution Red Hat. 2) Comme
indiqué dans les «&thinsp;Remarques sur cette distribution&thinsp;» de Red
Hat Linux 8.0, l'usage de LILO est déconseillé et le paquetage devrait être
retiré de l'une des versions à venir. 3) GRUB est un chargeur de démarrage
très puissant, compatible avec les PC (x86), qui supporte directement un
grand nombre de systèmes d'exploitation, ainsi que des systèmes
propriétaires via le démarrage en chaîne. Voilà pourquoi GRUB est utilisé
au lieu des autres chargeurs de démarrage.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
J'ai des distributions ou des versions antérieures de Red Hat, de FreeBSD
ou de OpenBSD. Marcheront-elles&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Je suis convaincu qu'elles marcheront, moyennant quelques modifications aux
endroits adéquats. Toutes les étapes devraient se suivre normalement si
vous utilisez un noyau 2.2.x ou ultérieur (pour Linux). Pour les
utilisateurs de FreeBSD, si vous n'utilisez pas de version antérieure aux
versions 4.x, il ne devrait pas y avoir de problème. Respirez juste un bon
coup, et commencez par suivre les étapes décrites dans ce guide. Au cas où
quelque chose ne marche pas à un endroit donné, assurez-vous que vous
suivez la bonne étape, exécutez les bonnes commandes, etc. La plupart du
temps, ce sont les erreurs humaines qui entraînent des dysfonctionnements
de serveurs ou de réseau, plutôt que des erreurs relatives aux
ordinateurs. N'oubliez jamais ce principe&thinsp;!


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
J'aimerais avoir de bonnes références sur Linux et FreeBSD. Pourriez-vous
m'en suggérer quelques-unes&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Oui, bien sûr que je le pourrais. Il y a sur Internet de nombreux guides
techniques de bonne très qualité sur tous les systèmes d'exploitation dont
le code source est ouvert. Pour Linux, rendez fréquemment visite à <ulink
url="http://www.linuxgazette.com"/>, <ulink
url="http://www.linuxfocus.org"/>, <ulink url="http://www.linux.com"/>
(sites en anglais) et à de nombreux autres. À côté de cela, le Projet de
Documentation Linux (The Linux Documentation Project, TLDP) fournit
d'excellentes références sur tous les thèmes relatifs à GNU/Linux. En ce
qui concerne les livres imprimés, y figurent quelques-uns de mes favoris
absolus&nbsp;: la Bible Red Hat Linux 8.0, Le Noyau Linux (NDT&nbsp;:
de Daniel Bovet et Marco Cesati), Systèmes d'exploitation (NDT&nbsp;:
d'Andrew Tanenbaum), Linux Kernel Programming, le Manuel FreeBSD sur <ulink
url="http://www.freebsd.org"/> (version française&nbsp;: <ulink
url="http://www.freebsd.org/fr"/>), The Design of the UNIX Operating
System, The Design and Implementation of the 4.4BSD Operating System. Cela
devrait suffire pour le moment.


</para>
</answer>
</qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
J'ai quelques suggestions, des idées nouvelles et des commentaires
excitants. Puis-je vous les envoyer&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Ils seront les bienvenus&thinsp;! Ce n'est qu'en obtenant un retour que je
peux espérer améliorer ce guide dans un futur proche. Alors écrivez-moi un
mot si vous le voulez. 


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
J'ai quelques questions <emphasis>spécifiques à l'installation</emphasis>,
ou bien quelque chose <emphasis>a échoué</emphasis>. Puis-je vous envoyer
un rapport d'erreur&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Bien sûr. Mais je vous supplie d'être patient, étant donné que je suis très
occupé, entre toutes mes occupations à l'université, les interrogations,
examens, les affectations, les rendez-vous avec <quote> mon amie infiniment
patiente, compatible avec FreeBSD et stable comme la roche</quote>, la
maintenance de ce guide, d'autres tâches relatives à Linux, etc. Aussi ne
puis-je pas vous promettre une réponse immédiate. J'ai besoin de temps pour
résoudre vos problèmes.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
Mettrez-vous ce guide à jour de temps en temps&thinsp;? Mes problèmes
<emphasis>à moi</emphasis> y figureront-ils&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Oui, bien sûr, je mettrai à jour ce guide de temps en temps, avec des
changements, des corrections, des ajouts, etc.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
Existe-t-il sur Internet une version plus récente de ce guide&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Dans l'état actuel des choses, non. C'est le seul endroit où il sera mis à
jour de temps en temps.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
(Pour les personnes habitant Moscou ou ses environs, en Russie.) J'ai un
ordinateur et aimerais beaucoup installer trois systèmes d'exploitation
dessus. Seriez-vous assez gentil pour venir chez moi, les installer et les
configurer&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Si vous habitez Moscou ou ses environs, envoyez-moi un petit mot. Je
viendrai chez vous et ferai le nécessaire gratuitement. Je suis désolé,
mais je ne peux aider ceux qui vivent plus loin.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
(Pour les gens de Russie) Nous aimons les systèmes d'exploitation Microsoft
Windows, FreeBSD et OpenBSD. Mais pourquoi n'avez-vous pas utilisé les
distributions GNU/Linux russes courantes&thinsp;? À savoir ASP Linux, Black
Cat Linux, ALT Linux et autres&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Toutes les distributions GNU/Linux mentionnées ci-dessus sont
essentiellement des distributions fondées sur Red Hat Linux. Elles reposent
en profondeur sur Red Hat pour les procédures d'installation de paquetages,
le bidouillage du noyau, les mises à jour du noyau, etc. J'ai
personnellement utilisé ASP Linux 7.2, et elle offre quelques
fonctionnalités nouvelles et excitantes, mais en ce qui me concerne, je
préfère utiliser Red Hat Linux. Je n'ai aucune expérience dans le domaine
des distributions Black Cat et ALT GNU/Linux.


</para> </answer> </qandaentry>

</qandaset>

</chapter>

<chapter>

<title>Organisation</title>

<para>
Le contenu de ce guide a été scindé en sept sections distinctes
(Installations de Microsoft Windows, FreeBSD 5.1-RELEASE, OpenBSD
3.2-RELEASE, NetBSD 1.6.1, Red Hat Linux 8.0 (Psyche), Montage des systèmes
de fichiers, Résolution des problèmes) afin de vous faciliter la recherche
et la lecture. Vous devrez choisir un système d'exploitation Microsoft
Windows dans la liste du Chapitre «&thinsp;Installation de Microsoft
Windows&thinsp;», et pourrez ainsi sauter sans aucun risque les sections
concernant les autres versions de Microsoft Windows. Une fois que vous avez
choisi le système d'exploitation Microsoft à installer, vous pouvez
procéder à son installation, puis à celles de FreeBSD/OpenBSD/NetBSD et
Linux.


</para>

<para>
Introduction

</para>

<para>
Foire Aux Questions (FAQ)

</para>

<para>
Organisation

</para>

<para>
Le chapitre «&thinsp;Sur les systèmes d'exploitation&thinsp;» contient
quelques mots sur la famille des systèmes d'exploitation Windows (j'ai
choisi d'y toucher quelques mots de Microsoft Windows XP Professionnel),
Linux, FreeBSD, OpenBSD et NetBSD. Y figurent des informations générales
sur chaque système d'exploitation, des remarques légales, etc. Pour obtenir
des informations plus officielles et plus exhaustives, reportez-vous aux
sites web officiels des produits et projets mentionnés ici.


</para>

<para>
Le chapitre «&thinsp;Installation de Microsoft Windows&thinsp;» traite de
l'installation de l'un des systèmes d'exploitation Microsoft Windows de
votre choix sur un nouveau disque dur. Le système d'exploitation dont vous
choisissez ici l'installation est celui qui devra coexister avec les
systèmes d'exploitation FreeBSD/OpenBSD/NetBSD et Red Hat Linux. Le
partitionnement du disque et les schémas d'étiquetage sous Windows sont
commentés ici dans le détail.


</para>

<para>
Le chapitre «&thinsp;Installation de FreeBSD 5.1-RELEASE&thinsp;» aborde
les thèmes dont la connaissance est nécessaire à l'installation et à la
configuration de FreeBSD 5.1-RELEASE lorsqu'un système d'exploitation
Microsoft Windows est déjà installé. Si vous choisissez d'installer OpenBSD
3.2-RELEASE au lieu de FreeBSD 5.1-RELEASE, vous pouvez sauter ce chapitre
et passer au suivant.


</para>

<warning>
<para>
Avertissement&nbsp;: Comme les systèmes d'exploitation FreeBSD et OpenBSD
sont des dérivés de BSD conformes aux normes POSIX, tous deux utilisent les
mêmes schémas de partitionnement et d'étiquetage de disque dur, qui sont
propres à BSD, et tous deux adoptent le même ensemble de commandes, du
point de vue de l'utilisateur. Ainsi, les schémas de partitionnement et
d'appellation des systèmes de fichiers traités dans la section relative à
FreeBSD ne seront pas répétés dans le chapitre suivant. Si vous êtes
totalement nouveau dans le monde d'OpenBSD ou que le mot
<quote>OpenBSD</quote> résonne à vos oreilles comme le nom d'un personnage
de la mythologie grecque, il est préférable que vous parcouriez l'ensemble
de ce chapitre, installiez et configuriez FreeBSD. La procédure
d'installation d'OpenBSD, quoique simple et élégante, est entièrement en
mode texte et suppose une certaine connaissance du matériel, et des schémas
de tranchage et d'étiquetage du disque dur propres à BSD. La moindre erreur
peut faire rater l'installation tout entière et peut même rendre le système
d'exploitation Microsoft Windows (installé précédemment) totalement
inaccessible. L'expérience m'a enseigné de garder des sauvegardes à jour
lors de telles installations. Ne m'envoyez pas de rapports sur vos
problèmes. Je vous aurai prévenu&thinsp;!


</para> </warning>

<para>
Le chapitre «&thinsp;Installation d'OpenBSD 3.2-RELEASE&thinsp;» aborde les
thèmes dont la connaissance est nécessaire à l'installation et à la
configuration de OpenBSD 3.2-RELEASE lorsqu'un système d'exploitation
Microsoft Windows a déjà été installé. Si vous choisissez d'installer
FreeBSD 5.1-RELEASE au lieu d'OpenBSD 3.2-RELEASE, vous pouvez sauter ce
chapitre et consulter le précédent. Le partitionnement et les principaux
détails de la procédure de démarrage y sont décrits.


</para>

<para>
La chapitre «&thinsp;Installation de NetBSD 1.6.1&thinsp;» aborde les
thèmes dont la connaissance est nécessaire à l'installation et à la
configuration de NetBSD 1.6.1 lorsqu'un système d'exploitation Microsoft
Windows a déjà été installé. Si vous choisissez d'installer FreeBSD
5.1-RELEASE ou OpenBSD 3.2-RELEASE, vous pouvez sauter ce chapitre et
parcourir les précédents. Le partitionnement et les principaux détails de
la procédure de démarrage y sont décrits.


</para>

<para>
Le chapitre «&thinsp;Installation de Red Hat Linux 8.0 (Psyche)&thinsp;»
aborde les thèmes dont la connaissance est nécessaire à l'installation et à
la configuration de la distribution Red Hat Linux 8.0 lorsque des systèmes
d'exploitation Microsoft Windows et FreeBSD 5.1-RELEASE/OpenBSD
3.2-RELEASE/NetBSD 1.6.1 ont déjà été installés.


</para>

<para>
Le chapitre «&thinsp;Montage des systèmes de fichiers&thinsp;» aborde dans
le détail les thèmes dont la connaissance est nécessaire au montage du
système de fichiers Linux (ext2fs) sur les systèmes FreeBSD, et du système
de fichiers UFS (ou FFS) sur les systèmes de fichiers Linux, ainsi que
d'autres détails précis mais importants. Si vous aimez amasser des
connaissances sur le fonctionnement des systèmes de fichiers Linux, vous
devriez parcourir le contenu de ce chapitre.


</para>

</chapter>

<chapter>

<title>Sur les systèmes d'exploitation</title>

<para>
Voici un survol général des systèmes d'exploitation mentionnés dans ce
guide. Remarque&nbsp;: il s'agit ici de mes opinions et commentaires
personnels, et ils n'ont rien à voir avec ceux des communautés
Linux/FreeBSD/OpenBSD/NetBSD, ou d'une manière générale de la communauté du
code source ouvert.


</para>

<section>

<title> Microsoft Windows</title>

<para>
Microsoft Corp. a une longue liste de systèmes d'exploitation (pour
l'instant faibles et bogués) à son actif&thinsp;; ils ont tout aussi bien
pour cible les systèmes simples et peu performants destinés à l'utilisation
familiale que les systèmes en temps réel multi-tâches, multi-processus,
supportant la multiprogrammation, tolérant les fautes, aisément extensible
avec un peu de bidouillage, de MS Windows 95 au récent Microsoft Windows
Server 2003. Vous êtes libre de choisir le systèmes d'exploitation que vous
voulez, selon vos goûts personnels et vos objectifs. En ce qui me concerne,
je ne considère <emphasis>pas</emphasis> que la famille de systèmes
d'exploitation de Microsoft Windows 2000 (Windows 2000 Professionnel,
Windows 2000 Server, Windows 2000 Advanced Server et Windows 2000
DataCenter server) soit un très bon choix pour des environnements
d'entreprise. Si l'on prend en considération le critère d'ingénierie
logicielle PASSME, PASSME regroupant les fonctionnalités de Performance, de
disponibilité (Availability), d'accessibilité (Scalability), de Sécurité,
de Maintenabilité et d'Extensibilité d'un logiciel, les serveurs Windows
2000 (et leurs systèmes d'exploitation en général) sont beaucoup moins bien
classés que UNIX SVR4, *BSDs, Sun Solaris, Linux et toute autre variante
d'UNIX comme IBM-AIX, HP-UX, Digital UNIX, Tru64 UNIX, SGI-Irix, etc.

</para>

</section>

<section>

<title>Linux</title>

<para>
Linux est le noyau ou le c&oelig;ur d'un système d'exploitation nommé
GNU/Linux, le projet GNU fournissant les logiciels et les applications qui
tournent sur le noyau Linux. Le noyau Linux, originellement écrit par Linus
Benedict Torvalds, est un clone d'UNIX, conforme aux normes POSIX et
initialement centré sur l'architecture Intel x86. Comme l'indique très
justement Michael K. Johnson dans la <emphasis>Linux Information
Sheet</emphasis> sur <ulink url="http://www.tldp.org"/> (version française
du site&nbsp;: <ulink url="http://wiki.traduc.org/"/>),

<blockquote>
<para>

<quote>
...  Linux est une réimplémentation intégralement libre de la spécification
POSIX, avec les extensions SYSV et BSD (ce qui signifie qu'il ressemble à
UNIX, sans provenir de la même base de code source), et il est disponible
aussi bien sous forme de code source que sous forme binaire. Ses droits
d'utilisation (copyright) sont détenus par Linus Torvalds et d'autres
contributeurs, et il est librement redistribuable sous les termes de la GNU
General Public License (GPL&nbsp;: Licence publique générale GNU). Une
copie de la GPL est inclue dans les sources de Linux&thinsp;; vous pouvez
aussi en obtenir une copie sur <ulink
url="ftp://prep.ai.mit.edu/pub/gnu/COPYING"/>...

</quote>
.

</para>
</blockquote>


</para>

<para>
Remarque&nbsp;: même si de nombreux utilisateurs de Linux parlent dans le
monde entier du système d'exploitation GNU/Linux sous le simple nom de
<emphasis>Linux</emphasis>, il est plus approprié de l'appeler GNU/Linux,
et de ne l'appeler «&thinsp;Linux&thinsp;» que lorsque l'on parle
exclusivement du noyau. En outre, c'est une confusion courante parmi les
nouveaux utilisateurs de Linux que d'assimiler Linux à UNIX.



Remarque&nbsp;: le noyau Linux est un clone d'UNIX, mais n'est pas UNIX
même. À l'inverse, les BSD, FreeBSD et OpenBSD par exemple, ne sont pas de
simples noyaux. Ils sont plus proches du véritable UNIX (la version
officielle SVR4 d'AT&amp;T). Ils représentent un système d'exploitation
entier avec un jeu complet d'applications, d'outils, d'utilitaires destinés
aux utilisateurs, de shells, de jeux, de documentation, d'utilitaires
destinés aux développeurs, de binaires système, de binaires au niveau
utilisateur, et le code source complet du système d'exploitation.


</para>

</section>

<section>

<title>Les *BSD</title>

<section>

<title>FreeBSD</title>

<para>
FreeBSD, version libre des systèmes d'exploitation de Berkeley Software
Distribution (même si tous les BSD, par nature, ont un <emphasis>code
source ouvert</emphasis> ou sont <emphasis>libres</emphasis>, à l'exception
de BSD/OS), est, d'un point de vue technique, le plus puissant, de la
qualité la plus professionnelle, et le plus avancé des systèmes
d'exploitation compatibles UNIX existant à l'heure actuelle sur
terre. FreeBSD était fondé à l'origine sur 4.4BSD-Lite (il inclut également
certains apports mineurs du code source de 4.4BSD-Lite2), développé par
l'université de Berkeley en Californie, avec l'autorisation du Computer
Systems Research Group (CSRG&thinsp;; Groupe de recherche en systèmes
informatiques), de la Computer Science Division (Division d'informatique),
et du Department of Electrical Engineering and Computer Science
(Département d'électrotechnique et d'informatique) de Berkeley. Le système
d'exploitation FreeBSD (tout comme une distribution Linux) est accompagné
d'un jeu complet de paquetages, comprenant des applications utilisateur,
des outils, des utilitaires pour l'utilisateur, des shells, des jeux, de la
documentation, des utilitaires pour le développeur, des binaires système ou
pour l'utilisateur, et le code source complet. Le site web du projet
FreeBSD se trouve à l'adresse <ulink url="http://www.freebsd.org/fr"/>.


</para>

<para>
Récemment, le système GNU/Linux (et en particulier le noyau Linux) a été
propulsé sous les feux de la rampe par les médias. Certains estiment que
Linux est le meilleur clone d'UNIX jamais écrit et qu'il sonne le glas
d'UNIX, de ses autres clones et des autres systèmes compatibles UNIX
disponibles sur le marché. Mais en réalité, ce n'est pas le cas.


Remarque&nbsp;: de même que la puissance d'une voiture vient de la
qualité de la machine qui tourne sous le capot, de même des fonctionnalités
tells que la stabilité, la fiabilité, l'extensibilité et la robustesse d'un
système d'exploitation viennent de la structure interne du noyau ou du
c&oelig;ur de ce système d'exploitation. En ce qui me concerne, je pense
que les noyaux Linux et FreeBSD sont de grandes &oelig;uvres de créativité
et des efforts prodigieux&thinsp;; une comparaison qui en resterait au
niveau utilisateur ou au niveau technique n'aurait pas de sens.


Dans des situations de pénurie de mémoire, ou bien lorsque celle-ci
commence à craquer ou à peiner, le noyau Linux s'écroule. FreeBSD, avec son
système VM/Swap (Mémoire virtuelle et échange) optimisé et avancé à
l'extrême, vient à la rescousse&thinsp;! À l'inverse, dans certaines
situations, Linux peut avoir deux kilomètres (<emphasis>NDT&nbsp;: pour
être précis, un <emphasis>mile</emphasis>, soit 1 609.33 mètres</emphasis>)
d'avance sur les performances de FreeBSD. On peut en retenir que le noyau
Linux privilégie la simplicité par rapport à un code optimisé à l'extrême
et dynamique, mais complexe, tandis que le noyau FreeBSD optimise la
performance au moyen d'un code plus complexe et en optimisant profondément
le code par le ré-arrangement et la réécriture, de temps en temps, de
quelques algorithmes internes et de structures de données capitaux.


</para>

<para>
Un traitement complet et exhaustif des noyaux Linux et FreeBSD dépasse le
cadre de ce guide. Si ce thème intéresse les lecteurs, ils peuvent chercher
sur Internet des informations plus précises sur Linux et/ou FreeBSD. Je
suggère la lecture du livre


<quote>Le Noyau Linux</quote> de Bovet et Cesati pour de plus amples
informations sur le fonctionnement interne du noyau Linux,


<quote>The Design and Implementation of the 4.4BSD Operating System</quote>
pour FreeBSD, OpenBSD etc., et

<quote>The Design of the UNIX Operating System </quote> de M. Bach pour la
structure interne d'UNIX SVR4.


</para>
</section>

<section>
<title>OpenBSD</title>

<para>
La famille BSD, outre le grand-frère dominant FreeBSD, comprend également
les systèmes d'exploitation OpenBSD, NetBSD, BSD/OS et Darwin. OpenBSD est
un système d'exploitation de type UNIX totalement fonctionnel,
multi-plates-formes, fondé sur Berkeley Networking Release 2 (Net/2) et
4.4BSD-Lite. L'équipe OpenBSD s'évertue à réaliser ce qu'elle appelle un
mode <quote>sécurisé par défaut</quote>. Cela signifie qu'un utilisateur
d'OpenBSD doit être sûr que la sécurité de sa machine nouvellement
installée ne sera pas compromise. Cet objectif d'un mode <quote>sécurisé
par défaut</quote> est atteint en prenant une position proactive sur la
sécurité. Les versions de FreeBSD visent la stabilité et la fiabilité dans
la pire adversité, tandis que celles de OpenBSD visent la sécurité maximale
dans les environnements d'entreprise. Le système d'exploitation OpenBSD a
été appelé <quote>le système d'exploitation de type UNIX à sécurité
proactive</quote>. Le noyau OpenBSD est profondément optimisé par des
fonctionnalités relatives à la sécurité, fournissant ainsi aux
utilisateurs les systèmes en temps réel les plus sûrs et les plus
résistants aux attaques. Le site du projet OpenBSD se trouve à l'adresse
<ulink url="http://www.openbsd.org/fr"/>.


</para>

<para>
Le système d'exploitation OpenBSD a intégré dans le système de base une
puissante cryptographie. Une implémentation totalement fonctionnelle
d'IPsec (Internet Protocol Security&nbsp;: Sécurité du protocole
Internet) est fournie, aussi bien que le support de protocoles courants
comme SSL (Secure Sockets Layer&nbsp;: Couche de sockets sécurisés) et
SSH (Secure Shell&nbsp;: Shell sécurisé). Le filtrage du réseau et les
outils d'administration tels que le filtrage de paquets, NAT (Network
Address Translation&nbsp;: Traduction d'adresses réseau) et le pont
(<emphasis>bridging</emphasis>) sont également inclus. Pour satisfaire les
demandes de haute performance, le support de la cryptographie matérielle a
aussi été ajouté su système de base. OpenBSD fournit autant d'options de
sécurité que possible pour permettre à l'utilisateur de jouir en toute
sécurité de son ordinateur sans s'en faire un fardeau.


</para>

</section>

<section>

<title>NetBSD</title>

<para>
Le noyau NetBSD se concentre sur une conception propre et sur des solutions
saines du point de vue de l'architecture. NetBSD supporte un grand nombre
de plates-formes matérielles depuis une unique source arborescente,
permettant la sortie simultanée d'une version sur toutes les plates-formes,
et continue d'attirer les utilisateurs et les développeurs expérimentés
malgré son défaut de médiatisation et de distribution
commerciale&thinsp;&mdash; tout cela grâce au soin porté à la qualité du
code. Le noyau des système d'exploitation NetBSD vise la
<emphasis>portabilité</emphasis> et essaye de tourner sur le plus de
plates-formes possible. Le site du projet NetBSD se trouve à l'adresse <ulink
url="http://www.netbsd.org/fr"/>.




</para>

</section>

<section>

<title>Lectures supplémentaires sur les *BSD</title>

<para>
Pour parcourir le manuel officiel de FreeBSD, visitez&nbsp;: <ulink
url="http://www.freebsd.org/fr"/>

</para>

<para>
Les sources officielles de FreeBSD sont disponibles par FTP anonyme
sur&nbsp;: <ulink url="ftp://ftp.FreeBSD.org/pub/FreeBSD/"/>

</para>

<para>
Pour une étude comparative de FreeBSD, Linux et Microsoft Windows 2000,
consultez ce document sur la page <ulink
url="http://people.freebsd.org/~murray/bsd_flier.html"/>


</para>

</section>

<section>

<title>Public visé</title>

<para>
Le tableau suivant expose les cibles privilégiées par chaque système
d'exploitation mentionné dans ce guide&nbsp;:


</para>

<para>
Windows&nbsp;: Demandez à M. Gates en personne... Difficile à
deviner&thinsp;!


</para>

<para>
Linux&nbsp;: Linux vise les fonctionnalités nouvelles, excitantes et
mordantes, comme le HyperThreading, l'USB, les NIC (Cartes d'interface
réseau) sans fil, etc.


</para>

<para>
FreeBSD&nbsp;: FreeBSD vise la stabilité et la robustesse, optimisant la
base du code du noyau pour obtenir les meilleures performances même avec de
lourds chargements réseau.


</para>

<para>
OpenBSD&nbsp;: OpenBSD vise la sécurité optimale. C'est le système
d'exploitation de type UNIX le plus sécurisé grâce à son caractère
proactif.


</para>

<para>
NetBSD&nbsp;: NetBSD vise la portabilité. Tourner sur le plus grand
nombre possible de plates-formes est son but principal.


</para>

</section>

</section>

</chapter>

<chapter>

<title>Installation de Microsoft Windows</title>

<section>

<title>Options de Windows</title>

<para>
Microsoft Windows est le premier système d'exploitation que j'ai utilisé
sur mon ordinateur. J'ai installé MS Windows 98 (SE). Vous pouvez choisir
n'importe quel système d'exploitation Microsoft parmi ceux que mentionne la
liste ci-dessous. Admettons que vous aussi, vous vouliez utiliser Microsoft
Windows 98 (SE) comme premier système d'exploitation. Lisez les
informations données dans la section B, «&thinsp;Installation de MS Windows
98 (SE)&thinsp;», et après avoir suivi les instructions données par cette
section, continuez avec l'installation de FreeBSD 5.1-RELEASE, OpenBSD
3.2-RELEASE ou NetBSD 1.6.1.


</para>

<para>
Nous avons donc les sections suivantes&nbsp;:


</para>

<itemizedlist>
<listitem>
<para>
Section A&nbsp;: Installation de MS Windows 95

</para>
</listitem>
<listitem>
<para>
Section B&nbsp;: Installation de MS Windows 98 (SE)

</para>
</listitem>
<listitem>
<para>
Section C&nbsp;: Installation de MS Windows Millennium (ME)

</para>
</listitem>
<listitem>
<para>
Section D&nbsp;: Installation de MS Windows NT (4.0)

</para>
</listitem>
<listitem>
<para>
Section E&nbsp;: Installation de MS Windows 2000 (Professionnel)

</para>
</listitem>
<listitem>
<para>
Section F&nbsp;: Installation de MS Windows XP (Familial/Professionnel)

</para>
</listitem>
</itemizedlist>

<para>
On peut utiliser les outils Windows fdisk et format pour partitionner un
nouveau disque dur non formaté. Je présuppose que vous avez un nouveau
disque dur non formaté que vous désirez partitionner et formater pour
installer un système d'exploitation Microsoft Windows. Ce dont nous
traitons ci-dessous vaut pour Microsoft Windows 95, Microsoft Windows 98
(SE) et Microsoft Windows Millennium (ME). Si vous projetez d'installer
Windows NT, Windows 2000 ou Windows XP, sautez cette section et rendez-vous
aux parties concernant les sections D, E et F.


</para>

<section>

<title>Sections A, B, C</title>

<para>
Section A: Installation de MS Windows 95

</para>

<para>
Section B: Installation de MS Windows 98 (SE)

</para>

<para>
Section C: Installation de MS Windows Millennium (ME)

</para>

<para>
Ce que nous dirons ci-dessous vaut pour Microsoft Windows 95, Microsoft
Windows 98 (SE) et Microsoft Windows Millennium (ME). Ainsi, si vous
installez l'un de ceux-ci, lisez d'abord attentivement tout ce qui concerne
la description des outils fdisk et format, ainsi que l'explication de la
méthode à suivre pour partitionner ou repartitionner un disque dur avec ces
outils. Nous aborderons les thèmes suivants&nbsp;:


</para>

<itemizedlist>

<listitem>
<para>
Comment utiliser les outils Fdisk et Format


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Remarques importantes à lire avant d'utiliser les outils Fdisk et Format


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Comment partitionner et formater un disque dur maître


</para>
</listitem>

</itemizedlist>

<para>
Avant d'installer votre système d'exploitation, vous devez d'abord créer
une partition primaire sur le disque dur (disque 1) de votre ordinateur,
puis formater un système de fichiers sur cette partition. L'outil fdisk est
un outil fondé sur MS-DOS que vous pouvez utiliser pour préparer
(partitionner) un disque dur. Vous pouvez utiliser l'outil fdisk pour
créer, changer, supprimer ou afficher les partitions actuelles sur le
disque dur&thinsp;; ensuite, à chaque espace alloué sur le disque dur
(partition primaire, partition étendue, ou lecteur logique) est associée
une lettre de périphérique. Le disque 1 peut par exemple contenir une seule
partition étendue, et un second disque dur une partition primaire ou
étendue. Une partition étendue peut contenir un ou plusieurs
lecteurs/partitions logiques MS-DOS.


</para>

<para>
Après avoir utilisé l'outil fdisk pour partitionner le disque dur, vous
pouvez utiliser l'outil format pour formater ces partitions avec un système
de fichiers. Le système de fichiers FAT (File Allocation Table&nbsp;:
Table d'allocation de fichier) permet au disque dur d'accepter, de stocker
et de récupérer des données. Windows 95, Windows 98 (SE), Windows
Millennium (ME) et Windows 2000 supportent les systèmes de fichiers FAT16
et FAT32. Quand vous utilisez l'outil fdisk sur un disque dur dont la
capacité est supérieure à 512 Mo, vous êtes invité à choisir l'un des
systèmes de fichiers suivants&nbsp;: FAT16 ou FAT32. Le système de
fichiers FAT16 accepte un maximum de 2 Go pour chaque allocation d'espace
ou lettre de lecteur. Par exemple, si vous utilisez le système de fichiers
FAT16 et avez un disque dur de 6 Go, vous pouvez avoir trois lettres de
lecteur (C, D et E), chacune contenant 2 Go d'espace alloué. Quant au
système de fichiers FAT32, il supporte des lecteurs contenant jusqu'à 2 To
(téraoctets) et stocke des fichiers sur des sections du disque dur plus
petites que celles du système de fichiers FAT16. L'espace disponible sur le
disque dur est donc augmenté. Remarque&nbsp;: le système de fichiers
FAT32 ne supporte pas les disques durs dont la capacité est inférieure à
512 Mo. Quand vous exécutez les commandes <application>fdisk</application>
et <application>format</application>, le MBR (Master Boot Record&nbsp;:
Secteur principal d'amorçage) et la FAT sont créés. Le MBR et la FAT
contiennent l'indispensable géométrie du disque qui permet au disque dur
d'accepter, de stocker et de récupérer des données.



</para>

<para>
Remarque&nbsp;: je présuppose que vous possédez un ordinateur qui puisse
fonctionner sans problème et que vous avez accès à un CD-ROM amorçable de
Microsoft Windows.

Si vous rencontrez des problèmes avec l'amorçage du CD-ROM ou l'utilisation
des disques de démarrage, contactez le fabricant du matériel pour obtenir
le(s) pilote(s) de périphérique du CD-ROM.  Pour partitionner un disque dur
maître, vous devez exécuter la commande fdisk. Insérez d'abord le disque de
démarrage dans le lecteur de disquettes, redémarrez votre ordinateur, puis
recourez à l'une des méthodes suivantes, selon votre système
d'exploitation.


</para>

<section>

<title>Pour un disque de démarrage de Windows 95/98/ME</title>

<para>
À l'invite de commande, tapez fdisk, puis appuyez sur Entrée. Si la
capacité de votre disque dur dépasse 512 Mo, vous recevrez le message
suivant&nbsp;: Your computer has a disk larger than 512 MB (La capacité
de votre disque dur dépasse 512 Mo). Cette version de Windows inclut un
support enrichi des grands disques durs, d'où résulte un usage plus
efficace de l'espace disque des grands lecteurs, ce qui permet aux disques
dont la capacité dépasse 2 Go d'être formatés comme un lecteur unique.


</para>

<para>
Si vous activez le support des grands disques et créez de nouveaux lecteurs
sur ce disque, vous ne pourrez PLUS accéder au(x) nouveau(x) lecteur(s) au
moyen d'autres systèmes d'exploitation, y compris certaines versions de
Windows 95 et de Windows NT, aussi bien que des versions antérieures de
Windows et de MS-DOS. En outre, les utilitaires disque qui n'ont pas été
conçus explicitement pour le système de fichiers FAT32 ne fonctionneront
pas avec ce disque. Si vous avez besoin d'accéder à ce disque depuis
d'autres systèmes d'exploitation ou d'anciens utilitaires disque, n'activez
pas le support des grands disques.


</para>

<screen>
Do you wish to enable large disk support?  
(Voulez-vous activer le support des grands disques&thinsp;?)  
</screen>

<para>
Si vous voulez utiliser le système de fichiers FAT32, appuyez sur Y puis
sur Entrée. Si vous voulez utiliser le système de fichiers FAT16, appuyez
sur N, puis sur Entrée. Une fois que vous avez appuyé sur Entrée, le menu
des options de fdisk est affiché comme suit&nbsp;:


</para>

<screen>
1. Create DOS partition or Logical DOS Drive 
2. Set active partition
3. Delete partition or Logical DOS Drive 
4. Display partition information
5. Change current fixed disk drive 
</screen>

<para>
Ce qui donne en français&nbsp;:
</para>

<screen>
1. Créer une partition DOS ou un lecteur logique DOS 
2. Sélectionner une partition active 
3. Effacer une partition ou un lecteur logique DOS
4. Afficher les informations relatives à une partition 
5. Changer le lecteur actuel d'un disque fixe 
</screen>


<warning>
<para>
Remarque&nbsp;: l'option 5 n'est disponible que si vous avez deux disques
durs physiquement présents dans l'ordinateur.


</para> </warning>

<para>
Appuyez sur 1 pour sélectionner l'option «&thinsp;Créer une partition DOS
ou un lecteur logique DOS&thinsp;», puis appuyez sur Entrée. Appuyez sur 1
pour sélectionner l'option «&thinsp;Créer une partition DOS
primaire&thinsp;», puis appuyez sur Entrée. Après que vous avez appuyé sur
Entrée, vous recevez le message suivant&nbsp;:


</para>

<screen>

Do you wish to use the maximum available size for primary DOS partition?
(Voulez-vous utiliser la taille maximale disponible pour la partition DOS
primaire&thinsp;?)

</screen>

<para>

Une fois que vous avez reçu ce message, utilisez l'une des méthodes
suivantes, selon le système de fichiers que vous avez sélectionné.

</para>

</section>

<section>

<title>Pour un système de fichiers FAT32</title>

<para>
Si vous avez appuyé sur Y pour le système de fichiers FAT32 (lors de la
deuxième étape) et que vous voulez que tout l'espace disponible sur le
disque soit alloué au lecteur C, appuyez sur Y, puis sur Entrée. Appuyez
sur Échap, puis de nouveau sur Échap pour quitter l'outil fdisk et revenir
à l'invite de commandes.


</para>

</section>

<section>

<title>Pour un système de fichiers FAT16</title>

<para>

Si vous avez appuyé sur N pour le système de fichiers FAT16 (lors de
l'étape 2), vous pouvez accepter la taille de 2 Go qui est proposée par
défaut, ou bien personnaliser la taille de la partition.

</para>

</section>

</section>

<section>

<title>Personnalisation de la taille de la partition</title>

<para>
Si vous voulez personnaliser la taille des partitions (lettres de lecteur)
sur le disque dur, appuyez sur N, puis sur Entrée. Une boîte de dialogue
s'affiche, où vous pouvez taper la taille que vous voulez attribuer à la
partition primaire, en Mo ou en pourcentage de l'espace
disque. Remarque&nbsp;: pour les ordinateurs qui tournent soit sous
Windows 98 (SE) soit sous Windows ME, Microsoft recommande d'assigner au
moins 500 Mo à la partition primaire. Tapez la taille de la partition que
vous voulez créer, puis appuyez sur Entrée. Appuyez sur Échap pour revenir
au menu des options. Pour assigner des lettres de lecteur à l'espace
restant sur le disque dur, appuyez sur 1, puis sur Entrée. Appuyez sur 2
pour sélectionner l'option «&thinsp;Créer une partition DOS
étendue&thinsp;», puis sur la touche Entrée. Vous recevez une boîte de
dialogue qui affiche l'espace maximal disponible pour la partition
étendue. Vous pouvez ajuster la taille de la partition ou bien utiliser la
taille proposée par défaut.

Remarque&nbsp;: il est recommandé de choisir l'espace maximal proposé par
défaut, mais vous pouvez le diviser en plusieurs lettres de lecteurs. Tapez
la taille de l'espace que vous voulez, appuyez sur Entrée, puis sur
Échap. Le menu «&thinsp;Création de lecteur(s) logique(s) DOS dans la
partition DOS étendue&thinsp;» s'affiche. C'est le menu que vous pouvez
utiliser pour allouer l'espace disque restant aux lettres de lecteurs
supplémentaires. Tapez la taille de l'espace disque que vous voulez allouer
à la prochaine lettre de lecteur dans la boîte «&thinsp;Entrez la taille du
lecteur logique en Mo ou en pourcentage de l'espace disque&thinsp;», puis
appuyez sur Entrée. Après cela, vous devez activer la partition depuis
laquelle vous prévoyez d'amorcer l'ordinateur. En général, il s'agit du
lecteur C. Appuyez donc sur 2 pour sélectionner l'option «&thinsp;Choisir
la partition active&thinsp;», puis entrez le nombre correspondant à la
partition que vous voulez activer.

</para>

</section>

<section>

<title>Formatage des partitions</title>

<para>
Après que vous avez créé les partitions, vous devez les formater pour y
accéder et les utiliser. Si vous utilisez un disque de démarrage de Windows
95, une invite de commande s'affiche et vous pouvez passer à l'étape 2.  Si
vous utilisez un disque de démarrage de Windows 98 Second Edition ou de
Windows ME, choisissez l'option «&thinsp;Démarrer l'ordinateur sans le
support du CD-ROM&thinsp;» lorsque le menu de démarrage de Windows 98
s'affiche. Lorsqu'une invite de commande s'affiche, tapez 
</para>

<screen>
format c:
</screen> 

<para>

puis appuyez sur Entrée. Cette commande formate le lecteur C
(ou bien votre lecteur <emphasis>actif</emphasis>). Pour toutes les autres
partitions, tapez format lecteur: (remplacez le mot lecteur par la lettre
de la partition que vous voulez formater).

</para>

<warning>

<para>

Remarque&nbsp;: dans cette section, je parle du <emphasis>partitionnement
d'un disque dur</emphasis> au moyen de l'utilitaire Microsoft fdisk afin de
fournir aux plus débutants des informations générales sur la façon dont on
partitionne et formate un nouveau lecteur de disque dur.

</para>

</warning>

</section>

</section>

<section>

<title>Sections D, E, F</title>

<para>
Section D: Installation de MS Windows NT (4.0)

</para>

<para>
Section E: Installation de MS Windows 2000 (Professionnel)

</para>

<para>
Section F: Installation de MS Windows XP (Familial/Professionnel)

</para>

<para>

Pour installer l'un des trois systèmes d'exploitation mentionnés ci-dessus,
utilisez d'abord l'outil fdisk pour partitionner votre disque dur. Vient
ensuite le choix du type de système de fichiers.

</para>

<para>
Lors de la nouvelle installation de Windows NT, 2000 ou XP, vous pouvez
choisir quel système de fichiers votre ordinateur devra utiliser. Sur mon
autre PC, j'utilise Microsoft Windows XP Professionnel, qui supporte les
systèmes de fichiers suivants&nbsp;:


</para>

<para>
FAT32&nbsp;: Une version améliorée du système de table d'allocation de
fichiers (FAT), qui est standard sur tous les systèmes d'exploitation
Windows depuis les dernières versions (32 bit) de Windows 95. Le système
FAT32 peut être utilisé sur de grands disques, de 512 Mo à 32 Go.


</para>

<para>
NTFS&nbsp;: le système de fichiers NT est utilisé sous les systèmes
d'exploitation Windows NT, Windows 2000 et Windows XP. NTFS apporte une
amélioration de la robustesse, de la stabilité et de la sécurité, et
supporte de grands disques, jusqu'à une capacité de 2 To.


</para>

<warning>
<para>
Attention, très important&nbsp;: la conversion vers NTFS est
irréversible&thinsp;; si vous convertissez votre système de fichiers FAT ou
FAT32 en NTFS, vous ne pourrez plus le faire revenir à FAT.



</para> </warning>

<para>
Si vous ne savez pas quel système de fichiers utiliser, je vous suggère
FAT32. Si vous voulez changer de système de fichiers, voici quelques
recommandations&nbsp;:


</para>

<itemizedlist>

<listitem>
<para>
utilisez FAT32 si la capacité de votre disque dur est inférieure à 32
Go&thinsp;;


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
utilisez FAT32 si vous voulez installer plus d'un système d'exploitation
sur votre ordinateur&thinsp;;


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
utilisez NTFS si la capacité de votre disque dur est supérieure à 32 Go et
que vous n'utilisez qu'un système d'exploitation sur votre
ordinateur&thinsp;;


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
utilisez NTFS si vous voulez que vos fichiers soient sécurisés&thinsp;;


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
utilisez NTFS si vous avez besoin d'une meilleure compression du disque
dur.


</para>
</listitem>

</itemizedlist>

<para>
Vous pouvez choisir le système de fichiers que vous voulez. Après avoir
effectué ce choix, procédez à l'installation de Windows NT/2000/XP
normalement. Après l'installation, n'hésitez pas à configurer votre nouveau
système.


</para>

</section>

<section>

<title>Résumé des étapes actuelles</title>

<para>
En voilà assez pour les différents systèmes d'exploitation Microsoft
Windows. Voyons maintenant plus précisément comment nous allons
partitionner le disque dur. Comme mentionné ci-dessus, nous utilisons
Microsoft fdisk, créons une partition DOS primaire d'environ 2 000 Mo (2
Go). Sur mon ordinateur personnel, j'ai une partition primaire de 999 Mo
qui contient Microsoft Windows 98 (SE). J'ai utilisé un si petit espace car
je ne travaille presque pas sous Windows, ce qui me permet de réserver de
l'espace pour FreeBSD et Linux&thinsp;! Vous pouvez choisir un peu plus
d'espace si vous en avez envie. Après la création de cette partition,
n'oubliez pas de la formater au moyen de l'outil format. Sur mon
ordinateur, j'ai une partition primaire FAT32.


</para>

<para>
Après avoir créé cette partition primaire (disons, de 999 Mo), nous n'avons
pas besoin de créer d'autres partitions au moyen de l'outil Microsoft
fdisk. Par exemple, j'ai un disque dur Maxtor de 20.0 Go. Je crée une
partition primaire d'environ 1 000 Mo au moyen de fdisk. Vous vous
demanderez&nbsp;: que deviennent les 19 Go restant&thinsp;? Eh bien, la
réponse est simple. Je les laisse intacts car je diviserai l'espace
disponible en deux moitiés pour installer FreeBSD, OpenBSD ou NetBSD d'une
part, et Linux de l'autre, au moyen de l'éditeur de partitions FreeBSD,
OpenBSD ou NetBSD, lors de l'installation de FreeBSD 5.1-RELEASE, de
OpenBSD 3.2-RELEASE ou de NetBSD 1.6.1. Donc, pas d'inquiétude, vous pouvez
me faire confiance&nbsp;: je vous promets que si vous suivez bien les
instructions de ce guide, pas un Mo de votre disque dur ne sera gaspillé.


</para>

<para>
Avant de quitter cette section pour la suivante, où nous installerons et
configurerons FreeBSD 5.1-RELEASE, OpenBSD 3.2-RELEASE ou NetBSD 1.6.1, je
voudrais clore ce chapitre par une vérification des partitions. Après cette
étape, j'ai la table de partitions suivante sur mon ordinateur, telle que
Microsoft fdisk la présente&nbsp;:


</para>

<screen>
Display Partition Information Partition
Status  Type    Volume_Label    Mbytes  System  Usage
C:1     A       PRI DOS         WIN     1000    FAT32   5%
</screen>

<para>
Ceci fait, réinitialisez votre ordinateur et installez le système
d'exploitation Windows de votre choix au moyen d'un CD-ROM initialisable de
Windows. Procédez à la configuration normale du système et ouvrez une
session sous Windows pour vérifier que tout fonctionne bien. C'est tout
pour cette section&thinsp;; faites une pause, prenez un café et passez au
chapitre suivant&nbsp;: Installation de FreeBSD 5.1-RELEASE.


</para>

</section>

</chapter>

<chapter>

<title>Installation de FreeBSD 5.1-RELEASE</title>

<para>
Ce chapitre traite de l'installation de FreeBSD 5.1-RELEASE et du démarrage
multiple de l'ordinateur, de façon à ce qu'il puisse réussir à coexister
avec le système d'exploitation Windows précédemment installé. Comme
l'installation de Windows, celle-ci aura lieu à partir d'un CD-ROM. Les
experts peuvent, comme à l'accoutumée, procéder sans assistance. Quant aux
petits nouveaux, lisez attentivement la Foire Aux Questions pour FreeBSD
2.x, 3.x et 4.x sur le Projet de Documentation FreeBSD à l'adresse <ulink
url="http://www.freebsd.org/fr"/>. Pour un suivi, étape après étape, de la
procédure d'installation de FreeBSD, avec des captures d'écran,
reportez-vous au chapitre 2 du Manuel FreeBSD à l'adresse <ulink
url="http://www.freebsd.org/doc/fr_FR.ISO8859-1/books/handbook/index.html"/>&nbsp;:
«&thinsp;Installation de FreeBSD&thinsp;».  Cette documentation, ainsi que
d'autres disponibles depuis la page d'accueil du projet FreeBSD, couvre
d'une façon exhaustive et extensive tous les aspects relatifs aux logiciels
FreeBSD. Glanez le plus d'informations possible sur ce site avant de suivre
les instructions données par ce guide.


</para>

<para>
Remarque&nbsp;: à l'heure où j'écris ces lignes, il existe deux branches
parallèles du développement du système d'exploitation FreeBSD. La dernière
version stable (STABLE) est FreeBSD 4.9, tandis que la dernière version en
cours (CURRENT) est FreeBSD 5.1. Dans ce chapitre, nous aborderons quelques
aspects théoriques de l'installation de FreeBSD 5.1-RELEASE, le
partitionnement de disque (plus connu sous le nom de tranchage
(<emphasis>slicing</emphasis>) dans la terminologie FreeBSD), puis nous
passerons à l'installation en elle-même.


</para>

<section>

<title>Le tranchage dans FreeBSD</title>

<para>
Avant d'installer FreeBSD, il convient de se renseigner sur ce que FreeBSD
appelle le <quote>tranchage</quote>. Si vous savez déjà tout cela,
n'hésitez pas à sauter cette partie et à passer directement à la section
intitulée <quote>Résumé des étapes d'installation</quote>.

</para>

<para>
Le système d'exploitation FreeBSD partitionne un disque dur et étiquette ses
partitions selon un schéma très particulier, similaire aux autres systèmes
d'exploitation UNIX fondés sur BSD, tels que NetBSD, OpenBSD, Ultrix,
Digital Unix et SunOS. Voyons comment le logiciel FreeBSD tranche votre
disque dur puis y crée des partitions. Chaque partition qui contient un
système de fichiers est conservée dans ce que FreeBSD appelle une
<emphasis>tranche (slice)</emphasis>. Le mot de tranche est le terme
employé par FreeBSD pour désigner ce que nous appelions plus haut des
partitions. Les tranches sont numérotées de 1 à 4 (dans la terminologie de
Windows, elles seraient appelées <emphasis>partitions primaires</emphasis>
numérotées de 1 à 4). Remarque&nbsp;: une <emphasis>partition
primaire</emphasis> dans Windows renvoie à une <emphasis>tranche</emphasis>
dans la terminologie de FreeBSD, et une <emphasis>partition étendue
contenant des lecteurs logiques de disque</emphasis> est simplement appelée
<emphasis>partition</emphasis> dans FreeBSD. Un lecteur de disque logique
contenu dans une partition étendue peut donc aussi être appelé
<emphasis>une tranche logique contenue dans une tranche
physique</emphasis>. Cela peut paraître un peu barbare, mais plus tôt vous
serez habitué à ces termes, mieux ce sera&thinsp;!



</para>

<para>
Venons-en à l'essentiel. Il existe quelques systèmes d'exploitation qui
peuvent démarrer même si les fichiers de démarrage qui leur correspondent
sont conservés dans le lecteur de disque logique d'une partition
étendue. Pour FreeBSD, ce n'est pas le cas. FreeBSD a absolument besoin de
l'une des tranches, c'est-à-dire des quatre entrées dans la table des
partitions du disque dur de votre ordinateur, ce qui dans la terminologie
de Windows serait appelé une <emphasis>partition
primaire</emphasis>. FreeBSD utilise ensuite un programme appelé
<application>disklabel</application> (étiquetage de disque) pour créer
jusqu'à 8 partitions dans cette tranche.


<warning> <para> Remarque&nbsp;: vous ne pouvez pas installer FreeBSD sur
une partition étendue créée par Linux (ou DOS/Windows).


</para>
</warning>

</para>

<para>
FreeBSD étiquette les disques durs et les partitions de la façon
suivante&nbsp;:

<itemizedlist>

<listitem>
<para>
Le premier disque dur IDE (disque primaire maître)&thinsp;&mdash; /dev/ad0


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Le deuxième disque dur IDE (disque primaire esclave)&thinsp;&mdash;
/dev/ad1


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Le troisième disque dur IDE (disque secondaire maître)&thinsp;&mdash;
/dev/ad2


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Le quatrième disque dur IDE (disque secondaire esclave)&thinsp;&mdash;
/dev/ad3

</para>
</listitem>

</itemizedlist>
/dev est un répertoire situé dans le répertoire racine

<quote>/</quote>&thinsp;; il contient toutes les fichiers spéciaux associés
aux périphériques. Je présuppose que vous utilisez une version 4.x de
FreeBSD ou ultérieure. Avant la version 4.0, les disques durs IDE sont
appelés wd*.


</para>

<para>
Quant aux disques SCSI, FreeBSD les étiquette également.


<itemizedlist>

<listitem>
<para>
Premier disque dur SCSI (disque primaire maître)&thinsp;&mdash; /dev/da0

</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Deuxième disque dur SCSI (disque primaire esclave)&thinsp;&mdash; /dev/da1

</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Troisième disque dur SCSI (disque secondaire maître)&thinsp;&mdash;
/dev/da2

</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Quatrième disque dur SCSI (disque secondaire esclave)&thinsp;&mdash;
/dev/da3

</para>
</listitem>

</itemizedlist>
/dev est le répertoire situé sous le répertoire racine

<quote>/ </quote> &thinsp;; il contient toutes les fichiers spéciaux de
périphériques associés aux périphériques.


</para>

<para>
Parlons maintenant du schéma de partitionnement sous FreeBSD. Il est
identique à celui de Linux, à ceci près que les partitions reçoivent des
noms différents. Dans FreeBSD, on prend d'abord un disque dur particulier,
qu'il soit IDE ou SCSI. Puis l'on considère les partitions qui y sont
contenues. Par exemple, les partitions sur un lecteur IDE sont appelée
comme suit (on prendra l'exemple de /dev/ad0)&nbsp;:


<itemizedlist> <listitem><para>Première partition primaire&thinsp;&mdash;
/dev/ad0s1

</para></listitem>

<listitem><para>Deuxième partition primaire&thinsp;&mdash; /dev/ad0s2

</para></listitem>

<listitem><para>Troisième partition primaire&thinsp;&mdash; /dev/ad0s3

</para></listitem>

<listitem><para>Quatrième partition primaire&thinsp;&mdash; /dev/ad0s4

</para></listitem>

</itemizedlist>

</para>

<para>
Les lecteurs mentionnés ci-dessus peuvent tout aussi bien contenir des
partitions. FreeBSD les étiquette également, et chaque étiquette a un point
de montage qui lui correspond en propre. Prenons un exemple. Le disque dur
d'un ordinateur s'appelle /dev/ad0 et contient deux tranches&thinsp;; la
première tranche est une partition FAT32 et la seconde une partition
BSD/i386 qui contient quatre tranches logiques (lecteurs de disque
logique). À quoi ressemblerait alors la table des partitions&thinsp;?
FreeBSD la représenterait comme suit&nbsp;:


<itemizedlist>
<listitem><para>/dev/ad0 </para><itemizedlist> <listitem><para>/dev/ad0s1
</para> </listitem> <listitem><para>/dev/ad0s2 </para><itemizedlist>
<listitem><para>/dev/ad0s2a </para></listitem> <listitem><para>/dev/ad0s2b
</para></listitem> <listitem><para>/dev/ad0s2e </para></listitem>
<listitem><para>/dev/ad0s2f </para></listitem> </itemizedlist> </listitem>
</itemizedlist> </listitem> </itemizedlist>

où ad0s2a renvoie à la première partition (a) de la deuxième tranche (s2)
du premier disque dur IDE (ab0). Dans l'exemple présenté ci-dessus,
/dev/ad0s1 est la tranche qui contient le système de fichiers FAT32 et
/dev/ad0s2 est la seconde tranche du disque dur que nous
examinons. Remarque&nbsp;: FreeBSD étiquette les tranches de /dev/ad0s1 à
/dev/ad0s4, avec un maximum de 8 tranches logiques appelées de a à h. Dans
cet exemple, les tranches logiques a, b, e et f ont chacune un point de
montage correspondant dans FreeBSD.


</para>

<para>
Ici, les points de montage sont les suivants&nbsp;:

<itemizedlist> <listitem><para>a = / (le répertoire racine)
</para></listitem> <listitem><para>b = le système de fichiers d'échange
(swap)

</para></listitem> <listitem><para>e = /var </para></listitem>
<listitem><para>f = /usr </para></listitem> </itemizedlist> Pour de plus
amples informations, je vous renvoie au Manuel FreeBSD.


</para> </section>

<section>
<title>Les systèmes de fichiers dans FreeBSD</title>

<para>
Les systèmes de fichiers Microsoft Windows utilisent les systèmes de
fichiers FAT16, FAT32, NTFS 4.0 et NTFS 5.0. NTFS 5.0, récemment sorti, est
implémenté dans tous les systèmes d'exploitation Windows 2000. Le noyau
Linux utilise nativement le Troisième Système de fichiers étendu, appelé
ext3fs. Linux supporte également les systèmes de fichiers ext (désormais
obsolète, il n'est plus supporté) et ext2. Le Deuxième Système de fichiers
étendu (ext2fs) est un système de fichiers avancé, hiérarchisé, développé
pour le système d'exploitation Linux, qui inclut des fonctionnalités
avancées telles que la taille maximale de 2 Go pour un fichier, la taille
maximale de 255 caractères pour le nom d'un fichier, et le support de trois
champs d'heure et de date.

Il s'agit des dates de création, de dernière modification et de dernier
accès.  Le système de fichiers ext3 a hérité de toutes ses fonctionnalités,
en y ajoutant l'implémentation de l'architecture du Système de fichiers
journalisé (Journaled File System, JFS) de IBM. L'architecture JFS garantit
l'intégrité des données conservées sur un disque dur en cas d'arrêt brutal,
dû par exemple à une panne de courant. Un système de fichiers journalisé
maintient un journal de tous les événements de lecture et
d'écriture&thinsp;; ce journal active la restauration du disque à son
dernier état stable et permet la restauration la plus complète possible des
données qui n'ont été écrites que partiellement.


</para>

<para>
Le système d'exploitation FreeBSD utilise essentiellement l'architecture du
système de fichiers UNIX (UFS) comme système de fichiers de
base. L'Université de Berkeley en a fait plusieurs améliorations, que l'on
appelle Berkeley Improvements (Améliorations de Berkeley) ou Berkeley
Extensions (Extensions de Berkeley). Le système de fichiers actuellement
utilisé par FreeBSD comme système de fichiers natif est souvent appelé
<emphasis>Fast Filesystem</emphasis> (FFS&nbsp;: système de fichiers
rapide) en raison de la grande rapidité des accès aux données, en lecture
comme en écriture. Son architecture est un peu plus compliquée que l'ext2fs
de Linux. Elle offre un meilleur moyen de garantir l'intégrité des données
du système de fichiers, principalement avec l'option de mises à jour
facile. Cette option réduit le nombre d'E/S (entrées/sorties) synchrones et
augmente celui des E/S asynchrones, car l'écriture sur un système de
fichiers UFS n'est pas synchronisée sur la base du secteur mais selon la
structure du système de fichiers. Cela garantit la cohérence du système de
fichiers entre deux mises à jour.


</para>

<para>
Le système de fichiers FreeBSD supporte également les drapeaux (flags) de
fichiers, ce qui peut mettre hors d'état de nuire tout intrus potentiel
avec ses pièges. Vous pouvez ajouter de nombreux drapeaux à un fichier,
comme le drapeau d'immuabilité. Le drapeau d'immuabilité (schg) n'autorise
aucune modification du fichier ou du répertoire, à moins que vous ne le
supprimiez. Parmi les autres drapeaux figurent ajout seulement (sappnd),
interdiction d'effacer (sunlnk), et archivage (arch). En les combinant avec
l'option de niveau de sécurité du noyau, vous obtenez un système
impénétrable. En résumé, le noyau FreeBSD utilise la fonctionnalité UFS =
UFS + FFS + mises à jour faciles (Softupdates) + dirpref + dirhash pour
conserver et restaurer les données sur le disque.


</para>

</section>

<section>

<title>Résumé des étapes de l'installation</title>

<para>
Maintenant que nous avons traité le schéma de partitionnement et les
systèmes de fichiers de FreeBSD, il est temps que nous en venions à
l'installation elle-même de FreeBSD. Pour un suivi exhaustif, étape après
étape, de l'installation de FreeBSD, je vous renvoie au guide
d'installation proposé sur le site web du Projet FreeBSD. Comme dans le
chapitre précédent, je ne rappellerai que les principales étapes de
l'installation. Suivez ces étapes pour installer FreeBSD sur votre
ordinateur et le configurer pour le démarrage multiple&nbsp;:


<orderedlist>

<listitem>
<para>
Nous avons un ordinateur tournant sous un système d'exploitation Microsoft
Windows. Sur mon PC, il s'agit de Windows 98 (SE). J'insère un CD-ROM
initialisable de FreeBSD 5.1-RELEASE dans le lecteur de CD-ROM et
réinitialise le système.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
L'ordinateur démarre, lit le CD-ROM, affiche les messages habituels
relatifs à la vérification du matériel et vous présente un écran où vous
pouvez choisir une liste d'options. Lancez le FreeBSD System Installation
and Configuration Utility (Utilitaire d'installation et de configuration du
système FreeBSD). Dans FreeBSD, cet utilitaire s'appelle /stand/sysinstall.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Une fois que l'écran de /stand/sysinstall apparaît, sélectionnez une
installation Novice, Personnalisée (Custom) ou Express. J'ai choisi
l'installation Custom car c'est elle qui offre la plus grande
flexibilité. Aux novices, je suggère de suivre l'installation
Recommandée. Procédez comme d'habitude, jusqu'au moment où vous arrivez à
l'éditeur FreeBSD fdisk.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Choisissez l'espace inutilisé et créez deux partitions de tailles à peu
près égales. Deux tranches seront ainsi créées, outre celle qui existe
déjà. L'une sera utilisée pour installer FreeBSD, l'autre, plus tard, pour
Red Hat Linux. Si vous avez une connaissance moyenne ou experte de FreeBSD,
vous ne devriez pas rencontrer de problème. Après la création de ces deux
partitions, il ne devrait plus y avoir d'espace libre sur votre disque
dur. Sortez en sauvegardant tous les changements, et lancez comme
d'habitude l'éditeur d'étiquettes disque (disklabel) de
FreeBSD. Remarque&nbsp;: pendant la création de la tranche Linux,
l'identifiant (ID) du système de fichiers devrait être 131. Cela crée un
système de fichiers Linux natif (le système de fichiers ext2fs). Autrement,
le système de fichiers UFS de FreeBSD serait créé par défaut.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
L'écran suivant vous permet d'installer un gestionnaire de démarrage. Comme
Microsoft Windows 98 (SE) écrase le Master Boot Record (MBR), empêchant le
démarrage de tout autre système d'exploitation, vous devriez choisir
d'installer le gestionnaire de démarrage de FreeBSD dans le MBR de votre
disque dur. J'ai installé FreeBSD côte à côte avec un autre système
d'exploitation sur un même disque dur, et j'ai choisi que FreeBSD lance
l'autre système d'exploitation lorsque j'allume l'ordinateur. C'est
pourquoi j'ai installé le gestionnaire de démarrage de FreeBSD dans le
MBR. Ceci fait, nous entrons dans l'éditeur disklabel de sysinstall
(Sysinstall Disklabel Editor).


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
L'éditeur Disklabel de Sysinstall représente la partition Windows FAT32
déjà existante. Remarque&nbsp;: FreeBSD donne à cette partition le nom
d'une tranche FreeBSD mais sans point de montage approprié. Ici, je créerai
les partitions logiques pour la tranche FreeBSD, à savoir /dev/ad0s2.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Sur mon PC, la partition Windows FAT32 est appelée /dev/ad0s1 (C: sous
DOS). En d'autres termes, il s'agit de la première tranche du disque dur
IDE de mon ordinateur. Disklabel peut créer automatiquement des partitions
à votre place et leur allouer une taille par défaut si vous appuyez sur la
touche A. Selon la taille du disque et les objectifs de votre installation
de FreeBSD, la taille par défaut peut être appropriée ou non. En ce qui me
concerne, la plupart du temps, ça me convient. Pour citer le Manuel
FreeBSD,


<blockquote> <para>

<quote>
... À partir de FreeBSD 4.5, le partitionnement par défaut alloue au
répertoire /tmp sa propre partition au lieu de lui faire partager la
partition /&thinsp;; cela permet d'éviter de remplir la partition / avec
des fichiers temporaires...

</quote>


</para> </blockquote> Il est important de le savoir si vous traitez de
nombreux fichiers temporaires. Sur ma tranche FreeBSD, appelée /dev/ad0s2,
je crée /, une partition d'échange (swap), /usr, /var et d'autres
partitions habituelles.


</para>

</listitem>

<listitem>
<para>
Une fois que les tranches ont été créées et que les partitions contenues
dans la tranche FreeBSD ont été choisis et créées, nous en venons à choisir
qu'installer sur le système. Selon l'utilisation que vous prévoyez et des
ressources dont vous disposez, vous devez faire les bons choix sur ce que
vous installerez ou non. Par exemple M. A veut jeter un coup d'&oelig;il à
FreeBSD 5.1-RELEASE pour le seul plaisir. Eh bien, une installation
minimale (Minimal Install) sera le meilleur choix pour lui. Il lui permet
d'économiser du temps et de l'espace disque. Son frère, M. B, est un
développeur du noyau de haut vol. Il veut accéder à la documentation, aux
binaires complets du système et au code source du noyau. Il sera parti pour
une distribution taillée sur mesures pour un développeur de noyau
(Kern-Developer).


Si vous avez suffisamment de ressources à votre disposition ou bien s'il
s'avère que vous ne voulez installer des paquetages ultérieurement ni au
moyen de l'outil pkg_add, ni à la main à partir des collections de ports,
vous pouvez toujours vous engager dans une installation intégrale
(All). Cela installerait tout sur le système. Nous voyons donc que les
options prédéfinies couvrent un large éventail, de la configuration la plus
petite possible (Minimal) à l'installation intégrale (All). Les novices
sous UNIX et/ou FreeBSD devraient presque absolument choisir l'une de ces
options prédéfinies. Remarque&nbsp;: si vous voulez avoir une interface
interface graphique utilisateur (GUI), il faut choisir une distribution
précédée d'un X. La configuration de XFree86 et la sélection d'un bureau
par défaut fait partie des étapes ultérieures à l'installation.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Choisissez ensuite le média d'installation depuis la liste des choix
disponibles. Je présuppose que, comme moi, vous installez FreeBSD depuis un
CD/DVD-ROM local. Au moyen des touches fléchées, mettez en valeur
<emphasis>Install from a FreeBSD CD/DVD</emphasis> (Installer depuis un
CD/DVD FreeBSD), et appuyez sur Entrée pour procéder à l'installation. Si
vous voulez procéder à une autre sorte d'installation, choisissez l'option
appropriée et suivez-en les étapes.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Ensuite apparaît l'écran <emphasis>Committing to the
Installation</emphasis> (Procéder à l'installation). Il vous est demandé si
vous êtes sûr de vouloir installer FreeBSD sur ce système ou
non. Sélectionnez [ Yes ] et appuyez sur Entrée. L'installation peut
maintenant avoir lieu.  Remarque&nbsp;: c'est là votre dernière chance
d'éviter que l'installation ne modifie votre disque.


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Le délai d'installation varie selon la distribution choisie, le média
d'installation utilisé, et la vitesse de l'ordinateur. Une série de
messages s'affichera, indiquant l'état d'avancée. L'installation est
achevée lorsque le message suivant s'affiche&nbsp;:

<screen>
Congratulations! You now have FreeBSD installed on your system 
(Félicitations&thinsp;! FreeBSD est désormais installé sur votre système).
</screen>


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Viennent ensuite les étapes post-installation. En général, cela comprend la
configuration du périphérique réseau, la configuration de la passerelle, la
configuration des services Internet, le FTP anonyme, le serveur NFS, le
client NFS, le choix d'un profil de sécurité, les paramètres de la console
système, le paramétrage de la zone horaire, l'ajout d'utilisateurs et de
groupes, etc. Pour un traitement exhaustif de chaque étape au moyen de
captures d'écran très utiles, je vous renvoie au Manuel FreeBSD à l'adresse
<ulink url="http://www.freebsd.org/fr"/>.


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Une fois que vous avez suivi les étapes post-installation, sortez de
l'utilitaire système d'installation /stand/sysinstall, sortez le CD-ROM, et
réinitialisez le système. Au redémarrage de votre ordinateur, comme vous
avez installé le chargeur de démarrage FreeBSD dans le MBR (Secteur
principal d'amorçage) de votre disque dur, vous devriez normalement voir
l'invite suivante sur votre écran. Elle affiche quelque chose
comme&nbsp;: F1 DOS, F2 FreeBSD, F3 Linux, chacun se trouvant sur une
ligne distincte. Le choix par défaut «&thinsp;Default: F1&thinsp;»
s'affiche également. FreeBSD utilise par défaut une amorce à trois niveaux,
et c'est en fait le bloc de démarrage précédent, appelé /boot/boot0, situé
sur le MBR, la partie spéciale du disque, que l'amorce du système cherche
et exécute&thinsp;; cette partie montre simplement une liste des tranches
amorçables.


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Appuyez sur F1 pour démarrer Microsoft Windows. Sur mon ordinateur, j'ai pu
lancer correctement Windows 98 (SE). Jusque là, tout va bien&thinsp;! J'ai
redémarré et appuyé cette fois sur F2, et j'ai pu également lancer FreeBSD
sans problème. Bingo&thinsp;! Vous avez déjà un système à démarrage double
qui utilise le chargeur de démarrage de FreeBSD pour démarrer deux systèmes
d'exploitation.


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Selon la configuration de votre ordinateur, vous recevrez des messages de
démarrage sur votre écran lorsque vous démarrerez FreeBSD pour la première
fois. Bien que les messages défilent trop vite sur l'écran pour que l'on
ait le temps d'en tirer quoi que ce soit de rentable, vous pouvez toujours
les lire plus tard au moyen de la commande 
<screen>/sbin/dmesg | more</screen> 
Enfin, vous arriverez à l'invite d'ouverture de session
(login). Ouvrez une session au moyen du nom d'utilisateur et du mot de
passe que vous avez choisis durant l'installation. Remarque&nbsp;: la
tranche Linux n'est pas encore prête, parce que nous n'avons pas défini le
point de montage du répertoire racine <quote>/</quote> et du système de
fichiers d'échange (swap). Pour faire cela et même plus encore, passons au
chapitre «&thinsp;Installation de Red Hat Linux 8.0
(Psyche)&thinsp;». Remarque&nbsp;: si vous avez déjà installé FreeBSD, 
vous pouvez sauter les deux prochains chapitres et procéder directement à
l'installation de Linux.


</para>
</listitem>

</orderedlist>

</para>

</section>

</chapter>

<chapter>

<title>Installation d'OpenBSD 3.2-RELEASE</title>

<para>
<emphasis>Note du traducteur (B. Mélès)&nbsp;: N'ayant pas de système
OpenBSD à disposition, je n'ai pas pu vérifier directement la conformité
des informations données ici. Je les traduis donc, et normalement il ne
devrait pas y avoir de problème majeur ni de grande difficulté&thinsp;; si
cependant vous vous y connaissez plus que moi en ce domaine, vos
corrections seront les bienvenues. En cas de doute ou d'ambiguïté,
reportez-vous à la version originale en anglais de ce document.</emphasis>

</para>

<para>
Ce chapitre traite de l'installation d'OpenBSD 3.2-RELEASE, ainsi que de la
configuration du démarrage multiple afin qu'il puisse coexister
correctement avec un système d'exploitation Windows précédemment
installé. Comme les installations de Windows et de FreeBSD, celle-ci aura
lieu à partir des CD-ROM. Comme d'habitude, les experts n'auront pas besoin
d'aide. Quant aux novices, parcourez la Foire Aux Questions d'OpenBSD sur
la page d'accueil du Projet OpenBSD à l'adresse <ulink
url="http://www.openbsd.org/fr"/>. Pour une suivi de la procédure étape
après étape, je vous renvoie au manuel en ligne <quote>Installation
d'OpenBSD</quote> sur la page d'accueil du Projet OpenBSD. Cette
documentation, mais d'autres encore, est disponible sur le CD-ROM d'OpenBSD
3.2-RELEASE&thinsp;; elle offre un suivi exhaustif et extensif de tous les
aspects relatifs à OpenBSD. Glanez autant d'informations que possible avant
de suivre les étapes décrites par ce guide.


</para>

<para>
Comme les systèmes d'exploitation FreeBSD et OpenBSD sont tous deux des
branches de BSD, les informations relatives à UNIX présentes dans le
répertoire /usr/share/doc fournissent sur les deux systèmes une information
technique de très haute qualité sur la méthode à suivre pour installer,
utiliser et personnaliser un système UNIX. Si vous n'êtes pas encore un
sorcier de FreeBSD ou d'OpenBSD, en toute humilité et en toute honnêteté,
je vous conseille de lire les Documents Supplémentaires de l'Utilisateur
d'Unix (Unix User's Supplementary Documents (USD)), le Manuel de
l'Administrateur Système Unix (Unix System Manager's Manual (SMM)) et les
Documents Supplémentaires du Programmeur Unix (Unix Programmer's
Supplementary Documents (PSD)) sur ces systèmes.


</para>

<para>
Remarque&nbsp;: Je présuppose qu'en suivant les instructions données dans
ce chapitre, vous avez une connaissance de base des schémas de
partitionnement et d'étiquetage de disque dur tels que les pratiquent les
systèmes BSD, ainsi que des conventions qui portent sur l'appellation des
périphériques, etc. Si vous n'avez pas la moindre notion de ce dont je vous
parle ou d'OpenBSD en général, je vous suggère de revenir à la section
précédente et de la parcourir intégralement. Même si son contenu est propre
à FreeBSD, l'essentiel s'applique tout aussi bien à OpenBSD, dans la mesure
où OpenBSD, comme tout autre BSD, suit le schéma de tranchage.


</para>

<para>
Gardez bien en mémoire quelques points importants&nbsp;: sous Linux, une
entrée comme /dev/hda1 renvoie à une partition qui sous FreeBSD est
susceptible d'être étiquetée /dev/ad0s1. L'équivalent sous OpenBSD serait
/dev/wd0a pour le premier lecteur de disque dur, /dev/wd1a pour le
deuxième, et ainsi de suite.  OpenBSD disklabel tolère jusqu'à 16
partitions. Il peut détecter et représenter toutes les partitions primaires
existantes sur le disque dur. OpenBSD disklabel voit toutes les partitions
comprises dans une partition étendue mais ne liste pas ce qui contient la
partition étendue. Remarques&nbsp;: OpenBSD réserve la partition c: qui
représente le disque dur tout entier&thinsp;; les lecteurs compris entre i:
et p: sont réservés pour les partitions appartenant à d'autres systèmes
d'exploitation (par exemple les partitions Windows ou Linux)&thinsp;; a:,
b: et les partitions allant de d: à h: sont disponibles pour les partitions
propres à OpenBSD. Aussi le mot <emphasis>partition</emphasis>, sans autre
précision, renvoie-t-il ordinairement à une zone disque UNIX sur laquelle
un systèmes de fichiers sera monté.


</para>

<section>

<title>Résumé des étapes de l'installation</title>

<para>
Pour un suivi, étape après étape, de l'installation d'OpenBSD, consultez le
<emphasis>Manuel d'installation d'OpenBSD</emphasis> disponible sur le site
web du projet OpenBSD. Comme dans le chapitre précédent, je ne mentionnerai
ici que les étapes les plus importantes de votre installation. Suivez ces
étapes pour installer OpenBSD sur votre ordinateur et le configurer pour le
démarrage multiple&nbsp;:


</para>

<orderedlist>

<listitem>
<para>
Nous avons un ordinateur tournant sous un système d'exploitation Microsoft
Windows. Sur mon PC, il s'agit de Windows 98 (SE). J'insère un CD-ROM
amorçable d'OpenBSD 3.2-RELEASE dans le lecteur de CD-ROM et réinitialise
le système.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
L'ordinateur démarre, lit le CD-ROM, affiche à l'écran les messages
habituels sur le test du matériel et vous propose un programme
d'installation interactif en mode texte. Remarque&nbsp;: il y a de
nombreuses façons d'installer OpenBSD sur un disque. Le moyen le plus
simple, à condition que votre ordinateur le supporte, est de démarrer
depuis le CD-ROM. Sinon, vous pouvez démarrer depuis une disquette 3.5
pouces de 1.44 Mo. Vous devriez maintenant être prêt à installer OpenBSD.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Lisez les questions qui apparaissent sur l'écran et répondez-y
correctement. Pensez-y à deux fois avant de procéder à l'installation. Si
une question propose une réponse par défaut, elle sera affichée entre
crochets ([ ]) à la suite de la question. Si vous souhaitez arrêter
l'installation, vous pouvez à tout instant appuyer sur Control-C, mais si
vous le faites, vous devrez reprendre tout la procédure d'installation à
partir de zéro.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
On vous demande ensuite le type de votre terminal. Il suffit de taper
Entrée pour choisir le type de terminal par défaut (vt200). vt200 renvoie à
la console plutôt qu'aux terminaux en série, terminaux de télétraitement ou
terminaux en réseau, ou encore pseudo-terminaux.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Après avoir entré le type de terminal on vous demandera si vous voulez
procéder à une installation ou à une mise à jour&nbsp;: 
<screen>(I)nstall or an (U)pgrade</screen> 
Tapez 'I' pour une première installation ou 'U' pour mettre à jour une
installation existante. 


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Un message de bienvenue vous sera présenté, et l'on vous demandera
confirmation de l'installation ou de la mise à jour. En supposant que vous
répondiez oui, le programme d'installation vous dira sur quels disques il
peut procéder à l'installation en vous demandant lequel utiliser. Vérifiez
bien qu'OpenBSD attribue correctement le fichier de périphérique
correspondant à votre disque dur. OpenBSD a attribué à mon premier disque
dur IDE une étiquette /dev/wd0.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Quand OpenBSD vous demande si vous voulez destiner le disque dur entier à
l'installation d'OpenBSD ou non, choisissez [no] et appuyez sur Entrée. Si
je choisis ici la réponse Non, c'est parce que je prépare un système à
démarrage multiple qui ferait tourner 3 systèmes d'exploitation.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Procédez normalement à l'installation jusqu'à ce que vous arriviez à
OpenBSD fdisk. Si vous lancez vous-même fdisk, il commencera par afficher
les partitions actuellement définies puis vous permettra de modifier ces
informations, d'ajouter de nouvelles partitions et de changer la partition
de démarrage définie par défaut. Ici, je dois créer une tranche avec
l'identifiant de partition (<quote>Partition ID#</quote>) A6 qui devrait
être utilisé plus tard pour installer OpenBSD
3.2-RELEASE. Remarque&nbsp;: l'identifiant de partition FreeBSD est A5,
contrairement à l'identifiant de partition OpenBSD qui est A6. Aussi
l'identifiant doit-il être A6 et non A5 lors de la création de la tranche.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
J'ai reçu la sortie suivante sur mon écran après la réussite de la création
de ma tranche OpenBSD&nbsp;:


</para>

<screen>
Disk:wd0        geometry: 1274 / 255 / 63       [ 20466810 Sectors ] 
Offset:0

Starting        Ending  LBA Info:
#       Id      C       H       S       C       H       S       Size
0:      0B      0       1       1       249     254     63      4016187 Win95 FAT32
*1:     A6      250     1       1       1273    254     63      16450497 OpenBSD
</screen>
</listitem>

<listitem>
<para>
Essayez de comprendre la géométrie. Elle représente la géométrie physique
actuelle, ou arrangement, de mon disque dur. Le nombre de secteurs
disponible est affiché. Les deux sections contenant les cylindres (C), les
têtes (H, pour heads) et les secteurs (S) de départ
(<quote>Starting</quote>) et de fin (<quote>Ending</quote>) sont également
donnés. Au départ, la une seule tranche dont je disposais était celle dont
l'identifiant est 0B. Les informations données dans la colonne LBA Info me
montrent que c'est une partition utilisant le système de fichiers Microsoft
Windows 95 FAT32. Eh bien&thinsp;! c'est celle que j'ai créée lors de
l'installation de Microsoft Windows 98 (SE).


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Je procède ensuite à la création d'une nouvelle tranche dont l'identifiant
de système de fichiers est A6 pour représenter une tranche OpenBSD&thinsp;;
je précise les cylindres de départ et de fin, les têtes et les secteurs, et
enfin (c'est très important) sélectionne la tranche amorçable en y apposant
le drapeau approprié depuis la ligne de commandes. En témoigne l'astérisque
(*) avant que le début de la deuxième tranche ne soit représenté par
(*#1:). Cela dit au code du MBR (Secteur principal d'amorçage) d'exécuter
le chargeur de démarrage d'OpenBSD, qui amorcera à son tour mon système
d'exploitation.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Entrez <emphasis>quit</emphasis> et non <emphasis>exit</emphasis> sur la
ligne de commande pour sortir de l'éditeur de partitions OpenBSD fdisk.


<important> <para> Tapez bien <emphasis>quit</emphasis>, et non
<emphasis>exit</emphasis>.


</para> </important>

</para>

</listitem>

<listitem>
<para>
Ensuite, il faut attribuer l'étiquette de disque qui active les systèmes de
fichiers d'OpenBSD. Le script d'installation invoquera un éditeur
interactif vous permettant de le faire. Je crée une partition d'échange de
quelques milliers d'octets, et laisse le reste à la partition
<quote>a</quote>, c'est-à-dire au répertoire racine sur le système de
fichiers. Le programme d'installation va maintenant étiqueter votre disque
et demander quels systèmes de fichiers créer sur quelles partitions. La
partition 'a' sera automatiquement sélectionnée comme système de fichiers
racine. Le programme vous demandera ensuite pour quels disques et quelles
partitions vous voulez que soit créé un système de fichiers.



</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Après la création de tous vos systèmes de fichiers, le programme
d'installation vous donnera la possibilité de configurer le réseau. Vous
êtes ensuite invité à configurer vos interfaces réseau, le routage par
défaut et l'adresse IP du serveur de noms primaire et la table des hôtes.

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Après avoir fait tout cela, vous pourrez extraire les jeux de distribution
sur votre système. Si vous l'installez depuis un CD-ROM, on vous demandera
sur quel périphérique sont les jeux de distribution. Typiquement, ce
devrait être cd0. On vous demandera ensuite depuis quelle partition du
CD-ROM la distribution doit être chargée. Il s'agit normalement de la
partition <quote>a</quote>.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Vous devrez ensuite identifier le type de système de fichiers qui a été
utilisé pour créer la distribution sur le CD-ROM, et qui peut être soit
FFS, soit ISO CD9660. La distribution du CD d'OpenBSD utilise le format
CD9660.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Vous devrez encore fournir le chemin relatif du répertoire contenant la
distribution sur le CD&thinsp;; pour le i386, il s'agit de 3.2/i386.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Après avoir extrait tous les jeux de distribution sélectionnés, vous
pourrez choisir la zone horaire de votre système&thinsp;; tous les
n&oelig;uds de périphériques dont le système aura besoin seront créés pour
vous, et les systèmes de fichiers seront démontés. Afin que tout cela
fonctionne correctement, veillez à installer au moins base32, ext32, et les
jeux de distribution BSD.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Un message apparaîtra sur votre écran&nbsp;: il vous indique que le
système d'exploitation OpenBSD 3.2-RELEASE a été installé avec succès sur
votre ordinateur. Tapez «&thinsp;halt&thinsp;» pour arrêter le système et
le redémarrer.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Lors du premier réamorçage, je reçois l'invite suivante à l'écran&nbsp;:
F1 DOS, F2 BSD, chacun sur une ligne séparée. Je presse la touche de
fonction F1 pour amorcer Windows 98 (SE) et vérifie que tout fonctionne
bien. Si c'est le cas, tant mieux&thinsp;! Je réamorce, et cette fois
presse F2, ce qui charge OpenBSD 3.2-RELEASE.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Selon la configuration de votre ordinateur, vous recevrez des messages de
démarrage sur votre écran en démarrant OpenBSD pour la première fois. Même
si les messages défilent trop vite sur l'écran pour que vous ayez le temps
d'en tirer quoi que ce soit de rentable, vous aurez toujours la possibilité
de les lire plus tard au moyen de la commande 
<screen>/sbin/dmesg | more</screen> 

Vous arriverez enfin à l'invite d'ouverture de session (login). Ouvrez une
session au moyen du nom d'utilisateur et du mot de passe que vous avez
choisis lors de l'installation. Vérifiez que tout soit bien en place et
essayez d'explorer le nouveau système.



</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Il nous reste à installer et à configurer Linux. Passons au chapitre
«&thinsp;Installation de Red Hat Linux 8.0 (Psyche)&thinsp;».


</para> </listitem>

</orderedlist>

</section>

</chapter>

<chapter>

<title>Installation de NetBSD 1.6.1</title>

<para><emphasis> Note du traducteur (Baptiste Mélès)&nbsp;: N'ayant pas
de système NetBSD, je n'ai pas pu vérifier directement la conformité des
informations données ici. Je les traduis donc, et normalement il ne devrait
pas y avoir de problème majeur ni de grande difficulté&thinsp;; si
cependant vous vous y connaissez plus que moi en ce domaine, vos
corrections seront les bienvenues. En cas de doute ou d'ambiguïté,
reportez-vous à la version originale en anglais de ce document.
</emphasis> </para>

<para>
Ce chapitre traite de la méthode à suivre pour installer NetBSD 1.6.1 et
configurer le démarrage multiple afin que ce système puisse coexister avec
succès avec le système d'exploitation Windows précédemment installé. Comme
pour les installations de Windows, FreeBSD et OpenBSD, ce chapitre se
concentrera sur une installation à partir d'un CD-ROM. Comme à l'ordinaire,
les experts se passeront d'aide. Quant aux petits nouveaux qui lisent ces
lignes, consultez la documentation disponible sur la page d'accueil de
NetBSD à l'adresse <ulink url="http://www.netbsd.org/fr"/>. Cette
documentation, comme d'autres disponibles également sur le CD-ROM de NetBSD
1.6.1, couvre d'une façon exhaustive et extensive tous les aspects de
NetBSD. Glanez le plus d'informations possibles avant de suivre les étapes
décrites dans ce guide.


</para>

<warning>
<para>
Remarque&nbsp;: je présuppose que vous qui lisez ce chapitre, vous vous y
connaissez un peu en matière de schémas de partitionnement et d'étiquetage
des disques durs, des conventions d'appellation des périphériques et autres à
la façon BSD, avant de poursuivre ce guide. Si vous n'avez pas la moindre
idée de ce dont je parle, ou de NetBSD en général, je vous conseille
fortement de revenir au chapitre traitant de FreeBSD.


</para> </warning>

<para>
Gardez quelques points importants en mémoire&nbsp;: NetBSD étiquette les
disques durs d'une façon similaire à OpenBSD, avec /dev/wd0 pour le premier
disque dur, /dev/wd1 pour le second disque dur, etc. NetBSD disklabel
tolère jusqu'à 16 partitions. Il peut détecter et représenter toutes les
partitions primaires qui existent sur le disque dur. Toutefois, NetBSD
disklabel voit toutes les partitions comprises dans une partition étendue
mais ne liste pas ce qui contient la partition étendue. Remarques&nbsp;:
NetBSD réserve la partition c: qui représente le disque dur tout
entier&thinsp;; les partitions i: à p: sont réservées pour les partitions
appartenant à d'autres systèmes d'exploitation que NetBSD (par exemple les
partitions Windows ou Linux)&thinsp;; tandis que les partitions a: et b: et
les partitions allant de d: à h: sont disponibles pour les partitions
spécifiques à NetBSD.


</para>

<section>

<title>Résumé des étapes de l'installation</title>

<para>
Pour un suivi complet, étape après étape, de l'installation de NetBSD,
consultez la documentation disponible sur le site web du Projet
NetBSD. Comme dans le chapitre précédent, je ne mentionnerai ici que les
étapes les plus importantes de l'installation. Suivez ces étapes pour
installer NetBSD sur votre ordinateur et le configurer pour le démarrage
multiple&nbsp;:


<orderedlist>

<listitem>
<para>
Notre ordinateur tourne sous le système d'exploitation Microsoft
Windows. Sur mon PC, il s'agit de Windows 98 (SE). J'insère un CD-ROM
amorçable de NetBSD 1.6.1 dans le lecteur de CD-ROM et réinitialise le
système.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
L'ordinateur démarre, lit le CD-ROM, affiche sur l'écran, comme d'habitude,
les messages relatifs au test du matériel, et vous présente un programme
d'installation. Remarque&nbsp;: il y a de nombreuses façons d'installer
NetBSD sur un disque. Le moyen le plus facile, si votre ordinateur le
supporte, est de démarrer à partir du CD-ROM. Sinon, vous pouvez démarrer à
partir d'une disquette 3.5 pouces de 1.44 Mo. Vous devriez maintenant être
prêt à installer NetBSD.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
L'outil d'installation de NetBSD 1.6.1, tout de bleu coloré, s'appelle
sysinst. Tout au début, vous recevez un message de bienvenue&nbsp;:
<screen>Welcome to sysinst</screen> 
Choisissez l'option <screen>Install NetBSD to hard disk</screen> 
(installer NetBSD sur un disque dur) et appuyez sur Entrée.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Sysinst vous présente un écran de confirmation&thinsp;; sélectionnez Yes et
appuyez sur Entrée.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Votre disque dur est détecté et NetBSD l'étiquette comme il faut. Sur mon
PC, le premier disque dur IDE est étiqueté wd0. Appuyez sur Entrée pour
continuer.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
L'écran Disk Geometry apparaît ensuite&thinsp;; la géométrie de votre
disque y est mise en correspondance avec la géométrie du BIOS. Si sysinst
n'a pas pu faire correspondre le disque que vous avez choisi avec un disque
connu du BIOS, vous devez entrer à la main la géométrie du disque. Dans mon
cas, le disque correspond au disque BIOS suivant&nbsp;:


</para> 

<screen> 
BIOS# cylinders heads sectors 
0     1023      255   63 
</screen>
</listitem>

<listitem>
<para>
Je choisis alors <screen>This is the correct geometry</screen> (Cette
géométrie est correcte) et appuie sur Entrée. Vient ensuite l'écran où l'on
doit faire le choix suivant&nbsp;: activer le démarrage multiple et ne
pas dédier le système (dangereusement). Sélectionnez 
<screen>Use only part of the disk</screen> 
(Ne pas utiliser tout le disque) au lieu de
<screen>Use the entire disk</screen> (Utiliser le disque tout entier) et
appuyez sur Entrée.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Choisissez l'unité de dimensionnement. J'ai choisi les
<quote>Megabytes</quote> (Mo) comme mesure de dimension.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Procédez normalement à l'installation jusqu'à atteindre NetBSD fdisk, où
vous pouvez voir la table des partitions DOS sur votre ordinateur. Mon
système tourne sous Windows 98 (SE), NetBSD 1.6 et FreeBSD 5.1-RELEASE. La
table des partitions DOS était comme suit&nbsp;:


<screen>
Total disksize 19541 MB.

      Start(MB) Size(MB)   End(MB)   Kind
0:    0         9774       9774      Windows FAT32, LBA
1:    9773      3001       12775     NetBSD
2:    12774     6766       19540     old NetBSD/FreeBSD/386BSD
3:                                   unused
</screen>

</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Éditez les partitions 1 et 2 en changeant <quote>Kind</quote> (Type) en
<quote>unused</quote> (Inutilisé), puis en sélectionnant <quote>Partition
OK</quote>&thinsp;; et appuyez sur Entrée.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Sélectionnez la partition inutilisée 1, puis <quote>Kind</quote>, puis
<quote>NetBSD</quote> et enfin <quote>Start and size</quote> (Début et
taille). Donnez à <quote>Start:</quote> la valeur <quote>-0</quote> et à
<quote>size:</quote> la taille que vous voulez allouer à NetBSD. J'ai
choisi 4000 Mo environ. Sélectionnez <quote>Set active</quote> (Activer) et
appuyez sur Entrée, et enfin sélectionnez <quote>Partition OK</quote>.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
La nouvelle table des partitions DOS de mon PC ressemble à ceci&nbsp;:

<screen>
Total disksize 19541 MB.
      Start(MB) Size(MB)  End(MB)  Kind
0:    0         9774      9774     Windows FAT32, LBA
1:    9773      4001      13774    NetBSD
2:                                 unused
3:                                 unused
</screen>

</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Sélectionnez <quote>Exit</quote> et appuyez sur Entrée.


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
L'écran suivant vous dit que vous avez plus d'un système d'exploitation
installé sur votre ordinateur. Lorsque l'on vous demande si vous désirez un
sélecteur de démarrage, répondez <quote>Yes</quote>.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Cela vous amène à l'écran <quote>Bootselection menuitems</quote> (Options
du menu de la sélection de démarrage). Ici, vous pouvez changer les entrées
de menu pour qu'elles correspondent aux entrées de partitions affichées
lorsque le système est amorcé. Vous pouvez également spécifier le délai (en
secondes) et le choix par défaut (si aucune sélection n'est faite dans le
menu de démarrage). Par défaut, le délai du menu de démarrage est fixé à 10
secondes, que j'ai changées en 100 secondes. Le choix par défaut du menu de
démarrage est fixé sur <quote>Boot off partition 0</quote> (Démarrer depuis
la partition 0).


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Éditez les entrées de menu 0 et 1, pour étiqueter respectivement Windows et
NetBSD, puis sortez.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
L'écran de NetBSD Disklabel apparaît ensuite. Vous devez configurer ici
NetBSD disklabel. Quatre options sont proposées&nbsp;: Standard, Standard
with X (Standard avec X), Custom (Personnalisée) et Use existing (Utiliser
des étiquettes disque déjà existantes).


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Choisissez le type d'installation <quote>Standard with X</quote> qui
requiert environ 450.00 Mo d'espace sur le disque dur.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
L'écran suivant affiche les partitions de BSD disklabel. Comme, en général,
cela convient à la plupart des personnes, gardez les changements tels quels
et sélectionnez <quote>Partitions are OK</quote> (Les partitions dont
correctes), puis appuyez sur Entrée.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Vous êtes invité à entrer un nom pour votre disque NetBSD&thinsp;; je
choisis <quote>ghosh</quote> et poursuis.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
/sbin/newfs est exécuté pour créer les nouveaux systèmes de fichiers.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Vous êtes invité à installer soit un jeu normal de blocs de démarrage, soit
des blocs de démarrage en série. Comme nous utilisons le périphérique BIOS
de console comme console, vous devez sélectionner <quote>Use normal
bootblocks</quote> (Utiliser les blocs de démarrage normaux) et appuyer sur
Entrée.

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Ainsi s'achève la première partie de la procédure d'installation de
NetBSD. Sysinst a écrit une étiquette disque sur le disque cible, et a
exécuté newfs et fsck sur la nouvelle partition du disque. L'étape suivante
consiste à aller chercher et à dépaqueter les systèmes de fichiers de
distribution.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
J'ai choisi <quote>Custom Installation</quote> (Installation personnalisée)
parmi les jeux de distribution de NetBSD.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Dans l'écran suivant, choisissez tout ce que vous voulez installer et
appuyez sur <quote>Exit</quote>.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Tapez le type du média d'installation. Sélectionnez <quote>cdrom</quote>,
device:cd0 (Périphérique) et directory:/i386/binary/sets (Répertoire), puis
continuez.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Les fichiers .tgz suivants sont désarchivés et installés sur votre disque
dur&nbsp;: base.tgz, etc.tgz, comp.tgz, games.tgz, man.tgz, misc.tgz,
text.tgz, xbase.tgz, xfont.tgz, xserver.tgz, xcomp.tgz et xcontrib.tgz.

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Un message apparaît&thinsp;; il vous indique que tous les jeux de
distribution sélectionnés ont été dépaquetés avec succès. Ensuite, les
fichiers de périphériques sont créés automatiquement, et vous êtes invité à
suivre quelques étapes indispensables de configuration post-installation.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Vous devez choisir la zone horaire&thinsp;; j'ai choisi
<quote>Europe/Moscow</quote>.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Ensuite, choisissez le chiffre des mots de passe. Les options disponibles
sont DES et MD5. Je préfère MD5 à DES.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Tapez le mot de passe de l'administrateur système (root)&thinsp;; un
message apparaît enfin pour vous dire que le système d'exploitation NetBSD
1.6.1 a été installé avec succès sur votre ordinateur. Réinitialisez votre
ordinateur pour démarrer à partir du disque dur.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Lorsque je réinitialise l'ordinateur pour la première fois, je reçois sur
l'écran l'invite suivante&nbsp;: F1 Windows, F2 NetBSD, chacun sur une
ligne. Je presse la touche de fonction F1 pour charger Windows 98 (SE) et
vérifie que tout fonctionne bien. Si c'est le cas, tant mieux&thinsp;! Puis
je réinitialise l'ordinateur, et cette fois, appuie sur F2, ce qui charge
NetBSD 1.6.1.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Selon la configuration de votre ordinateur, vous recevrez à l'écran des
messages de démarrage en chargeant NetBSD pour la première fois. Même si
les messages défilent trop vite pour que vous puissiez en tirer quoi que ce
soit de rentable, vous pourrez toujours les consulter plus tard au moyen de
la commande <quote>/sbin/dmesg | more</quote>. Vous arriverez enfin à
l'invite d'ouverture de session (login). Ouvrez une session au moyen du nom
d'utilisateur et du mot de passe que vous avez choisis lors de
l'installation. Vérifiez que tout soit en place et tentez d'explorer le
nouveau système.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Il nous reste à installer et à configurer Linux. Passons donc au
chapitre «&thinsp;Installation de Red Hat Linux 8.0 (Psyche)&thinsp;».


</para> </listitem>

</orderedlist>

</para>

</section>

</chapter>

<chapter>

<title>Installation de Red Hat Linux 8.0 (Psyche)</title>

<para>
<emphasis>Note du traducteur (B. Mélès)&nbsp;: Ne disposant pas de
distribution de Red Hat Linux, je n'ai pas pu vérifier par moi-même
l'exactitude des informations données ici, que je m'efforce pourtant de
traduire fidèlement, à la lumière de l'expérience que je tire d'autres
distributions Linux (Mandrake 9.1 à 10.1, Debian 3.0r2 (Woody)). En cas de
doute ou d'ambiguïté, reportez-vous à la version originale en anglais de ce
document.</emphasis>

</para>

<para>
Ce chapitre traite de l'installation de Red Hat Linux 8.0 et de sa
configuration en vue de pouvoir utiliser le démarrage multiple, lorsque
d'autres systèmes d'exploitation ont déjà été installés sur
l'ordinateur. Nous nous concentrerons sur l'installation depuis un CD-ROM,
qui est idéale pour tout utilisateur (ancien ou nouveau) voulant une
installation rapide et simple. Si vous êtes un utilisateur expérimenté de
Linux, sautez ce chapitre et installez Red Hat Linux sur votre
ordinateur. Vous pouvez sauter tout le contenu de ce chapitre si vous avez
suffisamment d'expérience pratique. Sinon, si vous êtes un petit nouveau,
ou que vous avez juste décider d'installer Linux pour le plaisir, vous
pouvez glaner plus d'informations sur l'installation de Linux en parallèle
avec d'autres systèmes d'exploitation précédemment installés sur
l'ordinateur.  Red Hat Linux propose d'excellents outils d'installation,
mais afin d'offrir à votre ordinateur le démarrage multiple avec trois
systèmes d'exploitation, il est toujours recommandé d'utiliser
l'installation <quote>Custom</quote> (Personnalisée), qui ajoute un peu de
difficulté aux petits nouveaux qui se mettent à Linux. L'utilisation de
Linux fdisk ou de Disk Druid est simple et si vous utilisez la version
officielle empaquetée par Red Hat, prenez soin d'utiliser le Guide officiel
d'Installation de Red Hat Linux x86 qui est compris dans le
paquetage. Sinon, vous pouvez toujours vous reporter aux Manuels
d'Installation spécifiques à la Distribution, disponibles sur le site web
officiel de Red Hat. Le site web officiel de Red Hat se trouve à l'adresse
<ulink url="http://www.fr.redhat.com"/>. Reportez-vous à la Foire Aux
Questions (FAQ) de Red Hat pour trouver les réponses aux questions et
problèmes qui peuvent survenir avant, pendant ou après l'installation. Vous
trouverez la FAQ générale (en anglais) à l'adresse <ulink
url="http://www.redhat.com/support/resources/faqs/rhl_general_faq/s1-contact.html"/>.


</para>

<para>
Red Hat propose quelques fonctionnalités d'installation aussi excitantes
qu'importantes. De grands progrès ont été accomplis en matière de procédure
d'installation avec l'arrivée de la version 6. Maintenant, dans les
versions récentes 8.0 (Psyche) et 9.0, l'installation de Red Hat Linux est
très élégante, Anaconda mettant les mains dans le cambouis à votre
place. Parmi les fonctionnalités d'installation importantes figurent
<quote>Kudzu</quote> et le <quote>noyau 2.4</quote>.


</para>

<section>

<title>Appellation des lecteurs de disques et des partitions sous
Linux</title> 

<para>
Avant de nous confronter à l'installation de Red Hat Linux, faisons un
petit tour d'horizon des conventions d'appellation des lecteurs de disque
et des partitions sous Linux. À ce propos, j'ai parlé plus haut de la
convention d'appellation des lecteurs et partitions sous FreeBSD, au sujet
de l'installation de FreeBSD.


</para>

<para>
Linux a une façon très particulière de nommer les lecteurs de disques durs
et les partitions que vous y créez. Dans la terminologie UNIX
(rappelez-vous, le noyau Linux est une réimplémentation d'UNIX), les
systèmes UNIX (et plus spécifiquement le noyau) ne peuvent ni lire ni
comprendre des <quote>périphériques</quote>. Le noyau UNIX n'a affaire qu'à
des abstractions sous forme de <quote>fichiers contenant des caractères
ASCII</quote>. Cela veut dire qu'une phrase comme <quote>j'ai un lecteur C:
de 30.0 Go</quote> ne veut rien dire du tout sous Linux. Voyons donc
comment les disques durs et les partitions sont nommés sous Linux.


</para>

<para>* Premier disque dur IDE (disque primaire maître)&thinsp;&mdash;
/dev/hda

</para>

<para>* Deuxième Second disque dur IDE (disque primaire
esclave)&thinsp;&mdash; /dev/hdb </para>

<para>* Troisième disque dur IDE (disque secondaire maître)&thinsp;&mdash;
/dev/hdc </para>

<para>* Quatrième disque dur IDE (disque secondaire esclave)&thinsp;&mdash;
/dev/hdd </para>

<para>
/dev est le répertoire placé sur le répertoire racine
(<quote>/</quote>)&thinsp;; il contient tous les fichiers de périphériques
associés aux périphériques.


</para>

<para>
Et les disques SCSI alors&thinsp;? Eh bien, Linux les étiquette
également&thinsp;!


</para>

<para>
* Premier disque dur SCSI (disque primaire maître)&thinsp;&mdash; /dev/sda

</para>

<para>
* Deuxième disque dur SCSI (disque primaire esclave)&thinsp;&mdash;
/dev/sdb

</para>

<para>
* Troisième disque dur SCSI (disque secondaire maître)&thinsp;&mdash;
/dev/sdc

</para>

<para>
* Quatrième disque dur SCSI (disque secondaire esclave)&thinsp;&mdash;
/dev/sdd

</para>

<para>
/dev est le répertoire placé sur le répertoire racine
(<quote>/</quote>)&thinsp;; il contient tous les fichiers de périphériques
associés aux périphériques.


</para>

<para>
Venons-en maintenant au schéma de partitionnement sous Linux. Sous Linux,
on commence par prendre en considération un disque dur particulier, qu'il
soir IDE ou SCSI. On prend ensuite en considération les partitions sur ce
disque. Par exemple, les partitions sur un lecteur IDE sont nommées de la
façon suivante (/dev/hda est pris pour exemple)&nbsp;:


</para>

<para>
* Première partition primaire&thinsp;&mdash; /dev/hda1

</para>

<para>
* Deuxième partition primaire&thinsp;&mdash; /dev/hda2

</para>

<para>
* Troisième partition primaire&thinsp;&mdash; /dev/hda3

</para>

<para>
* Quatrième partition primaire&thinsp;&mdash; /dev/hda4

</para>

<para>
Et si l'on a une <quote>partition étendue</quote> sous Linux qui contient
plusieurs lecteurs logiques de disque&thinsp;? Eh bien, le noyau Linux
associe ces partitions aux fichiers de périphériques <quote>en mode
bloc</quote> conservés dans le répertoire /dev. En prenant comme ci-dessus
l'exemple de /dev/hda, elle contient 1 partition primaire et 1 partition
étendue, qui contient à son tour 5 lecteurs logiques de disque. Dans ce
cas, à quoi la table des partitions ressemblerait-elle, et que
signifierait-elle&thinsp;? Voyons comment Linux étiquette ce schéma. Linux
les représenterait de la façon suivante&nbsp;:


<itemizedlist> <listitem><para>/dev/hda </para> <itemizedlist>
<listitem><para>/dev/hda1 </para></listitem> <listitem><para>/dev/hda2
</para> <itemizedlist> <listitem><para>/dev/hda5 </para></listitem>
<listitem><para>/dev/hda6 </para></listitem> <listitem><para>/dev/hda7
</para></listitem> <listitem><para>/dev/hda8 </para></listitem>
<listitem><para>/dev/hda9 </para></listitem> </itemizedlist> </listitem>
</itemizedlist> </listitem> </itemizedlist>

/dev/hda1 est l'unique partition primaire et /dev/hda2 est l'unique
partition étendue sur le disque dur. Remarque&nbsp;: Linux étiquette les
partitions primaires de /dev/hda1 à /dev/hda4, les lecteurs logiques de
disques s'étendant de 5 à 16. Ainsi, dans l'exemple ci-dessus, de hda5 à
hda9, on a les 5 lecteurs logiques de disque existant sur la partition
étendue. En effet, il y a peu, sur l'ordinateur de l'un de mes amis, j'ai
partitionné le disque dur et installé Microsoft Windows Millenium (ME),
Microsoft Windows XP Professionnal et Red Hat Linux 8.0 (Psyche). Linux
fdisk, lors de son exécution, montre rigoureusement la même table des
partitions qu'indiqué ci-dessus.  Il utilise un disque dur IDE et a une
partition primaire étiquetée comme lecteur C: sous Windows et contenant
WinXP (avec le système de fichiers FAT32), avec hda5 et hda6 étiquetés
comme lecteurs D: et E: sous Windows (hda5 contient en fait Windows ME,
avec le système de fichiers FAT32), et hda7, hda8 et hda9 utilisés pour
Linux. hda7 est la partition /boot, hda8 est le système de fichiers racine
<quote>/</quote>, et hda9 est le système de fichiers d'échange
(<quote>swap</quote>). C'était un exemple simple de l'aspect d'une table
des partitions sous Linux. Si vous avez pas mal de partitions et
l'intention d'installer plusieurs systèmes d'exploitation, préparez-vous à
voir une table des partitions plus complexe en exécutant une commande comme
<quote>/sbin/fdisk /dev/hda</quote> (/dev/hda représentant le disque
primaire maître de votre ordinateur).

</para>

<para>
Par exemple, lors de l'exécution de Linux fdisk sur l'ordinateur de mon
ami, il m'indiqua quelque chose comme&nbsp;:


<screen>
    Command (m for help): p

    Disk /dev/hda: 255 heads, 63 sectors, 5005 cylinders
    Units = cylinders of 16065 * 512 bytes
    Device       Boot   Start   End     Blocks          Id      System
    /dev/hdc1   *       1       1275    10241406        c       Win95 FAT32
    (LBA)
    /dev/hdc2           1276    5005    29961225        f       Win95 Ext'd
    (LBA)
    /dev/hdc5           1276    2550    10241406        b       Win95 FAT32
    /dev/hdc6           2551    3825    10241406        b       Win95 FAT32
    /dev/hdc7           3826    3831    48163+  83      Linux
    /dev/hdc8           3832    4213    3068383+        83      Linux
    /dev/hdc9           4214    4246    265041  82      Linux swap
</screen>

</para>

</section>

<section>

<title>Les systèmes de fichiers sous Linux</title>

<para>
Maintenant que nous avons brièvement évoqué les schémas d'étiquetage des
lecteurs et des partitions sous Linux, venons-en au système de fichiers de
Linux.


</para>

<para>
Les systèmes d'exploitation Microsoft Windows utilisent FAT16, FAT32, NTFS
4.0 ou le plus récent NTFS 5.0.


</para>

<para>
Le noyau GNU/Linux utilisait à l'origine le Premier Système de fichiers
étendu (<quote>First Extended filesystem</quote>), fréquemment appelé ext
ou extfs. Il a maintenant été remplacé par les systèmes de fichiers ext2 et
ext3. Actuellement, le noyau 2.4 utilise le système de fichiers natif
<quote>Third Extended filesystem</quote> (Troisième système de fichiers
étendu), fréquemment appelé <quote>ext3</quote> ou
<quote>ext3fs</quote>. Même si les noyaux 2.2.x et 2.4.x supportent ext2fs
et ext3fs, la dernière version stable, à savoir le noyau 2.4.20, utilise
par défaut le système de fichiers <quote>ext3fs</quote>. ext3fs est une
extension de ext2fs, comme NTFS 5.0 l'est pour NTFS 4.0 sous Windows. La
principale différence entre les systèmes de fichiers <quote>ext2fs</quote>
et <quote>ext3fs</quote> est que <quote>ext2fs</quote>, contrairement à
<quote>ext2fs</quote>, est un <quote>système de fichiers
journalisé</quote>. Nous parlerons plus en détail de ces systèmes de
fichiers lorsque nous les comparerons au système de fichiers UNIX (UFS),
qui est le système de fichiers natif sous FreeBSD.


</para>

<para>
Le <quote>Manuel du programmeur Linux</quote> ( <quote>Linux Programmer's
Manual</quote>) contient une section intitulée
<quote>FILESYSTEMS(5)</quote> (Systèmes de fichiers). Elle explique quels
systèmes de fichiers Linux supporte. On peut accéder aux détails en tapant
tout simplement <quote>man fs</quote> à l'invite de commande sur une
station Linux. Sont inclus les systèmes de fichiers suivants&nbsp;:
minix, ext, ext2, ext3, xia, msdos, umsdos, vfat, proc, nfs, iso9660, hpfs,
sysv, smb, ncpfs. Si, comme il convient, le système de fichiers est monté
sur /proc, on peut trouver dans le fichier /proc/filesystems quels systèmes
de fichiers son noyau supporte actuellement. Si vous avez besoin d'un
système de fichiers qui n'est pas supporté actuellement, soit il faut
insérer le module adéquat, soit il faut recompiler le noyau pour en créer
un nouveau. Ensuite, il suffit d'installer le nouveau noyau personnalisé
pour accéder au système de fichiers de votre choix. Pour utiliser un
système de fichiers, il faut en général le monter.


</para>

<para>
Vous trouverez ci-dessous une courte description de quelques-uns des
systèmes de fichiers disponibles. minix est le système de fichiers utilisé
dans le système d'exploitation Minix, le premier qui fonctionna sous
Linux. Il est soumis à plusieurs contraintes&nbsp;: une limitation de la
taille des partitions à 64 Mo, des noms de fichiers courts, un seul champ
concernant l'heure, etc. Il reste très utile pour les disquettes et les
disques RAM. ext est une version élaborée du système de fichiers minix. Il
a été complètement remplacé par la deuxième version du système de fichiers
étendu (ext2) et a été retiré du noyau (dans la version 2.1.21). ext2fs est
un système de fichiers extrêmement performant pour les disques, et Linux
l'utilise pour les disques fixes aussi bien que pour les disques
amovibles. Le deuxième système de fichiers étendu fut conçu comme une
extension du système de fichiers étendu (ext).  C'est ext2 qui offre les
meilleures performances (en termes de rapidité et d'usage du processeur)
parmi les systèmes de fichiers supportés par Linux. ext3 est une version
journalisée du système de fichiers ext2. Il est facile de passer d'ext2 à
ext3, et vice versa. xia fut conçu et implémenté pour être un système de
fichiers stable et sécurisé par extension du code du système de fichiers
minix. Il propose les fonctionnalités de base les plus indispensables sans
complexité superflue. Le système de fichiers xia n'est plus développé, ni
même maintenu. Il a été retiré du noyau à partir de la version
2.1.21. msdos est le système de fichiers utilisé par DOS, Windows et
quelques ordinateurs utilisant OS/2. les noms de fichiers sous MS-DOS ne
peuvent pas dépasser 8 caractères, suivis d'un point et d'une extension
facultative de 3 caractères. umsdos est un système de fichiers DOS étendu,
utilisé par Linux. Il ajoute la possibilité de noms de fichiers longs, des
UID et GID (NDT&nbsp;: identifiants d'utilisateur et de groupe), des
permissions POSIX, et des fichiers spéciaux (périphériques, tubes nommés,
etc.) sous le système de fichiers DOS, sans sacrifier pour autant la
compatibilité avec DOS.

</para>

<para>
vfat est le système de fichiers DOS étendu utilisé par Microsoft Windows 95
et Windows NT. VFAT ajoute la possibilité d'utiliser des noms de fichiers
longs sous le système de fichiers MS-DOS. Le système de fichiers proc n'est
pas un système de fichiers général. C'est un <quote>pseudo-système de
fichiers</quote> utilisé comme interface vers les structures de données du
noyau, évitant la lecture et l'interprétation de /dev/kmem. En particulier,
ses fichiers ne prennent pas d'espace disque. iso9660 est un type de
système de fichiers pour CD-ROM conforme au standard ISO 9660. Linux
supporte High Sierra, le précurseur du standard ISO 9660 pour les systèmes
des fichiers de CD-ROM. Il est automatiquement reconnu dans le support du
système de fichiers iso9660 sous Linux. Linux supporte également les
recommandations du System Use Sharing Protocol spécifié par le protocole
Rock Ridge Interchange.  Elles sont utilisées pour décrire plus amplement
les fichiers d'un système de fichiers iso9660 à un hôte UNIX, et à lui
fournir des informations telles que les noms de fichiers longs, les UID et
GID, les permissions POSIX, et les périphériques. Ce protocole est
automatiquement reconnu dans le support du système de fichiers iso9660 sous
Linux. hpf signifie High Performance Filesystem (Système de fichiers à
haute performance)&thinsp;; il est utilisé sous OS/2. Ce système de
fichiers est en lecture seule sous Linux, en raison de l'insuffisance de sa
documentation. sysv est l'implémentation du système de fichiers System
V/Coherent sous Linux. Il implémente tous les systèmes de fichiers Xenix,
System V/386, et Coherent. nfs signifie Network Filesystem (Système de
fichiers réseau)&thinsp;; il est utilisé pour accéder aux disques situés
sur des ordinateurs distants. smb est un système de fichiers réseau qui
supporte le protocole Server Message Block (SMB), utilisé par Windows pour
les groupes de travail (Workgroups), Windows NT, et Lan Manager
(gestionnaire de réseau local). Pour utiliser smbfs, vous avez besoin d'un
programme de montage spécial, que l'on peut trouver dans le paquetage
ksmbfs. ncpfs est un système de fichiers réseau qui supporte le protocole
NCP, utilisé par Novell NetWare.


</para>

</section>

<section>

<title>Résumé des étapes de l'installation</title>

<para>
Maintenant que nous avons traité d'un certain nombre de schémas de
partitionnement et de systèmes de fichiers sous Linux, il est temps de
passer à l'installation effective de Linux. Pour un suivi, étape après
étape, de l'installation de Red Hat Linux, consultez les guides
d'installations spécifiques à votre distribution sur le site web officiel
de Red Hat. Tous les types d'installation y sont décrits, avec les photos
d'écran qui correspondent, ainsi que des astuces supplémentaires. Je ne
mentionnerai ici que les principales étapes de l'installation. Pour
installer Red Hat Linux sur votre ordinateur, suivez les étapes
suivantes&nbsp;:


<orderedlist>

<listitem>
<para>
Insérez le CD-ROM amorçable de Red Hat Linux 8.0 dans votre lecteur de
CD-ROM, puis redémarrez l'ordinateur. Je présuppose que vous avez un CD de
la version 8.0 de la distribution Red Hat Linux. Si vous avez des versions
plus anciennes, aucun problème&thinsp;! Vous pouvez encore les
utiliser. Les étapes de base de l'installation sont les mêmes pour toutes
les versions de cette distribution. Assurez-vous que votre ordinateur peut
être amorcé depuis un CD-ROM en consultant ou modifiant la configuration du
BIOS. Si vous ne pouvez pas démarrer à partir du lecteur de CD-ROM, il
existe d'autres méthodes de démarrage. Reportez-vous aux Guides
d'Installation de Red Hat pour obtenir plus d'informations sur la création
de disquettes d'amorçage <quote>locales</quote>, <quote>en réseau</quote>
et <quote>PCMCIA</quote>.


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Peu après l'amorçage devrait apparaître un écran Red Hat Linux 8.0
contenant l'invite <quote>boot:</quote>&thinsp;; l'écran contient des
informations sur plusieurs options de démarrage. Vous pouvez ou bien taper
<quote>Entrée</quote> pour entrer dans un programme d'installation fondé
sur une interface graphique, ou bien taper <quote>linux text</quote> à
l'invite <quote>boot:</quote> pour entrer dans une installation en mode
texte fondée sur ncurses. Personnellement, je préfère les installations en
mode texte. Lisez les messages de démarrage pour vérifier que le noyau
Linux détecte votre matériel. Si la détection n'est pas correcte, vous
pouvez avoir besoin de redémarrer l'installation en mode expert. Entrez
dans le mode <quote>expert</quote> en utilisant la commande de démarrage
suivante&nbsp;: <quote>boot: linux expert</quote>, puis appuyez sur
Entrée.


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Suivez les étapes habituelles en configurant la langue, le clavier et la
souris. Apparaît ensuite l'écran <quote>Welcome to Red Hat Linux</quote>
(Bienvenue dans Red Hat Linux). Continuez jusqu'à l'écran <quote>Install or
Upgrade</quote> (Installation ou Mise à jour). Comme c'est la toute
première fois que nous installons Linux, nous choisissons
<quote>Install</quote>. La question qui se pose alors est de savoir quel
type d'installation sélectionner, et pourquoi. Red Hat Linux 8.0 propose
quatre options&nbsp;: Workstation (Station de travail), Server, Laptop
(Portable) et Custom (Personnalisé). Nous considérons que les installations
Workstation, Server et Laptop ne conviennent pas, et ce pour des raisons
évidentes&nbsp;: elles ne proposent pas à l'utilisateur de personnaliser
ses fonctionnalités. Aussi allons-nous procéder à l'installation
<quote>Custom</quote>.


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Suivez les étapes habituelles, et à l'écran de partitionnement, vous devrez
choisir entre <quote>fdisk</quote> et <quote>disk druid </quote>. Pour les
experts de Linux, fdisk est de toute évidence l'outil privilégié. Disk
Druid est l'outil graphique de Red Hat pour afficher, éditer, ajouter et
effacer des partitions sur les lecteurs de disque dur. Choisissez vous-même
entre ces deux programmes. Pour ce guide, j'ai choisi <quote>disk
druid</quote>. À l'écran suivant vous sera affichée la géométrie du disque
dur tout entier. Essayez de comprendre ce qui vous est montré à l'écran et
de l'analyser à la lumière des informations fournies dans le chapitre où,
plus haut, j'ai traité dans le détail du partitionnement. Essayez de
retrouver les équivalents, dans la terminologie Windows, des partitions
affichées.


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Sur mon ordinateur, Disk Druid représente d'abord /dev/hda comme ensemble
des partitions /dev/hda1, /dev/hda2 et /dev/hda3. /dev/hda1 est la
partition FAT32 qui (sur mon ordinateur) contient Microsoft Windows 98
(SE)&thinsp;; /dev/hda2 est la tranche FreeBSD (ou OpenBSD, ou encore
NetBSD)&thinsp;; et /dev/hda3 est la partition Linux. Remarque&nbsp;: la
partition /dev/hda3 est la tranche que j'ai créée dans l'éditeur
d'étiquettes de FreeBSD, en assignant 131 au système de fichiers
correspondant.


</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Je garde telles quelles /dev/hda1 et /dev/hda2, et efface /dev/hda3. Je
gagne ainsi de l'espace disque. Puis j'ajoute une partition /boot d'environ
100 Mo avec le système de fichiers ext2, puis une partition d'échange
(swap) d'environ 128 Mo et enfin une partition racine (<quote>/</quote>) à
laquelle j'alloue tout l'espace restant sur le lecteur. C'est tout ce qu'il
y a à faire. Nous avons donc quelque chose comme cela&nbsp;:


<screen>
Command (m for help): p

Disk /dev/hda: 255 heads, 63 sectors, 2491 cylinders
Units = cylinders of 16065 * 512 bytes
Device           Boot   Start   End     Blocks          Id      System
/dev/hda1               1       125     1004031         b       Win95 FAT32
/dev/hda2       *       126     1399    10233405        a5      FreeBSD
/dev/hda3               1400    1412    104422+         83      Linux
/dev/hda4               1413    2491    8667067+        f       Win95 Ext'd
(LBA)
/dev/hda5               1413    1428    128488+         82      Linux swap
/dev/hda6               1429    2491    8538516         83      Linux
</screen>

Comme indiqué plus haut, /dev/hda3 est monté comme /boot, /dev/hda5 est le
système de fichiers d'échange et /dev/hda6 est monté comme /.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Poursuivez l'installation jusqu'à l'écran qui vous invite à choisir le
chargeur de démarrage. C'est une étape capitale de l'installation, et même
la plus importante. Un chargeur de démarrage est à proprement parler le
premier programme qui s'exécute lorsque vous allumez votre ordinateur. Le
Master Boot Record (MBR&nbsp;: Secteur principal d'amorçage) est une zone
spéciale de votre disque dur qui est automatiquement chargée par le BIOS de
votre ordinateur. C'est de ce premier point que le chargeur de démarrage
(soit LILO, soit GRUB) peut prendre le contrôle de la procédure de
démarrage tout entière. GRUB, lors de son exécution, lit les instructions
qu'on lui a données dans son propre fichier de configuration (par exemple,
le fichier de configuration de Linux Loader (LILO) est /etc/lilo.conf, et
pour GRUB /boot/grub/grub.conf), donne des instructions importantes au
BIOS, puis charge les fichiers de démarrage du système d'exploitation
approprié dans la mémoire de l'ordinateur. Ceux-ci, à leur tour, activent
le montage des systèmes de fichiers corrects aux points de montage
adéquats, ce qui prépare l'ordinateur à son utilisation ultérieure.  Aussi
le chargeur de démarrage est-il vital pour le démarrage correct du système
d'exploitation.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Vous pouvez utiliser n'importe lequel des deux chargeurs de démarrage
disponibles sous Linux, Linux Loader (LILO&nbsp;: Chargeur de Linux) ou
GNU GRand Unified Boot loader (GRUB&nbsp;: Grand chargeur de démarrage
unifié de GNU). Vous êtes libre de choisir celui que vous préférez. Pour
des raisons que je détaille dans la FAQ, je préfère GNU
GRUB. Remarque&nbsp;: je ne commente pas ici les détails de l'aspect, de
l'implémentation et de la configuration de GRUB, car ils dépassent le
projet de ce guide. Beaucoup d'informations sont disponibles sur Internet
au sujet de ces chargeurs de démarrage, mais aussi d'autres encore, qu'ils
soient <quote>libres</quote> ou <quote>propriétaires</quote>. Si besoin
est, jetez-y un coup d'&oelig;il.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
GRUB est un chargeur de démarrage très puissant pour x86&thinsp;; il peut
être utilisé pour démarrer un grand nombre de systèmes d'exploitation. GRUB
supporte directement toutes les distributions de GNU/Linux, FreeBSD,
NetBSD, OpenBSD, Sun Solaris et autres. Il permet de démarrer d'autres
systèmes d'exploitation propriétaires aussi bien que d'utiliser la
technologie du <quote>chargement chaîné</quote> (<quote>chain
loading</quote>). Si vous avez Microsoft Windows 95/98 (SE)/Millennium
Edition/NT/2000/XP comme système d'exploitation initialement installé sur
votre ordinateur, puis FreeBSD 5.1-RELEASE ou OpenBSD 3.2-RELEASE ou encore
NetBSD 1.6.1, allongez-vous et reposez-vous car GRUB est là pour s'occuper
de tout grâce à ses fonctionnalités puissantes et dynamiques. SI vous avez
Microsoft Windows 95/98 (SE)/Millennium Edition, qui par défaut n'a pas de
chargeur de démarrage (contrairement à Microsoft Windows NT/2000/XP), alors
choisissez <quote>Add GRUB to the MBR</quote> (Ajouter GRUB au Secteur
principal d'amorçage).


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Après le démarrage, vous recevrez l'écran de GRUB vous invitant à choisir
le système d'exploitation. Si vous avez Microsoft Windows NT/2000/XP, qui
utilisent par défaut le <quote>NT Boot loader</quote> (Chargeur de
démarrage NT) pour démarrer le système d'exploitation, alors continuez et
choisissez <quote>Add GRUB to the MBR</quote> (Ajouter GRUB au
MBR). Surtout, pas de panique&thinsp;! Cela ne posera pas le moindre
problème. Dans ce cas, après un démarrage réussi, vous recevrez l'écran de
GRUB vous invitant à choisir le système d'exploitation. Vous aurez deux
entrées dans la liste, par exemple, comme chez moi, <quote>Windows</quote>
et <quote>Linux</quote>. Si vous choisissez <quote>Linux</quote> et appuyez
sur Entrée, les fichiers de démarrage de Red Hat Linux sont chargés dans la
mémoire de l'ordinateur et l'ordinateur se lance lui-même sous Linux. À
l'inverse, si vous choisissez <quote>Windows</quote> et que vous appuyez
sur Entrée, le mécanisme du <quote>chargement chaîné</quote> (<quote>chain
loading</quote>) est mis en fonctionnement, et invoque le chargeur de
démarrage de FreeBSD (<quote>FreeBSD boot loader</quote>). Le chargeur de
démarrage de FreeBSD charge alors Microsoft Windows 98 (SE) dans la mémoire
de l'ordinateur.



</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Cela explique à peu près tout. Après avoir ajouté GRUB à votre Secteur
principal d'amorçage (MBR), poursuivez l'installation comme
d'habitude. Remarque&nbsp;: vous pouvez installer GRUB ou bien dans le
MBR ou bien dans le secteur de démarrage de la partition active. Si vous
prévoyez d'utiliser un autre chargeur de démarrage sur votre ordinateur
(par exemple, OS/2 Boot Manager (Gestionnaire de démarrage d'OS/2), ou
Windows NT's NT Boot loader (Chargeur de démarrage nouvelle technologie de
Windows NT), ou tout autre chargeur de démarrage commercial comme System
Commander et Partition Magic), ajoutez GRUB au <quote>first sector of your
root partition</quote> (Premier secteur de votre partition racine), puis
configurez les autres chargeurs de démarrage pour démarrer GRUB (qui à son
tour démarrera Red Hat Linux).


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Une fois que vous avez créé les partitions et installé GRUB dans le MBR, il
ne reste plus qu'à procéder normalement à l'installation, en choisissant
les paquetages destinés à l'installation (vous pouvez les installer
ultérieurement depuis la ligne de commande au moyen de la commande RPM),
etc. Enfin, terminez par l'installation de Red Hat Linux. Lorsque vous êtes
invité à créer une disquette de démarrage (<quote>bootdisk</quote>),
créez-en une. C'est très pratique en cas de plantage du système. Vous aurez
toujours la possibilité de créer ultérieurement une disquette de démarrage
et de configuration (<quote>setup bootdisk</quote>) depuis l'interface en
ligne de commandes.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Selon le nombre des paquetages que vous avez précédemment choisis, et selon
les ressources de votre ordinateur, l'installation peut prendre un certain
temps. Adossez-vous sur votre chaise et reposez-vous pendant l'installation
des paquetages&thinsp;; ou alors courez au Burger King le plus proche vous
jeter sur un ou deux hamburgers&thinsp;! Quant aux experts qui se trouvent
parmi vous, après avoir lu tout ceci, si vous avez l'impression que quelque
chose a été affirmé à tort ou mal expliqué, envoyez-moi donc une ligne ou
deux. Pour les petits nouveaux, mon conseil est simple&nbsp;: pratiquez,
pratiquez, et pratiquez jusqu'à ce que ça aille. Il n'y a pas de voie
royale pour la réussite.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Après l'installation et la configuration réussies de tous les paquetages,
maintenant que votre installation de Red Hat Linux est achevée, le CD-ROM
de Linux devrait être éjecté du lecteur, et l'ordinateur redémarrer
automatiquement. Comme indiqué plus haut, après un démarrage réussi, vous
recevrez l'écran GRUB vous invitant à choisir quel système d'exploitation
démarrer. Selon votre configuration lors de l'installation, vous aurez 2
entrées dans la liste&thinsp;; par exemple, chez moi, j'ai
<quote>Windows</quote> et <quote>Linux</quote>. Vérifiez que chacun des
deux systèmes d'exploitation fonctionne correctement en les démarrant l'un
après l'autre.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Si tout fonctionne correctement, très bien, c'est le temps des
réjouissances. Au cas où quelque chose aille de travers quelque part, selon
la nature de ce qui va de travers, il peut y avoir beaucoup de choses à
faire. Notez tout en cas de problème. Rédigez sur papier un bref rapport
d'erreur, si besoin est. Ils se révèlent d'une grande aide lors de
diagnostics ultérieurs. Il est temps maintenant de configurer FreeBSD dans
l'environnement Red Hat Linux, afin que d'activer dans GRUB la possibilité
de démarrer également FreeBSD via le mécanisme du chargement chaîné
(<quote>chain loading</quote>).


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Ouvrez une session dans Red Hat Linux, et ouvrez le fichier
/boot/grub/grub.conf au moyen de l'éditeur vi. Lors de son édition, soyez
très prudent&thinsp;! Comme GRUB lit le fichier /boot/grub/grub.conf lors
de l'amorçage de l'ordinateur, des coquilles dans le fichier
/boot/grub/grub.conf peuvent occasionner des désastres. Remarque&nbsp;:
GRUB ne propose pas d'utilitaire comparable à la commande /sbin/lilo -v -v
que LILO propose, et qui permet depuis la ligne de commande de vérifier le
fichier /etc/lilo.conf&thinsp;; soyez donc très prudent si vous utilisez
GRUB pour démarrer des systèmes d'exploitation. Ajoutez maintenant une
entrée pour FreeBSD avant l'entrée <quote>Windows</quote>. Votre fichier
/boot/grub/grub.conf, après son édition, devrait ressembler à ceci&nbsp;:


<screen>
          default=0
          timeout=150
          splashimage=(hd0,2)/grub/splash.xpm.gz

          title Linux (2.4.18-3)
                          root (hd0,2)
                          kernel /vmlinuz-2.4.18-3 ro root=/dev/hda6

          title FreeBSD
                          root (hd0,a)
                          kernel /boot/loader ro root=/dev/hda2

          title Windows
                          rootnoverify (hd0,0)
                          chainloader +1
</screen>

</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Comme indiqué, le premier bloc sert au démarrage de Linux, le second à
celui de FreeBSD, et le dernier à celui de Windows 98 (SE). Remarquez
l'entrée qui suit le mot <quote>root</quote> (Racine) à la deuxième ligne
de chacun des deux premiers blocs. Elle définit l'emplacement exact, sur le
disque dur de l'ordinateur, des fichiers de démarrage requis pour le
démarrage du système d'exploitation. Sur le système Linux, on peut voir que
(hd0,2) renvoie à la 3è partition, à savoir /dev/hda3. On sait que
/dev/hda3 renvoie à la partition /boot qui contient les fichiers de
démarrage. De même, sur le système FreeBSD, on peut voir que (hd0,a)
renvoie à /dev/ad0s2a, qui renvoie à son tour au système de fichiers racine
<quote>/</quote>, qui sous Linux est mappé sous le nom de périphérique
/dev/hda2. La mention rootnoverify dans le bloc Windows dit au noyau Linux
de ne pas monter la partition /dev/hda1 puisqu'elle n'est pas un système de
fichiers Linux.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Maintenant, au redémarrage, vous avez un système à démarrage multiple qui
vous permet de démarrer n'importe lequel des trois systèmes
d'exploitation&nbsp;: Windows (98 (SE) sur mon ordinateur), FreeBSD
5.1-RELEASE ou OpenBSD 3.2-RELEASE ou encore NetBSD 1.6.1, et Red Hat Linux
8.0. C'est tout ce qu'il y a à faire pour préparer un système à démarrage
multiple doté de nombreuses fonctionnalités. Si vous voulez savoir comment
monter différents systèmes de fichiers sur différents systèmes
d'exploitation, suivez les instructions données par le chapitre
«&thinsp;Montage des systèmes de fichiers&thinsp;».


</para> </listitem>

</orderedlist>

</para>

</section>

</chapter>

<chapter>

<title>Montage des systèmes de fichiers</title>

<para>
Les systèmes d'exploitation Microsoft Windows, FreeBSD 5.1-RELEASE ou
OpenBSD 3.2-RELEASE ou encore NetBSD 1.6.1, et Red Hat Linux 8.0 ont
maintenant été installés et coexistent pacifiquement sur votre
ordinateur. Est-ce tout&thinsp;? Est-ce suffisant&thinsp;? Certainement
pas&thinsp;! L'une des principales raisons qui font que Microsoft Windows,
FreeBSD 4.8-RELEASE et Red Hat Linux 8.0 tournent tous sur mon ordinateur
(celui sur lequel j'ai préparé une partie du guide que vous êtes en train
de lire) est que je passais l'essentiel de mon temps sous FreeBSD et Linux,
mais que j'avais besoin d'un accès à Windows à cause de mes projets à
l'université. J'ai donc besoin de pouvoir accéder de temps en temps aux
données conservées sur ma partition Windows. À chaque fois que je travaille
sous FreeBSD et que j'ai besoin d'avoir accès à quelque donnée conservée
sur ma partition Windows, je n'ai pas de temps à perdre pour redémarrer mon
ordinateur, ouvrir une session sous Windows, copier les fichiers sur une
disquette puis fermer ma session, redémarrer une fois encore, ouvrir une
session sous FreeBSD, et copier le contenu de la disquette sur le
répertoire /home/ghosh du système FreeBSD. Une procédure comme celle-ci
n'est ni simple, ni logique. Grâce à la commande <quote>mount</quote>
disponible sur les systèmes UNIX, je n'ai pas à subir cette affreuse
procédure à chaque fois que j'ai besoin d'accéder à quelque donnée de ma
partition Windows.


</para>

<para>
La commande mount est l'une des commandes les plus importantes disponibles
sur un système UNIX. Elle permet à l'utilisateur d'un système UNIX de
monter des systèmes de fichiers, qu'ils soient ou non situés physiquement
sur le même ordinateur. En d'autres termes, la commande mount vous permet
de monter aussi bien un système de fichiers local (qui est physiquement
présent sur l'ordinateur) qu'un système de fichiers distant, au moyen du
chemin d'accès au n&oelig;ud distant approprié. La commande mount est
apparue pour la première fois dans l'UNIX AT&amp;T Version 1. Reportez-vous
à la page de manuel sur la commande mount sur votre système FreeBSD,
OpenBSD ou Linux pour une analyse en profondeur de toutes les options que
l'on peut passer à la commande mount.


</para>

<para>
Bien que ce soit une commande très puissante sur un système UNIX ou
affilié, la commande mount en elle-même est très simple à utiliser. La
syntaxe de la commande mount est la suivante&nbsp;: mount -t
système_de_fichiers nom_de_périphérique point_de_montage. Cela signifie que
vous dites à la commande mount de prendre en considération le fichier de
périphérique appelé nom_de_périphérique, qui est du type de système de
fichiers système_de_fichiers spécifié par l'option -t système_de_fichiers,
et de le greffer sur le système FreeBSD/OpenBSD/NetBSD/Linux existant, dans
le répertoire appelé point_de_montage. C'est aussi simple que cela&thinsp;!


</para>

<section>

<title>Montage de fichiers sous FreeBSD</title>

<para>
Pour monter le Second système de fichiers étendu de Linux (ext2fs) sur un
système de fichiers FreeBSD, je dois construire et installer un noyau
FreeBSD personnalisé. La construction et l'installation d'un noyau
personnalisé sous FreeBSD est simple. J'ouvre une session en tant que
<quote>root</quote> et suis, pour la construction d'un noyau, les étapes
suivantes&nbsp;:


</para> <itemizedlist>

<listitem>
<para>
J'exécute ceci depuis la ligne de commandes&nbsp;: 
<screen>cd /usr/src/sys/i386/conf</screen> 

S'il n'y a pas de répertoire /usr/src/sys sur votre système, le code source
du noyau n'a pas été installé. Le moyen le plus facile de les installer est
d'exécuter /stand/sysinstall en tant que root, de choisir Configure, puis
Distributions, et enfin sys.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
2. Je crée une copie du fichier de configuration du noyau d'origine fourni
ici comme échantillon, en exécutant&nbsp;:
<screen> cp GENERIC GHOSH</screen> 
J'ai appelé ici GHOSH le noyau potentiel. N'hésitez pas à lui donner un
autre nom. 


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
3. J'ouvre le fichier texte GHOSH au moyen de l'éditeur ee ou vi. Même si
le format général du fichier de configuration est relativement simple, une
explication détaillée de toutes les options possibles du noyau dépasse le
cadre de ce guide. Reportez-vous au Manuel FreeBSD pour de plus amples
détails. Ajoutez la ligne suivante&nbsp;: 'options EXT2FS'&thinsp;; elle
fournit le support permettant l'identification de ext2fs, le système de
fichiers natif de Linux. Bricolez les autres options si vous en avez envie,
ou bien laissez-les tout simplement telles quelles.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
4. Enregistrez et quittez. Ceci fait, je tape la commande suivante pour
compiler et installer le nouveau noyau&nbsp;: 
<screen>/usr/sbin/config GHOSH</screen>

</para> </listitem>

<listitem>
<para>
5. Exécutez ensuite&nbsp;:

<screen>cd ../../compile/GHOSH</screen>

</para>
</listitem>

<listitem>
<para>
Exécutez&nbsp;: <screen>make depend</screen> suivi de
<screen>make</screen> et enfin terminez en tapant 
<screen>make install</screen>


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
7. Le nouveau noyau sera copié dans le répertoire racine sous le nom de
/kernel et l'ancien noyau sera déplacé vers /kernel.old. Redémarrez votre
ordinateur pour utiliser le nouveau noyau.


</para> </listitem>

</itemizedlist>

<para>
Ceci fait, j'essaie de monter une partition Linux au moyen de la commande
suivante&nbsp;: <screen>mount -t ext2fs /dev/ad0s3 /mnt/linux</screen> En
supposant que /dev/ad0s3 est la tranche FreeBSD représentant un système de
fichiers Linux et que /mnt/linux existe, le système de fichiers devrait être
monté sur le répertoire spécifié, qui joue le rôle de point de montage.


</para>

<para>
Pour monter des partitions MSDOS aussi bien que des systèmes de fichiers
FAT16 ou FAT32 formatés par Windows, j'exécute la commande
suivante&nbsp;: <screen>mount -t msdos /dev/ad0s1 /mnt/windows</screen>
/dev/ad0s1 est la tranche FreeBSD qui représente la partition Windows 98
(SE) sur mon ordinateur, et le répertoire /mnt/windows existe. Pour le
démonter, j'exécute tout simplement la commande suivante&nbsp;:
<screen>umount /mnt/windows</screen> Quant aux gens qui ont un système de
fichiers NTFS, ils peuvent essayer de la monter au moyen de la
commande&nbsp;: <screen>mount -t ntfs /dev/fd0 /mnt/floppy</screen> et la
démonter en tapant&nbsp;: <screen>umount /mnt/floppy</screen>
Remarque&nbsp;: le support en écriture pour les systèmes de fichiers NTFS
est très limité&thinsp;!


</para>

</section>

<section>

<title>Montage de systèmes de fichiers sous Linux</title>

<para>
Pour monter sous Linux un système de fichiers FreeBSD, c'est-à-dire UFS
(Unix FileSystem), il faut construire et installer un noyau Linux
personnalisé. La construction d'un noyau Linux est une tâche facile, et
vous pouvez vous reporter à la documentation disponible. Je ne mentionnerai
ici que les étapes principales. Pour construire un noyau Linux
personnalisé, j'ouvre une session en tant que root et exécute les étapes
suivantes&nbsp;:


<orderedlist>

<listitem>
<para>
J'exécute la commande&nbsp;: <screen>cd /usr/src/linux-2.4</screen> Si le
répertoire /usr/src/linux-2.4 n'existe pas sur votre système, c'est que le
paquetage des sources du noyau n'a pas été installé. Pour compiler le
noyau, vous devez avoir le code source du noyau, make, dev86, gcc et un
certain nombre de dépendances.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Je crée une sauvegarde (une copie) du Makefile (Fichier de construction)
d'origine en exécutant la commande&nbsp;: 
<screen>cp Makefile Makefile.bak</screen> Vous pouvez toujours vous
reporter au Makefile d'origine en y accédant en tant que Makefile.bak.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
J'ouvre le Makefile au moyen de vi ou de tout autre éditeur de texte . Vous
pouvez changer la valeur EXTRAVERSION en ce que vous voulez. Par exemple,
sur mon système, le noyau Linux initial était 2.4.18-3. Depuis lors, j'en
ai construit plusieurs autres sous les noms de 2.4.18-3ghosh, 2.4.18-3smp,
2.4.18-3_dummy, 2.4.18-3bsd, etc. Le code d'EXTRAVERSION aide donc à
distinguer les noyaux Linux lorsqu'un grand nombre en est disponible sur un
système.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
J'enregistre le Makefile et j'en sors. Puis j'exécute&nbsp;: 
<screen>make mrproper</screen> Cela nettoie les dossiers de compilation de
tout déchet issu de la compilation antérieure de noyaux Linux sur le même
système. Remarque&nbsp;: toutes les commandes (y compris celle-ci) sont à
exécuter depuis le répertoire /usr/src/linux-2.4.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Exécutez la commande&nbsp;: <screen>make menuconfig</screen> Vous pouvez
aussi utiliser xconfig si vous avez accès au système X11 ou X Window.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Une fois dans menuconfig, bricolez avec les options disponibles. Entrez
dans la section <screen><quote>File systems</quote></screen> (Systèmes de
fichiers), puis sélectionnez les options 
<screen><quote>UFS file system support (read-only)</quote></screen>
(Support du système de fichiers UFS (en lecture seule)) et 
<screen>UFS file system write support (DANGEROUS)</screen> (Support du
système de fichiers UFS en écriture (DANGEREUX)). Vous devriez donc avoir
quelque chose comme ceci&nbsp;: 
<screen>&lt;*&gt; UFS file system support (read-only)</screen> et
<screen>[*] UFS file system write support (DANGEROUS)</screen> Les options
de configuration sont, au niveau du noyau, de la forme&nbsp;:
<screen>CONFIG_UFS_FS</screen> et <screen>CONFIG_UFS_FS_WRITE</screen>
respectivement pour le support en lecture seule et en écriture. Ensuite,
entrez dans la section <quote>Partition types</quote> (Types de partition)
et sélectionnez l'option <screen>[*] BSD disklabel</screen> (Étiquette de
disque BSD) (tables de partitions FreeBSD), qui correspond au niveau du
noyau à l'option CONFIG_BSD_DISKLABEL. ceci vous permet d'accéder aux
étiquettes de disque dans les tranches FreeBSD, et de les lire.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Une fois exécutées ces trois options, j'enregistre le fichier de
configuration et je sors. Exécutez maintenant&nbsp;: 
<screen>make dep &amp;&amp; clean</screen>


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Exécutez la commande&nbsp;: 
<screen>make bzImage &amp;&amp; modules</screen> pour créer le fichier
d'image du noyau Linux zippé (compressé), ainsi que les modules
correspondants. 


</para> </listitem>

<listitem>
<para>

Exécutez la commande&nbsp;: <screen>make modules_install</screen> elle
installe les modules nouvellement créés dans les répertoires qui leur
correspondent.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Copiez le fichier bzImage dans le répertoire /boot. Si besoin est, vous
pouvez aussi créer une image du fichier du disque RAM initial, au moyen de
la commande mkinitrd.


</para> </listitem>

<listitem>
<para>
Ouvrez le fichier /boot/grub/grub.conf au moyen de l'éditeur vi et créez-y
une entrée adéquate. Enregistrez et quittez. Redémarrez pour vérifier que
le nouveau noyau fonctionne correctement.


</para> </listitem>

</orderedlist>

</para>

<para>
Après l'installation du noyau Linux personnalisé récemment construit, vous
pouvez commencer à l'utiliser pour monter des systèmes de fichiers
UFS. Utilisez la commande&nbsp;: 
<screen>mount -t ufs /dev/hda2 /mnt/bsd</screen> en supposant que /dev/hda2
est la tranche FreeBSD et que /mnt/bsd existe. Démontez-la au moyen de la
commande&nbsp;: 
<screen>umount /mnt/bsd</screen>


</para>

<para>
Pour monter des systèmes de fichiers FAT32 de Windows 95/98/ME sous Linux,
utilisez la commande <screen>mount -t vfat /dev/hda1 /mnt/windows</screen>
Le répertoire /mnt/windows doit exister sur le système.


</para>

<para>
Démontez-le en exécutant la commande&nbsp;:

<screen>umount /mnt/windows</screen>

</para>

<para>
Quant aux lecteurs qui utilisent le système de fichiers NTFS, j'ai de
mauvaises nouvelles&thinsp;! Ils doivent inclure le support du système de
fichiers NTFS dans le fichier de configuration et construire un nouveau
noyau Linux personnalisé. Attention&nbsp;: le support en écriture sur
NTFS est DANGEREUX et limité&thinsp;!


</para>

</section>

</chapter>

<chapter>

<title>Résolution des problèmes</title>

<para>
Bien que les systèmes d'exploitation FreeBSD, OpenBSD et GNU/Linux soient
de très beaux morceaux de logiciel, lors de la création d'un système à
démarrage double ou multiple qui les rassemble tous (ou différentes
combinaisons), l'un d'eux peut rencontrer des problèmes, du problème facile
à détecter et à résoudre aux problèmes tout à fait bizarres. La résolution
de problèmes, comme tout vétéran d'UNIX sait (et apprécie), n'est pas un
art exact. Dans ce chapitre, j'ai fait une liste de quelques-uns des
problèmes que j'ai rencontrés (et que je continue de rencontrer) lors de la
configuration de systèmes à démarrage double ou multiple avec différentes
sortes de systèmes d'exploitation et de matériel.


</para>

<para>
Remarque&nbsp;: selon le matériel particulier et les distributions ou
versions utilisées, vous pouvez avoir affaire à des versions sensiblement
différentes des problèmes recensés par la liste ci-dessous. Si cependant
vous rencontrez un nouveau problème, ou que vous pouvez contribuer à ce
guide en proposant une meilleure solution à l'un des problèmes listés ici,
touchez-m'en un mot en anglais à l'adresse suivante&nbsp;:
<email>&auteur;</email>.


</para>

<para>
L'expérience que j'ai en matière de démarrage multiple m'a permis de voir
quelques types étranges d'échec et un comportement souvent erratique, mais
le plus souvent dans la procédure de fdisk et de l'installation de
Linux. J'en ai souvent pris note pour dresser un diagnostic et résoudre le
problème ultérieurement. Je peux en conclure que parmi plusieurs
distributions Linux (à savoir Red Hat, Slackware, SuSE et Mandrake), les
distributions de FreeBSD et OpenBSD, les fdisk, disklabel et tout le reste
de la procédure d'installation de FreeBSD (/stand/sysinstall) sont les
meilleurs de tous, sans erreurs ni plantages abrupts. Je pensais à
l'origine qu'il devait y avoir une méthode exacte à suivre pour installer
tous ces systèmes d'exploitation, ou un ordre exact à suivre, mais les
années passant, j'ai appris la vérité. En supposant un bon support du
matériel, des CD-ROM d'installation en bon état, le comportement erratique
des programmes d'installation est dû à des données non effacées provenant
d'installations précédentes. Avant de vous mettre à créer un système à
démarrage multiple, commencez l'installation sur un disque dur fraîchement
installé. Lisez attentivement pour suivre les détails de la
procédure. Parmi les questions fréquentes des lecteurs figurent&nbsp;:


</para>

<qandaset>

<qandaentry>
<question>
<para>
J'ai créé une partition étendue avec des lecteurs de disque logique ou des
sous-partitions. Lors de l'installation de FreeBSD, il a complètement
ignoré les partitions internes à cette partition. Est-ce normal&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Oui, c'est normal. Le logiciel du système d'exploitation FreeBSD ne peut
détecter que les partitions primaires des disques durs, qu'il appelle
<quote>tranches</quote> (<quote>slices</quote>). Une partition étendue,
bien qu'elle doit représentée dans FreeBSD fdisk, ne représentera pas les
partitions constitutives de la partition primaire.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
J'ai installé avec succès les systèmes d'exploitation FreeBSD et
OpenBSD. Lorsque j'ai essayé d'installer Red Hat Linux, Linux fdisk a
affiché un message d'erreur&nbsp;: <quote>too many partitions</quote>
(Trop de partitions). Qu'est-ce que cela signifie&thinsp;? Que puis-je
faire&thinsp;? OU BIEN&nbsp;: J'ai effacé de mon ordinateur des
installations antérieures des systèmes d'exploitation FreeBSD, OpenBSD
et/ou NetBSD. Lorsque j'ai essayé d'installer Red Hat Linux, Linux fdisk a
affiché un message d'erreur&nbsp;: <quote>too many partitions</quote>
(Trop de partitions). Que dois-je faire&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Comme vous pouvez le constater, ce message d'erreur posé par l'outil fdisk
de Red Hat Linux peut avoir lieu pour un grand nombre de raisons. J'ai
rencontré ces deux-ci lors d'installations de démarrage multiple sur des
PC. Lorsque ce message est affiché, Linux fdisk ne peut rien changer au
disque. En ce qui me concerne, j'ai la forte impression que ce message,
<quote>too many partitions (16, maximum is 8)</quote> (Trop de partitions
(16, au lieu de 8 au maximum)) apparaît en général lorsque l'on a des
données provenant d'installations antérieures de FreeBSD et/ou OpenBSD
et/ou NetBSD et qu'elles n'ont pas été effacées. Cela arrive généralement
lorsque ces partitions ont été effacées, mais que la table maîtresse des
partitions (MPT, Master Partition Table) contenue dans le MBR (Secteur
primaire d'amorçage) n'a pas été réécrite. Puisque ce problème ne semble
pas arriver sur des disques durs propres, j'en conclus que cela n'apparaît
que si vous avez d'anciennes données de BSD disklabel sur votre disque dur.


</para>

<para>
Une fois que cette erreur a été repérée, il n'y a pas grand chose à
faire&nbsp;: quoi que vous fassiez, quoi que vous tapiez, rien n'est
écrit sur le disque. S'il s'avère que vous fassiez une installation sur un
disque neuf et que vous recevez cette erreur, exécutez la commande
<quote>fdisk /mbr</quote> depuis l'invite de MS-DOS, et essayez une
nouvelle fois d'installer Red Hat Linux. S'il s'avère que vous ayez déjà
FreeBSD/OpenBSD/NetBSD qui soit installé sur votre système, alors (désolé
mon ami&thinsp;!) effacez toutes les installations précédentes, nettoyez le
disque au moyen de l'utilitaire <quote>dd</quote>, ou de ce que vous avez à
disposition, quoi que ce soit&thinsp;; et recommencez l'installation de
tout à partir de zéro.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
J'étais en train de réaliser une nouvelle installation de Red Hat Linux sur
mon PC, qui auparavant avait eu plusieurs installations de FreeBSD et/ou
OpenBSD et/ou NetBSD. J'ai reçu de Red Hat Linux fdisk un message
d'erreur&nbsp;: <quote>too many partitions</quote> (Trop de
partitions). Ne puis-je pas réaliser un installation complète de Red Hat
Linux sur mon disque dur pour retirer les données de BSD disklabel de mon
disque dur&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Non, ce n'est pas possible. Une fois que cette erreur a eu lieu, même
l'option 'o' de fdisk, qui normalement nettoie toutes les informations
relatives aux partitions, ne fonctionnerait pas. Même si vous arriviez à
réaliser une installation complète de Linux, et uniquement sur le
<quote>disque tout entier</quote>, au moyen de l'outil de partitionnement
de disque Disk Druid, ceci n'effacerait pas les informations relatives aux
étiquettes disque de l'ancien BSD, qui existent toujours. Tôt ou tard, vous
rencontreriez des problèmes.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
J'ai effacé toutes les partitions existantes qui contenaient des données
sur mon PC. Mais je veux en être sûr et nettoyer mon disque avec quelques
utilitaire <quote>professionnel</quote> de nettoyage de disque. Lequel
utiliser&thinsp;? Comment les utiliser&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Des gestionnaires de partitions et des logiciels de sécurité créés par des
tiers et spécifiquement conçus pour effacer des disques peuvent être
utilisés à cette fin.  Personnellement, je n'ai jamais expérimenté d'outils
de nettoyage de disques durs créés par des tiers parce que je préfère
utiliser l'utilitaire dd, qui est fondé sur UNIX.


</para>

<para>
En effet, l'outil dd d'UNIX peut aussi être utilisé pour nettoyer le
disque.  Il écrit des zéros sur la surface du disque qui est accessible
depuis les CD d'installation de FreeBSD, OpenBSD et Linux. On y accède
facilement depuis le CD d'installation d'OpenBSD, en choisissant l'option
du shell plutôt que d'installer OpenBSD ou d'utiliser [Ctrl+C] pour sortir
à tout moment de l'installation d'OpenBSD. La commande OpenBSD pour
nettoyer le premier disque dur IDE est <quote># dd if=/dev/zero
of=/dev/wd0c</quote>. Le Rescue Mode (Mode sauvetage) du CD d'installation
de Red Hat Linux est une invite pour utilisateur unique. Vous n'avez pas
besoin de monter le système de fichiers car vous allez l'effacer, et non le
sauver (<quote>rescue</quote>). Une fois que vous avez l'invite
<quote>#</quote>, <quote>dd if=/dev/zero of=/dev/hda</quote> nettoiera le
premier disque. L'option <quote>Fixit</quote> (Corriger) de FreeBSD,
accessible depuis le menu principal d'installation, donne accès à une
invite pour utilisateur unique&thinsp;; on a alors besoin du deuxième des
quatre CD d'installation. La commande <quote>dd if=/dev/zero
of=/dev/ad0</quote> sert à nettoyer le premier disque. Cela fait, vous
pouvez vous reposer, l'âme en paix&nbsp;: votre disque dur est nettoyé.


</para>
</answer>
</qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
J'ai nettoyé mon disque dur au moyen de l'utilitaire UNIX dd. Ensuite, j'ai
réalisé une nouvelle installation de Red Hat Linux sur mon PC, suivie d'une
installation de FreeBSD. J'ai installé le gestionnaire de démarrage de
FreeBSD dans le MBR. Et maintenant mon ordinateur ne démarre plus&thinsp;!
Que s'est-il passé&thinsp;? Où me suis-je trompé&thinsp;? OU BIEN&nbsp;:
J'ai nettoyé mon disque dur au moyen de l'utilitaire UNIX dd. Ensuite, j'ai
réalisé une nouvelle installation de Red Hat Linux sur mon PC, suivie d'une
installation d'OpenBSD. J'ai installé le gestionnaire de démarrage
d'OpenBSD dans le MBR. Et maintenant mon ordinateur ne démarre
plus&thinsp;! Que s'est-il passé&thinsp;? Où me suis-je trompé&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Il n'y a rien de faux ici. Mais vous avez fait au début une erreur qui,
quoique minime, est fatale. N'oubliez jamais que lorsque vous écrivez des
zéros sur la surface d'un disque dur au moyen de l'utilitaire UNIX dd, ceci
inclut la zone du MBR. La zone du MBR a l'adresse (0,0,1)&nbsp;:
l'adresse de cylindre 0, l'adresse de tête 0 et l'adresse de secteur 1,
c'est-à-dire, en d'autres termes, les 512 premiers octets du disque dur,
qui contiennent le code de la table maîtresse des partitions (MPT) et du
chargeur de programme initial (Initial Program Load (IPL)). Lorsque cette
zone est remplie de zéros, les différents systèmes d'exploitation
réagissent et se comportent de différentes manières.  Ils réagissent
bizarrement, parce qu'ils s'attendent à voir le code IPL standard, et au
lieu de cela, n'en trouvent aucun.


</para>

<para>
Par exemple, Red Hat Linux fdisk considère la table des partitions remplie
de zéros comme invalide et peut en recréer une vide. Le seul code IPL qu'il
installera est LILO ou GRUB, mais pas un code IPL standard. OpenBSD montre
simplement une table de partitions vide et rencontre beaucoup de problèmes
pour démarrer depuis de tels disques. Le seul système d'exploitation qui
semble démarrer impeccablement et sans erreurs depuis un disque rempli de
zéros, c'est FreeBSD. Cependant, j'ai vécu une situation dans laquelle,
pour des raisons obscures, FreeBSD se retrouva bloqué au démarrage, et
refusait tout simplement de démarrer.


</para>

<para>
Pour éviter tous ces ennuis, démarrez tout simplement depuis une disquette
de démarrage de Windows 9x ou DOS v6 contenant FDISK.EXE. Une fois que le
système a démarré jusqu'à une invite MS-DOS, entrez la commande
suivante&nbsp;: <quote>A:\>fdisk /mbr</quote>. Elle réinitialise le MBR
en le remettant à son état initial, réécrit la MPT, et crée un IPL
standard. Continuez en installant normalement les systèmes d'exploitation.


</para>
</answer>
</qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
J'ai installé Red Hat Linux sur mon PC, mais lors de l'installation de LILO
sur le MBR, j'ai reçu un message d'erreur disant que le programme
d'installation ne pouvait pas écrire ces informations sur le MBR. Que
s'est-il passé&thinsp;?


</para> </question> <answer> <para> Ou bien vous vous avez verrouillé le
MBR du disque dur de votre ordinateur, ou bien un logiciel antivirus est
activé et vous empêche d'écrire sur le MBR. Il faut que vous accédiez au
BIOS de votre système et que vous vérifiez que le MBR n'est pas protégé en
écriture. Selon votre système, vous pouvez avoir déjà un autre chargeur de
démarrage, qui entre en conflit avec LILO. Essayez d'exécuter la commande
<quote>fdisk /mbr</quote> depuis l'invite de commandes du MS-DOS, puis
d'installer LILO.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
Récemment, j'étais en train d'installer OpenBSD sur mon PC. Après avoir
créé les partitions dans OpenBSD fdisk, lorsque j'ai enregistré les
changements et quitté fdisk au moyen de l'option <quote>quit</quote>, il
m'a affiché quelque avertissement du genre&nbsp;: <quote>wd0: no disk
label</quote> (wd0&nbsp;: Pas d'étiquette disque) en blanc brillant sur
fond bleu. Qu'est-ce que cela signifie&thinsp;? Ai-je fait quelque chose
d'incorrect&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Pas du tout. Vous n'avez rien fait d'incorrect. Quand vous quittez OpenBSD
fdisk (en enregistrant les changements au moyen de l'option
<quote>quit</quote>), et que la tranche OpenBSD n'est pas sur le même
offset qu'un système OpenBSD précédemment installé, fdisk affiche le
message <quote>wd0: no disk label</quote>. Bien que cela ressemble à un
message d'avertissement ou à une erreur apparente, il s'agit bien plutôt
d'un message important affiché par la procédure d'installation d'OpenBSD,
qui vous garantit que quoique les données et les partitions spécifiques à
OpenBSD eussent été crées, le disklabel d'OpenBSD doit encore être
configuré. Le disklabel définit la couche des systèmes de fichiers
d'OpenBSD sur les partitions OpenBSD du disque dur.


</para>

<para>
Dans des systèmes à démarrage double ou multiple, ce message est presque le
pré-requis d'une installation correcte d'OpenBSD. S'il s'avère qu'après
avoir effectué des changements dans OpenBSD fdisk, vous n'avez pas reçu ce
message, cela signifie que le disklabel d'OpenBSD lit et utilise les
informations d'une installation précédente. C'est une situation dangereuse,
parce que si disklabel utilise des données de disklabel obsolètes et que
des informations relatives à des partitions ont changé depuis leur création
initiale, le comportement de disklabel devient erratique et vous pouvez
rencontrer d'étranges problèmes. Afin d'éviter cela, nettoyez bien le
disque avant de procéder à une installation propre d'OpenBSD.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
J'ai sur mon PC les systèmes d'exploitation FreeBSD 4.8-RELEASE et OpenBSD
3.2-RELEASE. J'ai essayé d'installer Red Hat Linux sur l'espace disponible
sur le disque dur, mais à chaque fois que j'ai essayé d'utiliser l'outil de
partitionnement fdisk ou Disk Druid, il a affiché d'étranges messages
d'erreur. Que puis-je faire pour installer Red Hat Linux sur mon
système&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Pour répondre à cette question en toute honnêteté, personne ne sait
pourquoi&thinsp;! En plusieurs années d'installations de démarrages doubles
et multiples, j'ai remarqué que le fdisk et Disk Druid de Red Hat Linux
affichent le plus de messages d'erreur lorsque le système d'exploitation
OpenBSD se trouve dans le voisinage. Le traitement de la table des
partitions par OpenBSD fdisk est différent de celui qui a lieu sous FreeBSD
et Linux, et n'est pas conforme aux standards. Ce peut être l'une des
explications possibles.


</para>

<para>
Décrivons par exemple une situation réelle. Cela est arrivé il y a quelques
semaines (à l'heure où j'écris ce guide). J'ai installé OpenBSD 3.2, suivi
de FreeBSD 4.8 sur un PC de test. J'ai ensuite essayé d'installer Red Hat
Linux 8.0 (édition Psyche) sur l'espace disque restant. Remarques&nbsp;:
tout mon matériel est en très bon état&thinsp;; j'ai vérifié toutes les
exigences de compatibilité&thinsp;; j'ai nettoyé mon disque avant de
démarrer les installations au moyen de l'utilitaire UNIX dd&thinsp;; la
mémoire (RAM physique) disponible sur mon système est correcte et les
CD-ROM d'installation de Red Hat Linux sont en bon état. Cependant, à
chaque fois que j'ai essayé d'installer Red Hat sur mon système, en
utilisant à chaque fois différentes options en ligne de commande au
démarrage, Linux fdisk commençait avec plusieurs boîtes de dialogue.  La
première disait <quote>Invalid partition on /tmp/hda</quote> (Partition
invalide sur /tmp/hda). Lorsque j'ai choisi d'ignorer l'erreur, une
nouvelle boîte de dialogue s'ouvrit&nbsp;: <quote>Unable to align
partition properly. This probably means that another partitioning tool
generated an incorrect partition table, because it didn't have the correct
BIOS geometry. It is safe to ignore, but ignoring may cause (fixable)
problems with some boot loaders</quote> (Impossible d'aligner correctement
les partitions. Ceci signifie probablement qu'un autre outil de
partitionnement a généré une table des partitions incorrecte, parce qu'elle
n'a pas la géométrie correcte du BIOS. On peut ignorer ce problème en toute
sécurité, mais si vous l'ignorez, il peut y avoir des problèmes
(solubles) avec certains chargeurs de démarrage). fdisk afficha ensuite
le message d'erreur <quote>too many partitions</quote> (Trop de
partitions). Des erreurs, encore des erreurs, toujours des erreurs, voilà
ce que j'obtenais&thinsp;! Aussi ai-je décidé de tenter ma chance avec Red
Hat Disk Druid.


</para>

<para>
Disk Druid de Red Hat afficha un message <quote>Invalid partition on
/tmp/hda</quote> (Partition invalide sur /tmp/hda)&thinsp;; si on l'ignore,
il montre la partition OpenBSD comme inutilisée et la partition /dev/hda
comme BSD/386. J'ai forcé la procédure de partitionnement automatique
(<quote>auto partitioning</quote>) mais elle a planté misérablement après
avoir passé quelque temps sur une exception non traitée (<quote>unhandled
exception</quote>). Je n'ai pas sauvegardé le rapport de plantage sur
disquette car je n'avais pas l'intention d'envoyer un rapport d'erreur.


</para>

<para>
C'est arrivé avec Red Hat Linux 8.0 (Psyche). J'ai été confronté aux mêmes
problèmes avec les distributions Red Hat Linux 7.3 et 7.1. Cependant,
lorsque j'ai essayé d'installer Red Hat Linux 7.0, elle s'est installée
sans douleur, sans pleurs ni grincements de dents. Y a-t-il quelqu'un
(particulièrement de chez Red Hat Inc.) qui puisse expliquer ce que Red Hat
Linux 7.0 a de spécial que les autres n'ont pas&thinsp;? Je suis toujours
en train de chercher à résoudre ce problème&thinsp;!


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
Sur mon PC sont installés les systèmes d'exploitation FreeBSD et
OpenBSD. Je voudrais installer une autre distribution Linux que Red
Hat&thinsp;; à la lecture du problème rapporté, je me demande laquelle vous
me suggérez.


</para> </question>

<answer>
<para>
Si vous avez bien lu et compris le problème rapporté ci-dessus, savoir
quelle distribution Linux essayer d'installer sur votre système n'a pas de
sens du tout. J'ai rencontré des problèmes similaires en essayant
d'installer Mandrake 9.0 aussi bien que SuSE 7.0 sur mon ordinateur de
test. Mandrake Linux a géré la création des partitions, leur formatage,
mais lui aussi a misérablement planté lors de l'installation des
paquetages. SuSE 7.0 a planté au tout début&thinsp;! Dans un futur proche,
j'aimerais tester l'intégrité des Red Hat Linux 9 sur de tels systèmes.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
Lors de l'installation de FreeBSD 4.X-RELEASE sur mon ordinateur, FreeBSD
fdisk (ou disklabel) a utilisé un nom de partition 'X' au lieu du schéma
d'étiquetage /dev/ad[0-3]s[1-4]n. Que s'est-il passé&thinsp;? Que
représente ce 'X'&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Le système d'exploitation FreeBSD autorise sept partitions par tranche (c:
est réservé pour l'espace du disque dur tout entier). FreeBSD fdisk utilise
une partition 'X' au lieu d'un nom de partition valide tel que
<quote>/dev/ad0s1a</quote> si vous en avez trop créé sur votre
ordinateur. Si vous avez une partition étiquetée 'X', vous devez l'effacez
immédiatement avant de poursuivre. Si vous ne l'effacez pas, disklabel de
FreeBSD vous laissera procéder à l'installation tout entière, et quand vous
en aurez enfin fini avec l'installation complète, lorsque votre système
démarrera, vous rencontrerez une erreur et serez projeté dans un mode à
utilisateur unique pour la maintenance. En d'autres termes, si vous
n'effacez pas une partition étiquetée 'X', FreeBSD n'achèvera pas la
séquence de démarrage. Au lieu de cela, il affiche des messages d'erreur et
passe en mode à utilisateur unique.


</para> </answer> </qandaentry>

<qandaentry>
<question>
<para>
J'ai installé OpenBSD sur mon système, sur lequel tourne également
Windows. Après le redémarrage, lorsque j'appuie sur F2 à l'écran qui
affiche <quote>BSD</quote>, OpenBSD ne démarre pas. J'ai reçu un message
d'erreur <quote>Bad Magic</quote> (Mauvaise magie / mauvais nombre
magique). Qu'est-ce que cela signifie&thinsp;? Que puis-je faire&thinsp;?


</para> </question>

<answer>
<para>
Cela signifie que l'installation d'OpenBSD sur le disque dur de votre PC a
été réussie, mais a exécuté une erreur fatale à ce moment-là. Les fichiers
de démarrage requis pour le démarrage d'OpenBSD dépassent du 1024è cylindre
de votre disque dur. Si c'est le cas, vous ne pouvez pas installer OpenBSD
sur le même disque dur. L'installation peut se dérouler sans échec, mais
OpenBSD ne démarrera pas car il requiert que les fichiers de démarrage
soient contenus dans les 1024 premiers cylindres du disque dur.


</para>

<para>
Techniquement parlant, bad magic (mauvaise magie / mauvais nombre magique)
signifie la chose suivante&nbsp;: le nombre magique est un entier court
(short integer), qui identifie un fichier en tant que module de chargement
et par là active la possibilité pour le noyau d'en distinguer les
caractéristiques d'exécution. Par exemple, l'utilisation de nombres
magiques particuliers sur un PDP/70 informa le noyau (d'UNIX SVR2) que des
processus pouvaient utiliser jusqu'à 128 Ko de mémoire au lieu des 64 Ko
habituels, mais le nombre magique joue encore aujourd'hui un rôle important
dans les systèmes de pagination.  Les valeurs des nombres magiques étaient
les valeurs des instructions de saut du PDP 11&thinsp;; les versions
originales du système exécutaient les instructions, et le registre du
compteur de programme (program counter, pc) sautaient vers différents
endroits selon la taille de l'en-tête et le type de fichier exécutable en
cours d'exécution. Le système d'exploitation OpenBSD, qui est en fait un
dérivé de BSD, utilise le même style de démarrage. Lorsque les instructions
de saut manquent, ou en d'autres termes, qu'elles dépassent 1024 cylindres
du disque dur, vous recevez des valeurs boguées pour les instructions de
saut, fixant par là des valeurs boguées pour le nombre magique. C'est
pourquoi vous recevez une erreur <quote>bad magic</quote> et OpenBSD ne
démarre pas.


</para>

<para>
Essayez d'installer OpenBSD sur un autre disque dur. Mieux, essayez de
travailler avec les systèmes d'exploitation qui ne rencontrent pas de
problème d'incohérence du 1024è cylindre. Ou encore, essayez de réduire la
partition déjà existante (attention&nbsp;: vous pouvez perdre des données
inestimables&thinsp;!). Mais la meilleure solution est d'obtenir un autre
PC, d'y installer OpenBSD et de travailler&thinsp;!


</para> </answer> </qandaentry>

</qandaset>

</chapter>

<chapter>

<title>Conclusion</title>

<para>
Eh bien, tout ceci nous amène au terme de notre voyage, où nous avons créé
un système à démarrage multiple, configuré avec trois systèmes
d'exploitation modernes. En supposant que vous ayez suivi toutes les étapes
de ce guide et que tout s'est bien déroulé, permettez-moi de vous féliciter
pour votre succès. Au cas où quelque chose soit allé de travers, lisez la
documentation et les manuels relatifs au système d'exploitation. Sinon,
vous pouvez toujours vous reporter aux manuels et ressources disponibles en
ligne.


</para>

<para>
Naviguez sur ces liens&nbsp;:


</para>

<itemizedlist>

<listitem><para>

La page <ulink
url="http://www.europe.redhat.com/documentation/">Documentation</ulink>
du site de Red Hat Europe. Cette page en anglais contient des liens vers
de nombreux documents en français, dont les guides d'installation de la
distribution Linux Red Hat&thinsp;;

</para></listitem>

<listitem><para>

<ulink
url="http://web.archive.org/web/20040217020738/http://www.redhat.com/support/resources/install_upgrade/installing_linux.html">Manuels
d'installation et de mise à jour officiels du Linux Red Hat
version&nbsp;7.3 (documents en anglais et spécifiques à cette
distribution)</ulink>&thinsp;;

</para></listitem>

<listitem><para>

<ulink
url="http://web.archive.org/web/20040205142428/http://www.redhat.com/support/resources/install_upgrade/kernel.html">Ressources
sur le noyau Linux</ulink>&thinsp;;

</para></listitem>

<listitem><para>

<ulink
url="http://www.redhat.com/support/resources/faqs/rhl_general_faq/s1-bootloader.html">Questions
relatives à Linux Loader (LILO) et à d'autres chargeurs de 
démarrage</ulink>&thinsp;;

</para></listitem>

<listitem><para>

<ulink 
url="http://www.redhat.com/support/resources/faqs/rhl_general_faq/s1-hardware.html">Questions 
relatives au matériel Red Hat Linux</ulink>.

</para></listitem>

</itemizedlist>

<para>
En ce qui concerne les manuels traitant spécifiquement de <quote>démarrage
multiple</quote>, je considère les suivants comme ce qu'il y a de
mieux&nbsp;:


</para>

<itemizedlist>

<listitem><para>

<ulink
url="http://www.freebsd.org/doc/fr/articles/multi-os/">Installation et
utilisation de FreeBSD avec d'autres systèmes 
d'exploitation</ulink>&thinsp;;

</para></listitem>

<listitem><para>

<ulink
url="http://www.freebsd.org/doc/fr/articles/multi-os/x168.html">Une 
page excellente expliquant la procédure et la méthodologie du
démarrage</ulink>.

</para></listitem>

</itemizedlist>

<para>
Pour conclure, j'assume l'entière responsabilité de toute erreur ou
omission que vous pourriez trouver ici. Prière de m'adresser vos reproches
en anglais à l'adresse

<email>&auteur;</email>.

Pour ceux qui aimeraient envoyer des rapports d'erreur, assurez-vous
d'envoyer des informations suffisamment valides et complètes afin que je
puisse y travailler. Je ne peux rien faire pour vous si vous m'envoyez
des messages comme <quote>Ça a raté&thinsp;!</quote>, <quote>Ça ne
marche pas&thinsp;!</quote>, etc. Envoyez des rapports d'erreur
détaillés. Vous pourriez bien voir vos commentaires, suggestions et
corrections intégrés dans la prochaine version de ce guide. Merci à
vous&thinsp;!


</para>

</chapter>

</book>
